LA PHILOSOPHIE DU BONHEUR NATIONAL BRUT

 
 

Au Bhoutan, petit pays au cœur de l’Himalaya, l’heure est au bilan.

 

On y célèbre l’anniversaire du roi qui, voilà quarante ans, inventa une philosophie nouvelle, le Bonheur national brut (BNB), qui interpelle aujourd’hui le monde entier.

 

Au-delà d’une volonté de rendre plus heureux ses habitants, le BNB vient questionner pratiques et croyances occidentales et donne à réfléchir sur de nouveaux paradigmes de développement. Reportage.

Avez-vous accès à l’électricité ? Combien de prières faites-vous par jour ? Possédez-vous une télévision couleur ? Les membres de votre famille prennent-ils soin les uns des autres ? Sentez-vous que vous avez le droit de vous exprimer librement ?

 

Depuis 2006, 148 questions permettent au Bhoutan, petit pays situé au coeur de l’Himalaya, de mesurer le bien-être de sa population à travers un indicateur : le Bonheur national brut (BNB).

 

Dans le cadre de la cinquième conférence internationale sur le BNB qui s’est tenue en novembre dernier, le Center for Bhutan Studies (CBS) a livré les résultats du deuxième sondage mené auprès de 7 153 Bhoutanais, choisis parmi les quelque 700 000 habitants d’un pays qui fait la taille de la Suisse. 

 

La mise à jour de cet indicateur révèle que 43,4 % des Bhoutanais sont « très heureux » ou« profondément heureux ».

Plus précisément, ils sont plus heureux en zone urbaine qu’en zone rurale, les hommes davantage que les femmes et les célibataires plus que les couples mariés. Pendant six mois, une centaine de « sondeurs » a sillonné le pays à la rencontre des habitants pour mesurer leur niveau d’éducation, leur revenu, leur lien avec les autres villageois, le temps qu’ils passent à dormir ou encore leur prise de conscience de l’importance du recyclage… 

 

Karma Ura, directeur du CBS, explique : 

« Nous voulons savoir comment les gens expérimentent le bien vivre et comment ils sont affectés par le développement. Le “bonheur” est un concept très complexe. Mieux on le comprend, plus on peut être attentif au sein du gouvernement à améliorer le sort des individus. » 

 

Ces chiffres, bien que très subjectifs, ont en effet pour vocation d’orienter une vision de société. « Le bien-être des populations est plus important que le développement économique du pays. » 

 

C’est par ces propos tenus en 1979 que le quatrième roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, formula la philosophie du Bonheur national brut, pour guider son pays. L’indicateur, créé 68 deux décennies plus tard, repose sur neuf dimensions : santé, éducation, utilisation du temps, résilience écologique, vitalité communautaire, bonne gouvernance, bien-être psychologique, résilience culturelle et niveau de vie.

Une seule est donc assise sur la richesse matérielle. 

 

UN SOCLE DE VALEURS SPIRITUELLES 
 
 

« Nous devons réfléchir, construire et agir. » 

 

Le discours d’ouverture de la conférence internationale prononcé par le Premier ministre Tsering Tobgay a mis en avant les résultats de la dernière enquête de manière prospective.

 

L’objectif ?

Avancer des pistes concrètes de politiques à mettre en oeuvre.

Car, le BNB, non assorti d’actions concrètes, est la cible des critiques.

Il est accusé d’être un alibi de communication à l’international plutôt qu’une attention réelle portée aux attentes de la population.

C’est ce que souligne Neten Zangmo, ex-responsable de la commission anti-corruption au gouvernement et aujourd’hui directrice d’une ONG qui oeuvre pour l’environnement. 

« Nous sommes hypocrites ! On sait tous que mettre en place le BNB est la chose à faire. En parler est une chose, le mettre en action en est une autre.

Pourquoi est-ce si difficile ?

Tout le monde doit s’atteler à sa mise en pratique, à tout moment. » 

De fait, en allant à la rencontre des habitants des villages, loin de la capitale et de certaines formes de modernité, on constate que le BNB n’est pas porté par les habitants en tant que tel, tout comme un Français ne saurait définir précisément le PIB.

Le quotidien est rythmé par le travail aux champs qu’assurent autant les femmes que les hommes.

La proportion de la population vivant de l’agriculture s’élevait à plus de 93 % en 2010.

Les conditions de vie sont très rudes ; le bien-être matériel et un confort minimal demeurent les préoccupations essentielles des Bhoutanais.

Le village de Gangtey se situe dans la vallée de Pobjhika, à plus de 3 000 mètres d’altitude.

