REVENUE DE TROIS MOIS DE SURVIE DANS LA NATURE AUSTRALIENNE, SARAH MARQUIS NOUS EXPLIQUE CE QU’ELLE A APPRIS DU DANGER

 
 
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NATURE – À l’été 2015, Sarah Marquis enfile son sac à dos de 32 kilos pour affronter pendant trois mois la nature australienne. Crocodiles “mangeurs d’hommes”, serpents mais surtout le besoin de chercher de l’eau et de la nourriture tous les jours dans une nature plutôt hostile, l’aventurière suisse, pourtant habituée aux longues marches, a dû affronter des dangers qu’elle n’avait jamais eu à affronter jusqu’ici.

De ces trois mois d’expérience, elle a écrit un livre, Instincts, aux éditions Michel Lafon. Et à l’occasion de la promotion de son livre, nous lui avons demandé ce qu’elle avait appris de ces instants où l’on se dit “c’est fini”. Et c’est avec un grand sourire qu’elle nous a répondu. Car même si elle admet qu’elle a connu des moments de désespoir, elle n’utilisera jamais le mot, répondant qu’il faut rester positif dans toute situation. Elle nous explique ce qu’elle en a tiré dans la vidéo ci-dessus.

Lire aussi :• Ce que Sarah Marquis, aventurière de 42 ans, a appris de ses 23 ans de marche dans le monde en solitaire

 

Trouvé sur huffingtonpost.fr

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LE GRAND TOURNANT

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Gregg Braden

C’est UN FAIT que nous vivons une ère d’extrêmes.

C’est UN FAIT qu’il vaut mieux nous adapter à la nouvelle « normalité » que de nous raccrocher à l’idée d’un monde qui n’existe plus.

C’est UN FAIT que les solutions à nos plus graves problèmes existent déjà et qu’il suffirait d’adopter le mode de pensée qui leur donnerait une place dans nos vies.

C’est UN FAIT que la nature nous procure des tournants permettant de transformer notre lutte contre les extrêmes en des choix de résilience favorisant la vie.

Nous solutionnons nos problèmes selon notre vision du monde et de nous-mêmes. Qu’il s’agisse du pic énergétique, de la crise de la dette, des économies défaillantes ou des bouleversements climatiques, la vie nous indique quotidiennement dans quels secteurs la pensée d’hier est désuète. Elle nous montre aussi que les grands changements mondiaux suscitent des changements importants dans nos vies. Un monde nouveau, sain et durable est en émergence, que nous pourrons accepter à la condition de bien vouloir :

• Reconnaître honnêtement la réalité de ce que nous affrontons.
• Admettre les nouvelles découvertes révélant le rôle de la coopération entre la nature et les sociétés humaines.
• Créer de la résilience dans nos vies, dans nos familles et dans nos communautés, selon cinq principes durables qui ont fait leurs preuves.
Au moyen de données scientifiques faciles à saisir et confirmées par la sagesse traditionnelle, Le Grand Tournant identifie les extrêmes qui modifient le monde et notre existence, et nous indique les stratégies à adopter pour tirer profit de cette transformation.

Géologue et auteur à succès au palmarès du New York Times, GREGG BRADEN est reconnu internationalement comme un pionnier établissant des liens entre la science contemporaine et le savoir indigène afin de trouver des solutions aux problèmes de notre temps. Après une brillante carrière dans l’industrie de la défense et dans celle de l’énergie, il est devenu le premier directeur des opérations techniques chez Cisco Systems en 1991. Depuis trois décennies, Gregg Braden visite en explorateur des petits villages de montagne et des monastères lointains, tout en étudiant des textes oubliés afin d’en combiner la sagesse avec la meilleure science de notre époque. Par ses livres et ses conférences, il transmet les connaissances ainsi acquises…

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Disponible en librairies et amazon.fr

Trouvé dans La Presse Galactique

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H J LIM : UNE MUSIQUE QUI DIFFUSE LA LUMIERE

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Portée sur les ailes de la musique par une mystérieuse bonne étoile, HJ Lim est une pianiste virtuose de renommée internationale. « Entendre, sentir, respirer par les notes le souffle divin », tel est son désir de toujours.

 

Vous aviez dès l’enfance l’intuition de votre destin. Comment l’expliquez-vous ?

H.J. Lim : J’ai toujours eu la conviction que quelles que soient les circonstances, tout finirait par aller bien ; que tout était possible à un esprit positif et déterminé. L’amour de ma mère m’a sûrement portée, ainsi que le rêve prémonitoire qui l’a traversée à ma conception, prédisant un grand avenir à l’enfant, partout dans le monde. En Corée, on accorde beaucoup d’importance à ces rêves prémonitoires. Peu importe leur véracité : en m’en parlant, ma mère m’a transmis une force. Quand j’ai émis le souhait, à douze ans, de partir étudier la musique en France, mes parents ont consulté un oracle. Il leur a confirmé que si je restais en Corée, mon destin ne fleurirait pas comme il le devrait. Cela a convaincu mon père de me laisser partir. Comme beaucoup de Coréens, il a foi dans l’invisible. La spiritualité donne une dimension supplémentaire à la vie. Il ne s’agit pas de croire, mais d’ouvrir son cœur à une possibilité, de la laisser venir.