Ici, la première route a été construite en 1985, la télévision est arrivée en 2000, changeant la vie des habitants.

C’est le cas de Goeche Om, 60 ans. « Après 2000, le Bhoutan a connu un énorme changement avec la télévision, la radio et Internet.

La vie des gens est devenue plus facile.

Maintenant, je mets seulement quelques heures en voiture pour aller au village voisin au lieu d’une semaine à pied, et ça, ça me rend heureuse. » 

Si la modernité occidentale est visible même dans les endroits les plus reculés, la philosophie du bien-être, au Bhoutan, reste indissociable de celle du bouddhisme. La vie spirituelle est mêlée à la vie quotidienne, qui repose sur un socle de valeurs inhérentes à la culture bouddhiste : la solidarité, la vie en communauté, un profond respect pour la nature.

 

Inscrit dans la Constitution de 2008, le BNB repose sur le fait que « l’idée de bonheur puisse conduire la politique, en général, et les comportements, en particulier, pour maintenir vivantes les valeurs de notre civilisation ». 

 

QUESTIONNER NOTRE PROPRE MODÈLE 

 

Ce paradigme de développement imprégné de tradition bouddhiste questionne les 48 pays présents lors de la conférence internationale.

 

Pour Célina Whitaker, cofondatrice du Collectif Richesse avec Patrick Viveret et coprésidente du réseau Fair, « cette approche nous paraît inspirante dans sa manière de poser les questions des “conditions de vie dignes”, base indispensable pour envisager l’épanouissement de chacun ».

 

Il ne s’agit donc pas de transposer le BNB mais de s’inspirer de sa vision holistique qui est basée sur la suffisance plutôt que sur la consommation effrénée.

Des concepts nés ailleurs dans le monde vont aussi dans ce sens : le buen vivir en Amérique latine ou le Livelihood Sovereignty dans la région du Mékong.

En France et ailleurs en Europe, des indicateurs alternatifs (ou complémentaires) au PIB voient peu à peu le jour pour penser la croissance autrement.

 

En témoigne par exemple la Loi française votée en avril 2015 sur la prise en compte de nouveaux indicateurs de richesse dans la définition et l’évaluation des politiques publiques.

Cependant, ce ne sont que des instruments de mesure.

Le Bhoutan n’est pas exempté de défis « modernes » à relever : le chômage des jeunes, la désertion des campagnes, la drogue et l’alcoolisme…

 

Pour autant, après une visite dans ce petit laboratoire himalayen, l’envie prend de citer Nelson Mandela : « Une vision qui ne s’accompagne pas d’acte n’est qu’un rêve. Une action qui ne découle pas d’une vision est du temps perdu. Une vision suivie d’actions peut changer le monde ».

 

Source

Trouvé sur Survivre au système

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DRAME, DISCRIMINATION ET MYSTÈRE SUR LA RESERVE INDIENNE DE MANAWAN

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Les médias documentent une bataille juridique et sociale dans laquelle la communauté Premières Nation Attikamek de Manawan est engagée. C’est dans l’article de Radio Canada que ces informations ont été publiées hier. Encore la description des souffrances, des discriminations et du racisme subis par les Premières Nations.

Les injustices et les inégalités envers les peuples autochtones partout dans le monde sont innombrables et effroyables. Depuis longtemps les puissances financières du monde ont influencé l’éducation, l’évangélisation et la programmation des masses par les médias et les autorités religieuses, militaires et policières pour stigmatiser, diffamer et attaquer les peuples vivants au sein de la nature. Cela sert les intérêts économiques qui utilisent les politiques pour opprimer les êtres qui vivent naturellement pour faire du profit. Vivre au sein de la nature ne coûte presque rien et ne pollue pas. L’être humain se développe à son maximum et sa santé est resplendissante. Il a beaucoup de temps pour être avec sa famille et le bonheur de ces libertés fait qu’il a peu de besoins autre que les besoins essentiels que la nature comble facilement. Il est impossible de faire du profit avec ces gens heureux. Ainsi s’expliquent les politiques de génocide physiques, religieuses et culturelles des Peuples Premiers qui sont inscrits dans la structure même des sociétés occidentales basés sur l’argent et les banques.

C’est à nous tous aujourd’hui de changer cet état de fait. J’ai écris un peu un début de solution selon ma compréhension ICI . Merci de témoigner de votre soutien à la communauté Attikamek de Manouane.