Vos premières années en France ont été difficiles…

H.J. Lim : Au début, j’étais la paria. La seule langue qui me comprenait et que je comprenais était la musique. Elle m’est devenue vitale. Elle seule exprimait tout ce que je ne pouvais dire. Quand je me suis retrouvée seule avec mon piano dans un garage de banlieue infesté de rats, elle était la seule chose belle et fiable à laquelle je pouvais me raccrocher. Ces difficultés ont renforcé mon sentiment d’absolu envers la musique. Pour moi, la musique n’est pas décorative. Beethoven n’a pas écrit les neuf symphonies pour nous distraire dans un ascenseur !

La musique est un langage puissant qui parle directement à notre inconscient. J’ai toujours été surprise de constater que certains interprètes, par confort, simplifiaient certains gestes techniques et ralentissaient la vitesse de la musique, au risque de la rendre mielleuse et nunuche. Il faut parfois du courage, de la virilité et de la passion pour respecter l’intention du compositeur. Au lieu de se dépasser pour se mettre à la hauteur de la musique, il l’adapte à leurs propres limites. Personnellement, j’ai toujours préféré travailler dix heures par jour et avoir les doigts en sang que de trahir l’idéal qui m’habitait. J’ai été tellement frustrée de ne pas y arriver quand j’étais adolescente que maintenant, lorsque je joue en concert, je déborde de gratitude ! J’espère que le public le ressent. Rien n’est jamais acquis. A chaque fois, c’est un miracle. Pour comprendre la musique, pas besoin d’avoir fait de longues études ; il suffit d’ouvrir son cœur, de faire le silence en soi et de se mettre dans un état de réceptivité.

Que vous a-t-elle appris ?

H.J. Lim : La musique est vivante, elle vient de la nature, du son du vent, des oiseaux… C’est une vibration. La qualité des sons que nous produisons dépend de notre état intérieur. Impossible par exemple de comprendre l’œuvre du compositeur Scriabine si on occulte son côté mystique. Pour lui, la musique était une incantation, un moyen de contacter notre force créatrice.

La musique est vivante, elle vient de la nature.

Mon intention a toujours été de me mettre au service du piano et du compositeur, pas de briller à travers eux. Ma mère me disait toujours : aussi belle que soit la plus belle des concubines, la beauté physique est éphémère. Seule l’âme est éternelle ; c’est elle que nous devons enrichir !

Je ne crois pas qu’il y ait de vérité absolue sur la façon dont une œuvre doit être interprétée. Un même arbre peut être peint de cent façons. Le compositeur lui-même était un être vivant, dont le cœur battait tantôt vite, tantôt lentement. Quand l’envie et la volonté sont authentiques et qu’on s’investit entièrement par son travail, ses recherches, son instinct, la justesse de l’interprétation n’a plus d’importance. C’est en dépassant nos propres limites que nous atteignons cet état de non-jugement, de silence intérieur où niche notre essence. Dans cet état, tout est un. Ce n’est plus seulement moi au service du compositeur, mais l’harmonie entre nos deux essences.

Vous dites que la musique est une voie vers la liberté. En quel sens ?

H.J. Lim : Imaginons que je choisisse de travailler une sonate de Haydn. Pourquoi fais-je ce choix ? Pour plaire au public ou à un jury, pour gagner de l’argent ou un concours ? Ou parce que je ressens un appel, une envie sincère de la rendre vivante et que je suis prête à tout sacrifier pour m’y consacrer ? Dans le premier cas, je suis esclave de la volonté des autres, je ne suis plus maître de moi-même. Et, à mon avis, en tant qu’artiste, je trahis la musique. Mais si je parviens, à force de travail et d’abnégation, à ne plus être sensible aux avis extérieurs, qu’ils soient élogieux ou critiques, j’atteins ma liberté intérieure.

Que vous a apporté votre rencontre avec le bouddhisme ?

H.J. Lim : Ma première retraite, en Allemagne, a nourri ma soif d’absolu. J’étais à une période de mon adolescence où je nourrissais pas mal d’idéaux. Je m’interrogeais sur la religion, la politique, etc. Cette expérience m’a ouverte à l’essence. Qui sommes-nous ? Que faisons-nous ? Pourquoi le faisons-nous ? Pourquoi accordons-nous tellement d’importance aux apparences ? Pourquoi devais-je tous les jours justifier de mon existence, sous prétexte que je venais d’une autre partie du monde ? Cette période a été précieuse, parce qu’elle a forgé ma vision du monde. Le premier Vénérable que j’ai rencontré était dans l’ascèse, la désincarnation. Le deuxième, Vénérable Seongdam Sunim, est dans l’émerveillement, la joie, l’ici et maintenant. Cet état de joie intérieure n’est pas à chercher, mais à révéler. Tout est déjà là. Chaque matin, je me dis : qu’est-ce que je fais aujourd’hui pour m’aimer ? Cela me met immédiatement en joie.

La musique est mon médium, mais on peut aussi toucher cet état en méditant.

La musique est mon médium, mais on peut aussi toucher cet état en méditant, en faisant une balade en forêt ou en observant les nuages. Pas besoin d’attendre d’être millionnaire ! Comme un sport, il faut juste pratiquer. Ensuite, l’état intérieur influe sur l’extérieur.

Votre rencontre avec le Maestro Rabinovitch-Barakovsky en est un témoignage…

H.J. Lim : J’étais à Bruxelles, j’attendais le métro. Mon regard s’est posé sur un homme vêtu d’un long manteau noir. On aurait dit un clochard. Il portait un chapeau, alors qu’on était en été. Son sac était constellé de taches d’encre. Il avait les yeux fermés et semblait réciter quelque chose. Malgré son apparence, j’ai perçu une lumière émaner de lui. J’ai d’abord pensé que c’était un yogi. En Corée, nous avons l’habitude que de grands sages et de grands ermites descendent en société de manière complètement incognito. En observant cet homme, j’ai fini par le reconnaître. C’était le maestro Rabinovitch. Je suis fan de son travail depuis l’âge de quatorze ans. Sa patte est tout de suite reconnaissable, tant comme pianiste, que comme compositeur et chef d’orchestre.

A une époque où la musique est stérilisée, normalisée, il a l’extrême courage d’être lui. Moi qui m’imaginais qu’il vivait comme une rock star et se balader en jet privé, j’ai trouvé extraordinaire de le découvrir ainsi. J’ai osé l’aborder et lui demander si je pouvais lui envoyer un CD. Il a accepté. Je lui ai fait parvenir la sonate de Liszt que j’avais enregistrée à quinze ans, ainsi que les vingt-quatre préludes de Chopin. En retour, il m’a envoyé un disque regroupant ses œuvres en tant que compositeur. J’y ai découvert une symphonie inspirée des Bardo, les états de conscience décrits par le livre tibétain des morts – un ouvrage qui m’avait beaucoup aidé durant ma période de vie dans le garage. Rabinovitch-Barakovsky marie la psychologie occidentale et la philosophie orientale. Il est pour moi tout en haut de l’échelle de la musique classique.

Il vous a aidé à passer une étape importante dans votre parcours…

H.J. Lim : Après le Conservatoire, j’ai remporté le concours de la Chapelle. Dans ce lieu prestigieux, les lauréats reçoivent une bourse, un appartement avec un piano, une cuisinière, un chauffeur, une femme de chambre. On vit dans un château, au sein d’une nature éblouissante. Je sortais de ma période au garage. Pour la première fois, je pouvais me reposer sur l’extérieur, je n’avais plus à me battre. Même le titre de séjour était distribué avec la plus grande élégance ! Deux mois après mon admission, j’ai invité le Maestro Rabinovitch-Barakovsky à mon premier récital. Je ne l’avais pas revu depuis notre rencontre dans le métro, mais à l’écoute de mes enregistrements, il avait accepté de correspondre avec moi et m’avait encouragée à conserver ma personnalité.

Je veux diffuser de la lumière.

Mais après mon récital, il m’a dit : « Votre musique a engraissé. Que faites-vous là, à recevoir des leçons de piano ? Apprendre à celui qui sait, c’est lui faire du tort. Vous n’êtes plus une écolière ; vous êtes déjà une artiste, indépendante. Vous devez trouver par vous-même, maintenant. Vous ne pouvez pas rester ici. » Nous étions en plein hiver. J’aurais préféré avoir davantage le temps de profiter du confort de la Chapelle, mais pour quelqu’un d’aussi en quête d’absolu que moi, c’était un verdict d’une extrême dureté. J’ai suivi le conseil du Maestro et je suis partie.

Consacrer un livre à votre histoire, c’était aussi un appel ?

H.J. Lim : Quand j’étais adolescente, je me disais qu’écrire son autobiographie était extrêmement prétentieux. Surtout si l’on avait moins de trente ans ! Lorsque j’ai reçu cette proposition de livre, il n’était au départ question que de parler de musique. Puis mon éditeur m’a dit qu’il était nécessaire d’aborder mon parcours. Du coup, j’ai demandé au Vénérable son avis. Il m’a demandé : « Pourquoi vivez-vous ? Que voulez-vous faire avec la musique ? » Je lui ai répondu : « Je veux diffuser de la lumière. » C’est la réponse que j’avais faite à sept ans, lorsqu’on m’avait demandé ce que je voulais faire plus tard. J’ai toujours souhaité diffuser de la lumière par ma musique. Et je veux populariser la musique classique. Pour moi, elle constitue le niveau le plus élevé de l’harmonie entre les sons. Ce n’est pas 1% de la population qui devrait en écouter, mais 50% ! Si vous mettez à fond la caisse le quatrième mouvement de la Symphonie du destin de Beethoven, interprété par John Eliot Gardiner et son orchestre romantique et révolutionnaire, vous allez kiffer ; c’est l’extase totale ! « Si votre histoire peut susciter l’intérêt des gens pour la musique classique et transmettre un message lumineux, il faut le faire, a dit le Vénérable. Dans cette perspective, ce n’est pas un acte présomptueux ; plutôt un don de soi. Garder votre histoire pour vous sous prétexte que vous ne souhaitez pas qu’on vous pense prétentieuse, voilà au contraire qui serait égoïste et narcissique. »

LE LIVRE À LIRE
Albin Michel

Le son du silence

H. J. Lim
Albin Michel

Trouvé sur INREES

« Entendre, sentir, respirer par les notes le souffle divin. Tel est mon désir de toujours. »
Comment une petite Coréenne, née dans une famille marquée par les séquelles de deux guerres, est-elle devenue une pianiste virtuose exceptionnelle qui se produit aujourd’hui dans le monde entier ?
La vie d’H.J. Lim est pourtant loin d’être un conte de fées. À douze ans, elle réussit à convaincre ses parents de l’envoyer en France pour y poursuivre ses études de piano : une folle décision. Ne parlant pas un seul mot de français, elle subit humiliations et jalousies, puis les épreuves se multiplient pour l’étudiante immigrée vivant seule avec son piano dans un garage de la banlieue parisienne…. Pourtant, portée sur les ailes de la musique par une mystérieuse bonne étoile, elle ne cédera jamais au désespoir.
Inspirée par des maîtres qui l’ont guidée dans sa quête musicale et spirituelle, l’enfant prodige a su se forger une personnalité hors norme, sage et sauvage à la fois. H.J.Lim donne tout sur scène comme dans ce récit, pour transmettre le cœur de la musique : le son du silence.