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Jean-Roch Ottawa, chef de Manawan. Photo : Charles Dagenais

Trouvé sur le blog d’Aigle Bleu

Et voilà encore une réalité de ce monde…

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DE LA QUESTION DU TRAVAIL ET DU CHOMAGE

 

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Le problème n’est pas tant d’avoir du travail que d’avoir de l’argent. On crève autant de l’obsession de l’argent qui est dans notre tête que du manque d’argent dans nos poches.

La misère ne se traduit pas par la difficulté ou l’impossibilité de consommer, mais par le fait que nous n’avons d’autres choix que consommer ; d’autres choix que de courir après l’argent pour satisfaire nos besoins ; d’autres choix que passer sa vie dans la contrainte à la gagner ; organiser sa vie autour de l’argent, sans lequel rien de grand, de beau, d’agréable n’est reconnu.

Un monde dans lequel l’imagination et l’affectif dépendent du rapport à l’argent, voilà la misère réelle dont tout le reste n’est que conséquence.

Identifier la misère au chômage et au manque d’argent que cette situation provoque, est un non-sens. Ce n’est pas que les choses coûtent chères, qui est cause de la misère, mais qu’elles aient un coût ; et ce coût nous oblige à travailler. On ne travaille pas pour créer un monde passionnant, ni construire la mémoire de tout un peuple, et moins encore pour réaliser notre humanité, mais pour payer sa vie.

Le travail réduit la vie à un contrat.

Mais, la vie n’est pas un contrat ; elle est une donnée. La vie manifeste une richesse infinie que le travail pille, réduit, détruit.

Le travail n’est pas source de richesse, mais cause de misère.

Avec le travail, apparaît la concurrence entres les hommes et l’appropriation des richesses par un petit groupe d’exploitants. Le travail provoque la confiscation, au plus grand nombre, des décisions sur leur propre vie. Le travail n’est pas une contrainte qui limite la liberté ; il est la privation de la liberté. Avec le travail, le sens de la responsabilité dépend d’un contrat, et non de sa propre conscience. La conscience professionnelle n’est qu’une fausse conscience qui sert à justifier le travail, et non à faire preuve d’un sens des responsabilités. La conscience professionnelle s’exercent sous une responsabilité étroite qui dépend des conditions du travail, et non de la conscience de la vie.

Le travail n’est pas le contraire de la paresse, mais sa condition. Et seul peut jouir de la paresse celui qui en a les moyens, autrement dit, celui qui exerce un pouvoir de décision sur ceux qui travaillent, non celui qui est privé de travail. Le chômage n’est pas une condition à la paresse, mais une condition d’absence, de vide, d’oubli. Le chômage n’est pas le contraire du travail, mais sa forme inactive, c’est pourquoi le chômage est source d’angoisse et non de bien-être.

Les liens que tisse le travail ne sont qu’accessoires.

Lorsque l’individu perd son emploi, ses liens s’effondrent. Dans le chômage, l’individu ne se retrouve pas, il est brisé. Le travail est un rapport violent à la vie que le chômage ne fait qu’aggraver.

Il y a du chômage parce qu’il y a du travail.


Gilles Delcuse

http://www.robin-woodard.eu/spip.php?article1201&lang=fr

Trouvé sur Mystic Love Spiritual

Et oh combien c est dommage qu’à notre époque nous donnons trop souvent de la valeur à une personne juste en regardant le travail qu’elle a ou pas.  Un être humain ne doit pas exister que pour produire, servir au profit des autres mais bien parce tout ce qu’elle est et peut créer en toute liberté et qu’elle puisse utiliser pleinement son potentiel et partager ses connaissances, ses expériences.

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LES SEMEUSES DE JOIE : UN FILM DE VOYAGE

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© Caroline Riegel

Retour sur un extraordinaire périple aux quatre coins de l’Inde, avec onze nonnes bouddhistes âgées de 27 à 77 ans.
Un documentaire, une aventure humaine, un message universel !

Nous sommes un dimanche matin d’hiver, décembre 2015, sous un ciel gris encore lourd de la tristesse des récents évènements terroristes. Au cinéma l’Escurial, pour la projection du documentaire Les Semeuses de Joie, de Caroline Riegel, la salle est comble. Au générique de fin, la salle entière se lève pour une chaleureuse standing ovation. Mais pourquoi un tel engouement ? « A cause de la joie authentique et profonde qui se dégage des nonnes, » répond un spectateur. Ce documentaire qui retrace un pèlerinage aux quatre coins de l’Inde de dix nonnes bouddhistes, nous donne à vivre une aventure humaine extraordinaire. Par-delà les cols, « les Semeuses de Joie » caresse les secrets d bonheur, et nous interroge sur notre mode de pensée et de vie, face à la modernité pressante… Quel regard portons-nous sur les autres et nos convictions ? Comment vivons-nous l’instant présent qui s’offre à nous ?

De leur amitié est né un rêve !

Le voyage démarre au Zanskar, une région située dans la plus haute vallée peuplée de l’Himalaya, où se trouve une nonnerie ; là vivent 11 femmes, dans le respect de la séculaire tradition tibétaine. « Elles ont chamboulé ma vie » confie Caroline Riegel. Quel a été le déclic de ce projet ? « De notre rencontre, de notre amitié est né ce rêve. C’est arrivé comme une boutade… Une lueur dans les yeux des nonnes, des années de préparation, beaucoup d’énergie, et voilà ! » se souvient la réalisatrice.

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Quatre mois de voyage, en quittant le Zanskar par le fleuve gelé en février, pour rentrer début juin, à pieds par un col à 5000m. A chacune des images, qui mettent en scène ces femmes extraordinaires, jaillissent leurs éclats de rire. Face à la rudesse de ce qu’elles traversent avec un tel naturel et une joie de vivre, impossible de ne pas remettre en questions nos modes de vie, et notre état d’esprit, toutes nos insatisfactions permanentes, face à ce que nous percevons comme de l’inconfort dans nos vies si protégées. Celles-ci paraissent soudain si dérisoires, presque un affront à négliger ainsi le miracle de la vie, alors que le sourire et les rires de ces nonnes nous en reflètent tout l’éclat.

La conscience du bonheur !

Au fil des séquences, le titre s’impose : Semeuses de joies ! D’où tirent-elles cette incroyable énergie de vie, qui nous manque tant alors que nous avons tout ? « Elles nous font toucher du doigt, la conscience du bonheur ! » s’aventure Caroline Riegel.

Nous avons le choix à chaque instant de vivre un moment de bonheur.

Ces nonnes montrent à quel point le bonheur n’est pas dans la satisfaction d’obtenir ce que l’on désire. Au hasard, la réussite, l’amour, une maison confortable… C’est un état de conscience ! Nous avons le choix à chaque instant de vivre un moment de bonheur quelles que soient les circonstances extérieures. « Quoi qu’il arrive, nous avons toujours la possibilité de choisir de rire ou de pleurer, de regarder le verre à moitié vide ou plein, de partager le meilleur ou de se focaliser sur le pire, » ajoute la réalisatrice. Leur secret ? Il y a une grande part d’acceptation dans leur façon d’appréhender la vie !

Le bien vivre ensemble !

Autre élément essentiel, les nonnes nous entraînent sur la route de la joie… ensemble. Malgré des conditions de voyage particulièrement « roots », il n’y a pas de drames entre elles. C’est également le cas à la nonnerie. « Elles ont un sens très aiguisé du bonheur de vivre ensemble, de partager le meilleur, un sens de l’harmonie, un regard bienveillant les unes pour les autre, dénué de jugement, ou d’exigence, » témoigne Caroline Riegel.

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Chacune des nonnes est importante, chacune est une pièce unique du puzzle unique dont la simple présence change la tonalité de l’expérience… Alors qu’un passeport tarde à venir, remettant en cause le voyage pour l’une d’elles, les autres sont unanimes :« Si elle ne peut pas venir, ce ne sera pas le même voyage. Nous ne pourrons pas savourer de la même façon. » Elles ont développé une profonde compassion, et se mettent à la place de l’autre. Le vivre ensemble est au cœur de leur spiritualité ! C’est essentiel ! Et leur simple présence qui est donnée à voir dans ce film, nous en ouvre la voie.

Simplicité et authenticité

La présence ! Au fil des images, bien plus qu’un long discours, l’expérience est directe, et accessible. Leur joie est presque palpable, vibrante, simple ! Ces nonnes ont quelque chose qui vient du cœur, et d’authentique, qui nous touche… Difficile de dire laquelle de ces nonnes nous émeut plus que l’autre… « Elles sont toutes différentes, mais du groupe se dégage une énergie commune, la joie ! » précise Caroline Riegel. Plus qu’un film, les semeuses de Joie, ouvre la possibilité d’un vivre ensemble dans la joie et la simplicité, en cultivant la compassion, et ce regard bienveillant les uns pour les autres… Etre présent, tout simplement ! Bien plus qu’un magnifique documentaire, une authentique leçon de vie autour de valeurs essentielles pour notre monde d’aujourd’hui !