VIDEO RECENTE   LIVE A PARIS

 

Trouvé sur Youtube

 

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UN LIVRE DE COLORIAGE FIBONACCI CELEBRE LA BEAUTE MATHEMATIQUE DE LA NATURE

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Le « Livre de coloriage Golden Ratio » , créé par l’ architecte et illustrateur vénézuélien Rafael Araujo, est une représentation remarquable des deux aspects artistiques et scientifiques du monde naturel. Chaque illustration met l’ accent sur les modèles intelligents de croissance qui sont régis par le nombre d’or trouvé dans la nature. Ce nombre est le plus souvent annoté en utilisant la lettre grecque Phi (φ), est égal à 1.618 ~, et a été identifié dans une large gamme de réalisations naturelles de cristaux, de coquillages, de feuilles, dans des ailes de papillon, et même les galaxies.

À juste titre , l’expression « Phyllotaxie » est maintenant utilisée pour décrire les objets qui démontrent la présence naturelle de ce comportement en spirale. Armé de rien de plus qu’un crayon, règle, compas et protractor, Araujo a passé 40 ans à perfectionner ces dessins très détaillés pour révéler la brillance mathématique du monde naturel. Chaque illustration a été créée avec une précision minutieuse, en prenant un maximum de 100 heures pour en terminer un seul. Avec l’aide d’un cours incroyablement réussi de KickStarter, ce livre de coloriage extraordinaire sera bientôt disponible dans le monde. Pour plus d’informations sur Araujo et son livre : RafaelAraujoArt.com | facebook | twitter | instagram H / T: rencontré modernes

Trois Spirales plates

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Compartiment de Coquillage géant

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Monarque, Triple Helix

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Réflexion de Monarque dans un miroir

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Séquence de papillons infinie

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Coquillage Fibonacci 

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Détail d’un coquillage

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Trois Spirales plates

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Double Hélice d’ADN

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Trouvé sur Esprit Science Métaphysiques

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LIVRE ET A VOIR ABSOLUMENT VIDEO ” LA GUERRE SECRETE CONTRE LES PEUPLES” – CONFERENCE DE CLAIRE SEVERAC

guerre-secrète-contre-les-peuplesQuelques mots d’abord sur l’auteur de ce livre, Claire Séverac. Cette femme hors norme a longtemps travaillé dans le milieu de la chanson avec des artistes renommés. Mais cette ancienne étudiante en sciences politiques se situe aux antipodes du discours superficiel des artistes moralisateurs qui interviennent dans les médias pour valider la pensée unique.

Claire Séverac s’intéresse donc depuis des années aux scandales liés à la santé et à l’influence mondialiste en ce domaine.

Puisqu’il est question de mondialisme, on ne s’étonnera pas de retrouver Pierre Hillard en préfacier de La guerre secrète contre les peuples.

Très documenté, cet ouvrage vient en effet compléter d’autres livres consacrés au nouvel ordre mondial en abordant d’autres aspects de celui-ci à travers les manipulations génétiques, les épandages (chemtrails), le projet militaire HAARP, les armes électromagnétiques, les OGM, les effets secondaires de certaines vaccinations, les antennes GSM, le transhumanisme… et le plan de limitation de l’humanité mondiale à 500 millions d’habitants.

Bien entendu, la presse bien-pensante et docile ne parlera pas de ce livre et son auteur ne sera pas invité à le présenter lors d’une émission littéraire. Aux yeux de ces médias aux ordres, Claire Séverac fait figure de conspirationniste.

Mais ses détracteurs seront bien en peine de nier les documents que Claire Séverac dévoile. Documents et informations qui mis bout en bout viennent confirmer les ambitions dictatoriales d’une oligarchie cosmopolite. Ce plan démoniaque des « élites » assume ses objectifs mortifères. Le livre de Claire Séverac abonde de citations effrayantes. Telle celle-ci, de John P. Holdren, conseiller scientifique de Barack Obama : « Un programme de stérilisation des femmes après leur deuxième ou troisième enfant (…) La capsule pourrait être implantée à la puberté et être amovible, avec une permission officielle, pour un nombre limité de naissances. »

Le contenu de ce livre est terriblement inquiétant mais sa lecture est indispensable pour prendre connaissance de diverses manipulations qui empoisonnent notre existence, et plus encore celle nos enfants, sans que nous y prêtions attention.

Ce livre est aussi à conseiller à des personnes habituellement hermétiques aux questions politiques et qui trouveront là de quoi comprendre que d’autres pensent pour eux…

Bienvenue dans le monde que vous préparent les fondations Rockefeller, Ford, Carnegie, Bill et Melinda Gates et autres officines mondialistes !

La guerre secrète contre les peuples est édité chez Kontre-Kulture et peut être commandé auprès du site de la maison d’édition

Trouvé sur média press info

 

Conférence de Claire Séverac au Théâtre de la Main d’or

 

Comme toujours pour vous informer

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LE POUVOIR DU REVE

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Suivez l’auteur Thierry Pierre Liot

dans le fabuleux voyage initiatique qu’il a vécu
aux côtés du maître spirituel Carlos Castaneda.