Informations sur les séances

 

Trouvé sur INREES
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QUAND LES PRISONS, LES DÉTENUS ET LA POLITIQUE CARCÉRALE DEVIENNENT DES PRODUITS D’INVESTISSEMENTS

C’est un scandale silencieux puisque rares sont ceux qui en parlent. Ce scandale? Que nos prisons soient privatisées afin d’enrichir des intérêts privés quelles qu’en soient les conséquences à long terme. Au nom de l’argent tout devient possible, même les pires économies, quand à l’état déjà largement endetté, cela rajoute une charge supplémentaire qui aurait pu être évitée autrement…(Benji)

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En France, plus d’un tiers des prisons sont en partie gérées par des grands groupes privés. Le mouvement de privatisation du système carcéral, entamé il y a trois décennies, prend toujours plus d’ampleur. De la gestion des repas à l’accueil des familles, de la construction des maisons d’arrêt au travail pénitentiaire, une poignée d’entreprises se sont saisies de ce nouveau marché lucratif. L’Etat débourse près de six milliards d’euros par an pour payer leurs services, sans que les bénéfices d’une gestion privée soit démontrée. Cette privatisation rampante pose une autre question : les entreprises privées ont tout intérêt à ce que les prisons ne désemplissent pas.

 

Cela doit devenir la plus grande prison de Belgique. Près de 1 200 détenus dans un « village » pénitentiaire à proximité de Bruxelles, avec trois unités pour hommes, deux unités pour femmes, un établissement d’enfermement psychiatrique et un pour les jeunes. Surdimensionné, trop cher, construit sur des terres agricoles : le méga-projet suscite des oppositions. Cette nouvelle prison est aussi controversée parce qu’elle doit être bâtie et gérée en partenariat public-privé (PPP). Le marché a été confié à un consortium composé de deux entreprises de BTP et d’une banque d’investissement australienne (Macquarie). Un champ d’activité comme un autre pour cette banque qui investit dans les transports, les infrastructures d’eau, les hôpitaux… et les cellules.

Ce projet belge de privatisation d’une prison s’inscrit dans la droite ligne d’un mouvement entamé au début des années 1980. Parti des États-Unis, le modèle des prisons en gestion privée s’installe de plus en plus en Europe. En France, cette privatisation a débuté en 1987. Avec l’intention de reproduire à l’identique le modèle d’outre-Atlantique : une privatisation intégrale, de la construction jusqu’à la surveillance des détenus. Les parlementaires de l’époque en ont décidé autrement : seules les fonctions autres que celles de direction, de surveillance et de greffe peuvent être déléguées à des entreprises privées [1].
Privatisation du travail des détenus ou de l’accueil des familles

Même avec cette restriction, le nombre de prisons en gestion privée n’a cessé d’augmenter. Au 1er janvier 2016, sur 188 prisons, 68 étaient gérés en partie par des entreprises privées. Plus de la moitié des 77 000 détenus purgent leur peine dans ce type d’établissement. La France est certes encore loin du modèle des États-Unis, où plus de 130 000 détenus se trouvent dans des établissements pénitentiaires privés [2]. Mais ici comme outre-Atlantique, la privatisation pénitentiaire avance, et la délégation de la gestion des prisons est une bonne affaire pour les entreprises.

« Aux États-Unis, c’est complètement privatisé, analyse Marie Crétenot, juriste à l’Observatoire international des prisons (OIP). En France, c’est différent. Mais les prestataires privés qui gèrent des prisons n’ont évidemment pas intérêt à ce qu’il y ait une politique majeure de réduction des peines d’emprisonnement, pour ne pas perdre les marchés. » La gestion privée concerne initialement les missions d’entretien, d’intendance, de restauration, de blanchisserie, de cantine (vente de produits et services aux détenus), de nettoyage, de transport. Désormais le travail pénitentiaire et de la formation professionnelle sont eux aussi passés sous la coupe du management privé. Les soins de santé aux détenus, qui étaient aussi délégués au privé, ont finalement été exclus en 2001. Mais l’accueil des familles et l’organisation des visites sont venus s’y ajouter à partir de 2010. Cette activité était auparavant gérée par des bénévoles. Les contrats de délégation de ces « services » courent sur des périodes de six à dix ans.

Depuis 2008 est apparue une deuxième génération de gestion privée des prisons, celle des partenariats public-privé [3] – entre l’État et des entreprises – pour la conception, la construction et la maintenance des prisons. Ces PPP s’étendent au minimum sur 25 ans, à compter de l’ouverture du centre pénitentiaire. Et englobe aussi tous les services classiques des contrats plus courts. L’État s’oblige ainsi à payer, pendant plus de un quart de siècle, un loyer aux entreprises propriétaires de ces prisons, jusqu’en 2041 pour la plus récente des prisons en partenariat public-privé.
5,9 milliards de loyer par an

« Avec le recours aux PPP, l’État s’est considérablement endetté, alertait l’OIP, l’année dernière. Les intérêts et les charges à verser chaque année pour la maintenance des bâtiments alourdissent toujours plus le montant à rembourser. » Le « loyer » versé par l’État aux gestionnaires privés avoisinerait 5,9 milliards d’euros par an, d’après les calculs de l’association [4].« Cela pèsera de manière exponentielle sur tous les budgets à venir », rappelle l’OIP. Et obligera l’administration pénitentiaire à faire des économies ailleurs.

Source et suite de l’article (assez conséquentes mais indispensable) sur Bastamag

Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que ces privatisations ne sont pas le fruit du hasard, elles suivent un plan bien établi qui s’appelle TAFTA, avec imbriqué un accord du nom de « TISA ». Petit rappel:

Un rappel indispensable, le TISA, c’est la fin de tout ce qui est géré par l’état pour être totalement privatisé, que cela soit les prisons, les hôpitaux, les grandes entreprises, les services divers et variés, tout privatisé au nom du profit de grandes boites privées dont les scrupules sont limités! Une privatisation, cela signifie des économies et des emplois dont les contrats seront avantageux pour les patrons, cela signifie plans sociaux, cela signifie économies à tout va pour un prix revu à la hausse, et cela dans la logique de la mise en place du TAFTA, un accord tellement sordide qu’aucun politicien n’a le courage d’en parler aux électeurs. D’ailleurs, en parlant de cela, un candidat en a-t-il parlé avant les élections de Dimanche? Non? Bizarre non? Ben non!

 

Le traité sur le commerce des services, connu sous son acronyme anglais TISA, actuellement négocié en secret au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), risque de mettre à mort les services publics, estime Guillaume Etievant, secrétaire national du Parti de Gauche à l’économie et au travail.

Ces négociations menées par une cinquantaine de pays, dont les membres de l’Union européenne, la Suisse, les Etats-Unis et le Canada, visent à « dérégulariser le secteur des services », notamment en matière d’énergie, affirme Guillaume Etievant, dans une interview à l’agence Sputnik.

​ Selon lui, si ces négociations sont « entourées d’un certain mystère », c’est parce qu’elles « vont à l’inverse de l’intérêt de l’ensemble de la population ».

« Les lobbies qui sont à l’origine de ces traités de libre-échange ont tout intérêt à ce que la population ne soit pas au courant, pour qu’il n’y ait pas de mobilisation contre les dispositions de ces traités », affirme l’expert. D’après lui, la population n’est pas au courant de ce que contient le TISA et ne peut non plus se mobiliser dans le contexte de l’état d’urgence décrété par le gouvernement français.« Ce mystère est évidement voulu par les lobbies pour tout simplement imposer les intérêts de l’ensemble des grandes entreprises », estime Guillaume Etievant.

Selon lui, l’objectif du traité est de faire en sorte que les entreprises privées aient les mêmes subventions et les mêmes droits que ceux accordés aux services publics.

« Donc, ça voudrait dire que vous auriez tout un tas d’acteurs économiques qui, du coup, bénéficieraient de subventions sans faire la moindre chose d’intérêt général ou d’intérêt écologique. Ça, c’est un des éléments importants du traité qui serait en fait tout simplement la mise à mort des services publics », car aucun Etat n’a les moyens de subventionner les acteurs privés dans la même mesure que les services publics.

Un autre problème qui préoccupe l’expert consiste dans le fait que le traité TISA risque de « mettre à mal l’ensemble des barrières règlementaires concernant le transport routier ». Il s’agit notamment de « toute la réglementation française en  termes de transport routier », ainsi que les « interdictions de transport routier le week-end ».

« C’est à dire que l’Etat français n’aurait plus la possibilité de mettre en œuvre ce type de réglementation existant aujourd’hui dans son droit », affirme l’expert, mettant en parallèle le traité TISA et le traité de libre-échange transatlantique TAFTA.A la question de savoir si la décision de l’Union européenne de réduire de 40% les rejets de gaz à effet de serre d’ici 2030 est compatible avec les objectifs du traité TISA, Guillaume Etievant a répondu: « Non, on le voit bien que c’est complétement incompatible et c’est toute l’hypocrisie derrière cette COP21 et derrière les mesures qui seront annoncées par les différents gouvernements parce qu’on a beau faire des annonces publiques sur un certain nombre d’investissements et de dépenses (…) pour lutter contre le réchauffement climatique, si en parallèle on laisse les industries polluantes faire absolument tout ce qu’elles veulent ».