 

« J’avais juste treize ans, c’était la fin de l’après-midi, un après-midi pluvieux et gris comme il y en a beaucoup en Normandie. J’habitais dans un petit village de quelques centaines d’habitants où jamais rien de ne se passait, environnement classique d’un petit bourg de campagne. Je rentrais à la maison, après quelques heures de vagabondage et de découverte dans la campagne humide, heureux de me mettre à l’abri. Après avoir enlevé mon anorak et mes chaussures trempées, j’allai directement dans ma chambre, et là, sur la table de nuit, il y avait un livre que je n’avais jamais vu, un livre que je ne connaissais pas. Je lus le titre, l’Herbe du Diable et la Petite Fumée, enseignements d’un sorcier Yaqui, écrit par Carlos Castaneda. Quelle surprise ! Comment ce livre était-il arrivé dans ma chambre ? Je ne savais pas et je ne sais toujours pas. Plus tard, j’ai questionné mes frères et sœurs, ma mère. Personne n’avait vu ce livre auparavant.
Le soir, au moment du coucher, je décidai de commencer la lecture de ce livre. J’étais émerveillé, transporté dans un autre monde, une autre réalité qui semblait m’apporter beaucoup, me donner des réponses aux questions que je me posais depuis tout petit, sans avoir jamais pu les formuler vraiment. Fasciné par la lecture de ce livre et les enseignements de Don Juan, je pris la décision de grandir et d’aller, un jour, travailler et apprendre avec ce sorcier. Cette décision a dirigé tout le déroulement de ma vie et ne m’a jamais quitté, même à la période de l’adolescence. Bien au contraire, j’attendais patiemment d’être prêt pour pouvoir partir car il n’y avait aucun doute en moi, je connaissais mon destin, il fallait que je l’accomplisse.
En attendant le temps du départ, je guettais avec impatience la sortie des livres du même auteur qui m’apportaient toujours plus de nourriture spirituelle, comme un verre d’eau à celui qui est assoiffé, et me donnaient la patience d’attendre le moment du départ. Entre deux livres de Carlos Castaneda, mon intérêt se porta sur l’hypnose, la radiesthésie, le magnétisme, et toutes ces choses dites occultes à cette époque.
Vers l’âge de seize ans, un livre sur l’autohypnose me donna de nombreuses clés ; je pouvais pratiquer certaines techniques de relaxation et je passais tous les soirs à m’endormir complètement hypnotisé à la découverte des rêves, de l’inconscient, et des corps énergétiques. Les années passaient et je commençais à apprendre et développer des facultés de contrôle dans mes rêves.

Quels étranges phénomènes, le cerveau et le monde des rêves !

A l’âge de dix sept ans, toutes les nuits, en rêve, je lisais de vieux livres écrits en anglais, mais en rêve j’étais conscient et comprenais tout ce que je lisais ! Quels étranges phénomènes, le cerveau et le monde des rêves !
C’est à l’âge de vingt et un ans que ma vie prit un tournant important. Je travaillais alors comme cuisinier dans un restaurant aux Caraïbes. Je louais, à l’époque, une petite chambre dans une maison où habitait un couple d’une trentaine d’années. Comme tous les soirs, je rentrais vers minuit, après avoir fini mon service. Ce soir-là était comme les autres, pourtant au milieu de la nuit un phénomène très étrange s’est produit : il devait être trois heures du matin, je dormais sur mon côté droit, le bras plié contre ma cage thoracique et le dos de la main posé sur le lit, la paume ouverte contre le plafond. Je devais dormir très profondément, quand je me mis à rêver. Et dans mon rêve, j’ai vu une perle bleue passer par la fenêtre de ma chambre et s’approcher de moi. Etant conscient dans mon rêve, je pensais : « Quel rêve étrange ! » Alors, cette petite perle bleue vint se placer au-dessus de ma paume à environ trente centimètres. Elle flottait là, dans l’air, et mes yeux étaient fermés. Je la voyais, décidément c’était un drôle de rêve. Puis, la perle commença à descendre tout doucement en direction de la paume de ma main, et au moment où elle toucha le centre de ma paume, je ressentis une étrange sensation qui me réveilla. J’ouvris les yeux en pensant une nouvelle fois : « Quel drôle de rêve ! » Je n’osais pas bouger, mes pensées allaient très vite, je dormais, je rêvais. Je me suis réveillé, et pourtant l’objet de mon rêve était toujours présent devant mes yeux grands ouverts : un spectacle merveilleux ! Et ce n’était rien en comparaison de ce qui allait m’arriver…
La perle bleue se souleva doucement à la verticale, puis passa rapidement au-dessus de mon épaule gauche, je la suivais des yeux et me retournais sur mon côté gauche. Là, à la place de la perle, un homme apparut. Cet homme s’apparentait à un hologramme, c’est à dire qu’il était visible en trois dimensions. Mais je pouvais voir à travers lui, il semblait flotter dans l’air car je ne voyais pas ses jambes. Il était difficile de lui donner un âge. Il paraissait sans âge : cinquante ans ? Peut être quatre-vingts ? Il rayonnait de joie, de calme et d’amour incroyable. Il avait des cheveux gris, très courts, dégagés au dessus des oreilles. Son teint était cuivré et un grand sourire éclairait son visage. Lorsqu’il souriait, on avait l’impression que son sourire allait rejoindre ses oreilles. Il portait un tee-shirt blanc à manches courtes sur lequel un serpent était dessiné, de couleur rouge terre, des ronds jaunes figuraient les écailles. Sa queue naissait au bas du tee-shirt et le serpent se déroulait comme un S, sa tête au niveau de la poitrine. De façon incompréhensible, je n’avais pas peur. Au contraire, sa présence me mettait comme dans un état d’ivresse. En regardant cette entité, je pressentais toute sa connaissance, et qu’il avait été témoin de choses impossibles à décrire avec des mots. J’étais figé, je le regardais et il me souriait. »

Trouvé sur INREES

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TOUT VA S’EFFONDRER ALORS … PREPARONS LA SUITE

Le pic pétrolier, le climat qui se dérègle, la biodiversité qui disparaît… Les scientifiques nous bombardent de nouvelles alarmistes, mais que faire ? Prenons-les enfin au sérieux, préconise Pablo Servigne, co-auteur de « Comment tout peut s’effondrer ». Mais pas de panique : même si le chemin n’est pas facile, il faut l’accepter, pour commencer à préparer le monde d’après.

Sur quels faits vous appuyez-vous pour affirmer que l’effondrement est possible ?

Nous avons rassemblé un faisceau de preuves qui viennent des publications scientifiques. Les plus évidentes sont liées au fait que notre civilisation est basée à la fois sur les énergies fossiles et sur le système-dette.

Le pic de pétrole conventionnel a eu lieu en 2006-2007, on est entrés dans la phase où l’on exploite le pétrole non conventionnel : sables bitumineux, gaz de schiste, pétroles de schiste, etc. Déjà, c’est un signe qui ne trompe pas.

Ensuite, il y a un siècle, on investissait un baril de pétrole et on en retirait cent. On avait quatre-vingt-dix-neuf barils de surplus, on nageait dans le pétrole. Un siècle après, ce taux de retour est descendu à dix ou vingt, et cette diminution s’accélère. Or, en-dessous d’un certain seuil, entre quinze et vingt, c’est dangereux pour une civilisation. Pour fonctionner, notre société a besoin de toujours plus d’énergie. Or il y en a toujours moins. Donc à un moment, il y a un effet ciseaux.

En même temps, pour fonctionner, notre société a besoin de toujours plus de croissance. Pendant les Trente glorieuses, les deux-tiers de notre croissance faramineuse venaient des énergies fossiles. Sans énergies fossiles il n’y a plus de croissance. Donc toutes les dettes ne seront jamais remboursées, et c’est tout notre système économique qui va s’effondrer comme un château de cartes.

Dans ce schéma, quelle place a la crise écologique ?

Dans notre livre, on prend la métaphore de la voiture. Il y a la question du réservoir d’essence : à un moment il sera vide. C’est ce que je viens d’expliquer. Et il y a un autre problème : la voiture va de plus en plus vite et sort de la route. La science s’est rendue compte que le climat s’est emballé, que la biodiversité s’effondre littéralement. On dépasse des seuils qu’il ne faudrait pas dépasser sous peine de déstabiliser les écosystèmes qui nous maintiennent en vie. La voiture risque de se prendre des arbres. Si on va au bout, certaines études montrent que l’on peut vraiment éliminer presque toute vie sur Terre. On en est à ce point là.

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Pablo Servigne

Donc la crise écologique est beaucoup plus grave que les crises économiques. Certaines civilisations anciennes se sont effondrées économiquement et politiquement. Quelques siècles après, ça renaît. Et puis il y a des civilisations qui se sont effondrées pour des cause écologiques. L’effondrement de l’environnement provoque l’effondrement de la civilisation. Là, en revanche, la civilisation ne repart pas parce que le milieu est épuisé, mort.

Parmi toutes ces catastrophes, quelle est celle qui risque de déclencher les autres ?

Ce qui est important, pour l’étincelle qui déclenchera les autres, c’est la rapidité. Et là, c’est le système financier qui est le plus fragile. Les effondrements financiers sont très rapides, même s’ils sont moins graves. Le problème, c’est qu’ils peuvent déclencher un effondrement économique, donc du commerce physique, qui peut déclencher un effondrement politique, et plus tard un effondrement des institutions sociales, de la foi en l’humanité, de la culture, etc.

On utilise plutôt les mots « crise » ou « catastrophe » : pourquoi avoir choisi de parler d’« effondrement » ?

On a quand même utilisé les mots catastrophe et crise. Catastrophe, on l’aime bien parce qu’il est provocateur. En fait nous sommes devenus catastrophistes. Cela ne veut pas dire qu’on souhaite les catastrophes ou qu’on arrête de lutter contre. Cela veut juste dire qu’on est lucides et qu’on les accepte.

Le mot crise, lui, ne convient pas parce qu’il sous-entend que l’on peut revenir à l’état de normalité qu’on avait avant la crise. Or ce n’est pas le cas. Donc parler de crise est un abus de langage, même si on l’a quand même un peu utilisé dans le livre.

Effondrement est un mot qui nous plaît bien parce qu’il est très large. Il permet d’être aussi bien du côté de la raison, de parler des rapports scientifiques, que de toucher l’imaginaire. Quand on parle d’effondrement, les gens voient Mel Gibson avec un fusil à pompe, ou des films de zombies. Mais il y a beaucoup d’autres choses qui peuvent émerger. Donc notre travail, c’est de donner chair à ce mot d’effondrement. D’arriver à décrire ce à quoi il pourrait correspondre dans notre société, pour la génération présente, en-dehors des mythes hollywoodiens.

Et cela permet aussi de se rendre compte que c’est un processus.