La solution consiste, selon l’expert, à « réglementer davantage l’ensemble des entreprises privées et des industries pour qu’elles ne puissent plus produire tout et n’importe quoi en ne respectant aucune norme écologique ».

Source+document audio sur Sputniknews.com

À faire circuler, cet article très récent dont voici un rappel:

France-failliteOn ne va pas y aller par 4 chemins, car concrètement, les français se sont fait baiser par nos politiques! Autant être franc, même si la formule paraît grossière, même si cela peut en choquer quelques uns, c’est pourtant la triste réalité, et le pire reste à venir. De quoi parlons-nous alors? Tout simplement de travail, et de ce qu’il redevient. Au départ il s’apparentait plus à un travail de forçat avec peu de repos, pas de vacances, peu d’avantages à part un salaire, puis est venus le temps ou le travailleur a acquis droits, avantages, salaire décent, congés, repos dominical, etc… Et sans que cela ne dérange grand monde, nous faisons marche arrière, littéralement, et les acquis sont voués à disparaître, au nom du profit, mais pas celui des travailleurs, mais celui des grands patrons.

Le plan est simple, vous pouvez vérifier chaque information, tout est vérifiable. Le but en France comme dans le reste de l’Europe est de mettre en place un système économique qui ne bénéficiera réellement qu’aux grandes entreprises, cela s’appelle en abrégé le TAFTA, Traité de libre-échange ou transatlantique, pour ceux qui connaissent ce pacte sous ses autres noms. Mais voilà, une trahison ne se fait pas aussi facilement, il faut que cela ne soit pas trop visible, que cela soit suffisamment diffus pour que cela passe sans engendrer des réactions violentes ou des contestations. Il fallait alors une Europe unie composée de pays qui seraient devenus des états sur le modèle américain, une gouvernance et 50 états plus ou moins indépendant qui auraient un pouvoir de décision limité, quand à la monnaie, une monnaie unique s’imposait: l’Euro. Ensuite, il fallait que ces états aient des « pôles économiques » forts, d’où la réforme des régions imposée en France. Tout cela, c’était pour la petite explication des bases, mais ce qui nous intéresse ici, c’est le travail, et le travailleur coûte cher, trop cher, il a trop de droits, de protections, cela ne pouvait pas durer. Le pire, c’est que parmi tous ces travailleurs, il y avait deux grandes catégories, les indépendants qui malgré eux faisaient de la concurrence aux grandes entreprises, et ceux qui travaillent plus ou moins directement pour le public, c’est à dire les entreprises dont l’état est actionnaire, et les fonctionnaires.

Pour les indépendants, il y a le RSI, une aberration à la gestion calamiteuse, et les petits travailleurs indépendants, le RSI s’en occupe! Le nombre de charges est toujours plus croissant, étouffant même selon certains, avec une logique toute relative, et chaque année, c’est une hécatombe dans le secteur, nombre préférant fermer de gré ou de force, pour échapper à un étau toujours plus étouffant. Des « indés » de moins, cela fait de la place pour les sociétés privées qui souhaitent s’imposer sur le marché, des succursales de partout, des grandes marques qui peuvent multiplier les pubs et faire de gros profits, quoi de mieux?

Ensuite, nous avons les entreprises dont l’état est actionnaire, des entreprises publiques, une horreur, c’est l’état qui gagne de l’argent! Il y a alors l’accord TISA qui fait partie du TAFTA cité plus haut, le TISA imposant à la privatisation de tout ce qui est publique, ce qui se produit depuis des années en France. EDF-GDF est devenu publique, démantelé et privatisé, le plan est efficace, ça fonctionne, et qui dit privatisation dit « assainissement des comptes », comprenez par là « plans sociaux » pour faire des économies. Et puisque cela fonctionne avec certaines entreprises, cela peut fonctionner avec d’autres. France Télécom, Areva, la SNCF, Air France, TF1, Suez, Total, SNCM, et tellement d’autres… Au final, tout doit être privatisé, même les prisons, les écoles et universités, les militaires vont également être privatisés à long terme, tout on vous dit!!!

Reste les fonctionnaires, et là c’est plus délicat car en France, le fonctionnariat est sacré, presque une religion, c’est un mode de vie. Et comment changer les fonctionnaires et travailleurs du privé? En poussant à la privatisation par la dette, ce dont se chargent les emprunts toxiques. La technique est simple, des emprunts sont proposés au plus grand nombre pour aider au « développement », mais ces emprunts sont dit « toxiques », ce qui implique que les taux d’intérêts ont vite explosé, poussant les souscripteurs à la faillite, ceux-ci sont des hôpitaux, des administrations de toutes sortes, des départements, des régions, des villes, t du coup, quels moyens restent-ils pour se défendre et redresser la barre? Privatiser. Les banques qui touchent l’argent de ces emprunts reconnus comme étant illégaux sont parfaitement connues: la Dexia, la JP Morgan, la Goldman Sachs, la Royal Bank of Scotland. Alors des collectivités ont décidé de se révolter puisque confrontés à une pratique illégale, et se sont tourné vers la justice contre les banques coupables. Vous savez ce qui est arrivé? Le gouvernement français a fait passer une loi pour protéger les banques afin qu’elles ne puissent plus être attaquées en justice! Et la privatisation des services et des administrations peut donc se multiplier plus encore que les petits pains avec Jésus.

Source et suite sur LME

 

Trouvé sur les moutons enragés

 

Autant être au courant, sur ce que l’on veut nous cacher….

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NOTRE PROPRE VERITE

 

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Cela fait plusieurs jours,  que j’ai envie de vous dire ceci.

Merci à toutes les personnes qui passent du temps à chercher la vérité, qui

oeuvrent dans le but d’aider en respectant les valeurs de chaque être humain.

Cependant il y a quelque chose que je trouve souvent dans ce qui est diffusé sur le net, les réseaux sociaux, et les médias officiels ou non.

Très souvent je lis aussi les commentaires.

Evidemment chacun est libre de son opinion, mais à l’heure qu’il est le plus important est de nous unir tous et toutes et au lieu de diviser, d’accuser toutes les personnes qui ne comprennent pas.

Pourquoi tant de haine et de méchanceté pour aggraver encore certaines situations, pour inciter encore plus de personnes à la haine ou pour conduire à encore plus de peur et de panique entre nous.

Il y a des messages qui circulent très alarmistes, et ceux qui reviennent souvent qui annoncent la fin des êtres humains,  des catastrophes  venant aussi d’ailleurs que de la Terre elle-même.  On y met des dates aussi.

Mon sentiment est de dire ça suffit, c’en est vraiment trop.

A quoi cela sert-il  d’en rajouter encore. Si ce n’est qu’à conduire certaines âmes sensibles à se décourager voir à se suicider.

Très très souvent dans mes textes j’ai dit que les humains ont un potentiel, une force extraordinaire en eux.  Quelque chose à l’intérieur, dont on ne parle pas vraiment dans les médias, qu’on n’enseigne pas aux enfants depuis qu’ils sont tout petits. 

Et se servir ce que nous avons tous et toutes en nous peut vraiment nous aider en ce moment, plus que tout le reste. En nous écoutant nous-mêmes nous retrouvons la force et l’énergie pour agir différemment.  Pour agir en nous aidant nous-mêmes ainsi que pour nous aider tous et toutes.

Plus je lis et je relis ce que l’on nous annonce il me vient une évidence, les auteurs de tous les complots qui sont dénoncés la plupart du temps ne représentent qu’une poignée d’humains, je dis bien une poignée par rapport au nombre d’habitants de notre planète.

Au lieu de diviser et de nous laisser diviser, il est vraiment temps de nous unir,  de nous regarder tous non pas comme des ennemis mais comme des alliés.  Regardons-nous  comme des êtres humains capables de voir en nous autre chose que ce que l’on a bien voulu nous faire croire et voir pendant si longtemps.

Nous sommes venus sur Terre pour vivre des expériences mais aussi pour être des humains conscients , pour re-naître à notre propre vérité.  Nous venons tous de la même ” source ” .

Si nous sommes capables de dire ce qui nous divise nous sommes aussi capables de l’inverse.  Retrouvons la force et l’énergie qui est en nous et écoutons notre COEUR.

Nous n’avons jamais été séparés les uns des autres, JAMAIS ce n’est qu’une “illusion”.   Une fausse croyance entrenue pendant si longtemps. Il est temps de faire tomber ces barrières qui nous ont trompés sur notre propre réalité.

La vérité est en nous tous et toutes, et nulle part ailleurs. 

Redevenir conscients de cette réalité, peut grandement nous aider à créer le meilleur en chacun et chacune de nous et autour de nous.

 

Avec amour

(Etincelle) Sarah