Oui. Dans notre imaginaire, on a la notion d’apocalypse. Du jour au lendemain, il n’y a plus rien et c’est la barbarie. En fait non. Quand on parle d’effondrement, on parle aussi bien d’une catastrophe financière qui arrive en quelques heures, que d’une catastrophe climatique qui arrive en quelques décennies voire en quelques siècles. Toutes les grandes civilisations qui se sont effondrées ont mis des dizaines voire des centaines d’années à le faire.

Si ça s’effondre, qu’est-ce qui s’effondre exactement ?

On a creusé cette question en partant de ce qui était vulnérable. Aujourd’hui dans nos sociétés, on a une économie, des lignes d’approvisionnement, un système financier, des structures de flux – tout ce qui est système alimentaire, système d’approvisionnement en eau, système médical. Tout cela est devenu extrêmement fragile parce que complexe, inter-connecté. Donc ce qui va s’effondrer, c’est tout ce qui dépend des énergies fossiles. Cela inclut les énergies renouvelables et le nucléaire, car pour les fabriquer, il faut des énergies fossiles. Quand on se rend compte que quasiment toute notre nourriture dépend du pétrole, qu’est-ce qu’on va manger ? Ce qui va s’effondrer est absolument gigantesque.

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Des maisons au Hameau des buis

Une autre manière de répondre est que plus un pays est riche et industrialisé, et hors sol, plus il va tomber de haut. Aux périphéries, cela va être beaucoup moins grave et il va y avoir des jeunes pousses qui vont pouvoir relancer une civilisation. Par exemple, pendant la crise des subprimes de 2008, il y a eu trente-cinq pays qui sont entrés en émeutes de la faim, juste à cause d’une fluctuation des matières premières. Au Mozambique, ils n’étaient pas connectés au système mondial économique, et ils n’ont pas subi cette crise.

Est-il possible d’éviter cet effondrement ?

Non, c’est un des grands messages du livre. L’éviter voudrait dire qu’on continue notre trajectoire de croissance. Or non seulement ce n’est plus possible (on l’a montré avec la fin des énergies fossiles), mais si on continue de croître, le réchauffement climatique et la destruction de la biodiversité provoqueront un effondrement de notre civilisation. L’autre voie pour éviter un effondrement serait de bâtir une économie qui n’ait pas besoin de croissance. Mais sans croissance, la civilisation industrielle actuelle s’effondre. Donc de tous les côtés, ça s’effondre. On est cernés.

La posture du livre est de l’accepter. Il y a un effondrement, d’accord, on respire. On apprend à gérer sa raison, à gérer ses émotions, à gérer son rapport avec les autres, avec l’avenir. J’ai dû renoncer à des rêves que j’avais pour moi, mais j’ai dû renoncer à des rêves que j’avais pour mes enfants. C’est très douloureux. Une piste de sortie, c’est que l’effondrement peut être vu comme une opportunité incroyable d’aller vers quelque chose qu’on peut commencer à construire dès maintenant.

Est-ce qu’on le saura, quand l’effondrement arrivera ?

Vous connaissez la fable de la grenouille ? Quand on met une grenouille dans l’eau bouillante, elle saute. Quand on la met dans l’eau froide et qu’on fait peu à peu monter la température, elle reste jusqu’à en mourir parce qu’elle ne se rend pas compte que l’eau devient bouillante… Notre intuition est que peut-être, en Grèce, en Espagne, en Syrie, l’effondrement a déjà commencé. Nous, on n’est pas encore touchés parce qu’on est riches.

Comment êtes-vous arrivé à concentrer vos recherches sur l’effondrement ?

Un spécialiste du pic pétrolier, dans un colloque, a un jour parlé de ce qu’il appelle des « Oh my God points » [des points « oh mon Dieu »NDLR]. Ce n’est pas un choc de la tête, c’est un choc du ventre et du cœur et après, plus rien n’est pareil.

Mon premier, c’était le pic pétrolier. J’ai vu un documentaire sur comment Cuba a survécu au pic pétrolier, et ça m’a tellement bouleversé que j’y suis allé pendant deux mois. Un autre grand « Oh my god point » est ma rencontre avec Dennis Meadows, le co-auteur du rapport du club de Rome [Rapport sur les limites de la croissance, 1972NDLR]. Son message est clair : il est trop tard pour le développement durable, il faut se préparer au choc, et construire des petits systèmes résilients parce que l’effondrement est là. Cela fait quarante ans qu’il dit cela, personne ne l’écoute. Le rapport prévoit un effondrement pour le début du 21esiècle et c’est ce qu’on est en train de vivre.

Pourtant, la grande majorité des gens ne voient pas l’effondrement.

Ils sont dans le déni, parce que c’est trop violent.

Après plein de gens savent. C’est le grand problème de notre époque : on sait mais on ne croit pas. Les mythes sont toujours plus forts que les faits. Notre mythe, c’est la croissance infinie, la techno-science qui domine la nature. Si on trouve un fait qui ne colle pas avec ces mythes, on le déforme pour le faire rentrer. On dit qu’on trouvera de nouvelles énergies, par exemple.

C’est pour cela qu’avec ce livre on est sur le terrain de l’imaginaire, qui est beaucoup plus fort que les faits, et structure la manière de donner sens au monde. On dit que l’utopie a changé de sens : les utopistes sont aujourd’hui ceux qui croient qu’on peut encore continuer comme avant.

Accepter l’effondrement, c’est comme accepter la mort d’un proche. Il faut dépasser les phases du deuil : le déni, le marchandage, la colère, la tristesse et l’acceptation. Beaucoup de gens sont encore dans le déni, mais il y en a aussi dans la tristesse, dans la colère. Et il y en a qui sont dans la joie, parce qu’ils sont déjà dans l’acceptation.

A la fin de l’année se déroulera une grande conférence sur le climat à Paris. N’est-ce pas la preuve que nos élites politiques ne nient plus l’effondrement et cherchent des solutions ?

Non, je pense que les politiques n’y croient pas. C’est bien que des gens se mettent autour de la table pour parler de climat, cela a au moins une vertu pédagogique. Mais parler de solutions, c’est tordu. Cela laisse la porte ouverte à tous les techno-béats qui sont là à trépigner avec la géo-ingénierie. Et cela empêche de se rendre compte que le changement climatique, même si tout s’arrête d’un coup, c’est déjà trop tard, il s’est emballé.

Mais on peut limiter les dégâts, c’est pour cela que c’est bien de mener des négociations. Et surtout on doit le faire parce qu’aujourd’hui, il n’y a aucun grand conflit international. C’est le moment idéal pour des négociations.

Que peut-on faire d’autre au niveau politique pour faire face à l’effondrement ?

On est dans des paradoxes, car si quelqu’un au niveau politique commence à parler d’effondrement cela va créer une panique des marchés financiers, qui va provoquer l’auto-réalisation de l’effondrement. Il va provoquer ce qu’il voulait éviter.

En revanche, on peut agir au niveau micro-politique. Avec l’effondrement, les macro-structures vont souffrir. On va retourner à des sociétés beaucoup plus locales. Le mouvement de la transition est en train de redonner du pouvoir aux gens au niveau municipal. C’est cette échelle qui permet de passer à l’action rapidement.

Vous dites que pour décrire l’effondrement, les faits scientifiques ne suffisent pas. Il faut aussi avoir l’intuition qu’il arrive. Ceux qui portent des alternatives sont-ils ceux qui ont cette intuition ?

Pour beaucoup, oui. Il y a des millions d’individus dans le monde qui sont déjà dans le monde post-pétrole, post-effondrement : le monde d’après.

Le problème est que si on n’a pas encore mis les lunettes de la transition, on ne voit pas ces initiatives. On ne comprend pas pourquoi tel paysan a développé la traction animale. Or dans vingt ans, l’agriculture industrielle se sera effondrée et tout le monde sera à la traction animale.

Il faut se mettre en transition, c’est une opportunité de changer le monde. Cela veut dire construire des « réseaux des temps difficiles ». C’est retrouver le lien aux autres, à la nature, avec nous-mêmes. C’est accepter l’interdépendance de tous les êtres. Quand une civilisation s’effondre, les bâtiments peuvent s’effondrer, il reste les liens humains.

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Les yourtes de l’école du Hameau des buis

A quoi ressemblerait ce monde d’après, ce monde en transition ?

Ce n’est pas à moi de répondre à cette question. Ce qu’on donne dans ce livre, ce sont des outils pour qu’avec votre imaginaire, vous forgiez votre monde d’après. Il sera différent d’un pays à l’autre, d’une personne à l’autre, c’est la mosaïque de l’effondrement. Je ne sais pas si on arrivera dans un grand sursaut collectif à en atténuer les effets, ou si on ira vers plus de guerres, de famines, de catastrophes. Mais je sais qu’il y a un grand chemin intérieur à faire, qu’on a déjà commencé et qu’on est nombreux.

Ici nous sommes au Hameau des buis, une communauté installée dans la campagne ardéchoise. Avoir fait le choix d’habiter ici, est-ce une façon d’anticiper l’effondrement ?

J’aimerais dire non, mais en fait je dois avouer qu’au fond de moi, j’ai fait cela pour quitter la ville parce que je sens qu’à ville, cela va être de plus en plus difficile. Un grand exode urbain a commencé. Plein de jeunes, de néoruraux, de« nimaculteurs »non issus du monde agricole – y participent.

Et la transition, comment l’amorcez-vous ici ?

Ici, au Hameau des buis, on n’est pas du tout autonomes en énergie, en alimentation, etc. Quand je suis arrivé, j’ai fait ma conférence et cela a provoqué des « Oh my god points ». On a entamé des travaux pour être autonomes en eau et en alimentation. On se dit qu’il va falloir qu’on ait des chevaux pour se débrancher de la voiture.

Pour moi, la transition c’est l’histoire d’un grand débranchement du système industriel. Se débrancher avant qu’il ne s’effondre et nous emporte avec. Car pour l’instant, si tout s’effondre on est mort : je ne sais pas vivre sans voiture et sans supermarché.

– Propos recueillis par Marie Astier


-Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Ed. Le Seuil, 304 p

Trouvé sur reporterre.net

Cet article dit des choses vraies que parfois nous avons du mal à accepter.  Pourtant avec bon sens, nous le savons, nous sommes dans un moment qui nous dicte de changer notre manière de consommer, de vivre. Que nous croyions aux grandes catastrophes ou pas, nous sommes dans une période qui nous demande de réagir et de changer notre manière de consommer et de vivre. Ce n’est pas la peine d’accuser x ou y, pour ce qui se passe, maintenant il faut agir en notre âme et conscience si nous voulons évoluer et participer au changement. Il ne se fera pas sans nous, chacun et chacune de nous peut contribuer, par des gestes tous les jours, à créer ce changement. 

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