ESSAIMS DE SEISMES SUR LE VOLCAN CUMBRE VIEJA A LA PALMA : QUE SE PASSE-T-IL ?

 

 

Le Cumbre Vieja, en français : « Vieux sommet », est un volcan d’Espagne qui se situe dans l’archipel des Canaries, dans le sud de l’île de La Palma. La montagne est de forme allongée, orientée nord-sud, en forme de triangle pointant vers le sud et culminant à 1 949 mètres d’altitude.

Ce volcan est connu à cause d’un documentaire sensationnaliste diffusé en l’an 2000 par la BBC. Bien que ce documentaire et ceux qui ont suivi nagent dans le sensationnalisme, la fiction pourrait très bien rejoindre la réalité. La polémique a été lancée par une poignée de scientifiques anglais, peu scrupuleux, et de journalistes avides de sensationnel, dans une émission conçue par la BBC et diffusée en Angleterre il y a 17 ans. Cependant la nature peut surprendre.

La fiction : Et si demain un tsunami de 650 mêtres avait lieu dans l’océan antlantique ? Eh bien ce n’est pas de la fiction, cette énormité géologique pourrait avoir lieu, et réduire les USA et tous les pays d’Amérique à l’état de pays du tiers monde. Cette apocalypse pourrait avoir lieu à cause du volcan Cumbre Vieja à La Palma qui montre des signes très inquiétants. Cette horreur peut arriver d’un moment à un autre, le seul problème c’est qu’on ne sait pas quand, demain ou dans 1000 ans.

Les scientifiques ont appris qu’une éruption mènera à un effondrement du volcan dans l’océan. Des trillions de tonnes de roche tomberont dans la mer, envoyant  un méga tsunami créer une ondulation géante à travers l’Océan Atlantique vers les Amériques à une vitesse estimée de 720 kilomètres/ heure. Cela prendra approximativement huit heures pour atteindre les Etats-Unis. Il y aura peu d’avertissement de l’effondrement du volcan autre que l’éruption lui-même signifiant une possibilité imminente. Le Maroc, l’Espagne et les cotes Européennes de l’Atlantique pourraient également être touchées selon ce scénario.

La Réalité Scientifique :  les Iles Canaries ont connues moins d’une dizaine de déstabilisations massives (quelques dizaines de km³) depuis 2 Ma. La récurrence de ces évènements est de l’ordre de quelques centaines de milliers d’années pour chaque île, et notamment La Palma et El Hierro, qui sont les deux îles en pleine croissance volcanique, donc à priori les plus instables. Un réseau de failles et fissures s’est ouvert le long de la Cumbre Vieja (chaîne volcanique récente du sud de La Palma, culminant à quasiment 2000 m) lors de l’éruption de 1949. Ce phénomène est classique pour les éruptions fissurales basaltiques. La menace n’est donc pas réelle pour l’instant et certainement pour des milliers d’années à venir. En cas d’éruptions importantes et prolongées au sud de La Palma, des déstabilisations secondaires ne sont pas à exclure. 

Le Présent :  L’installation du réseau sismique des Canaries (INVOLCAN) commence à La Palma.

Ce réseau s’ajoute à celui existant de l’Institut Géographique National (IGN).

La collaboration scientifique est particulièrement nécessaire en période de réactivation volcanique. Nous sommes heureux que La Palma soit surveillée par ces deux institutions.

Nous rappelons également à nos adeptes l’importance de toujours être guidée par des informations officielles. Les îles Canaries ont un réseau de surveillance avec une amélioration continue et avec des scientifiques de premier niveau avec des années d’expériences. Info Actualidad-Volcan-AVCAN

Une augmentation notable d’essaims de séismes sont à noter depuis environ 90 jours :

Depuis les 15 derniers jours :

 

Ces séismes se situent entre 17 et 33 kilomètres de profondeur. Des magnitudes sur l’échelle de Richter et supérieure sont de 1,5 à 2,1.

L’essaim sismique de La Palma vu en trois dimensions :

Juan Ramón García Martel, informaticien aux Iles Canaries, a réalisé une animation des seismes enregistrés à Cumbre Vieja avec un programme de Google Earth. Il a consacré de nombreuses heures de son temps libre à recréer des événements sismiques pour aider à augmenter la connaissance volcanique des îles Canaries. Et l’essaim sismique enregistré à Cumbre Vieja depuis samedi 7 octobre 2017 a été son dernier travail. 

«J’ai beaucoup travaillé sur les tremblements de terre et la sismicité des différentes îles, ainsi que sur de nombreuses reconstitutions audibles où vous pouvez entendre le son des tremblements de terre sur le web», dit-il. “C’est une animation très didactique, il est prévu que la personne qui voit ces graphiques puisse avoir une idée de la façon dont la sismicité se produit, comment elle va d’un endroit à l’autre; cela nous permet d’approcher ce phénomène et de voir graphiquement ce qui se passe d’une manière didactique », dit-il. source : http://www.eldiario.es/

Selon L’IGN, la réactivation des seismes n’est pas surprenant, cela a déjà été observé sur El Hierro. Selon Carmen Lopez : “bien qu’il y ait presque 48 heures d’inactivité, cela ne signifie pas que l’essaim est fini”, a-t-elle dit. 

Elle explique que «la zone de localisation est la même que la précédente, peut-être un peu plus superficielle, et puisque nous avons installé trois nouvelles stations, cela change un peu en cet endroit». Elle a ajouté que «l’énergie sismique impliquée dans ce rebond est très faible, inférieure à celle du 9 octobre et pour finir en une série, il faut attendre quelques heures voire plusieurs jours». “Cette nouvelle situation est interprétée comme faisant partie de la même activité qui a conduit à la série qui a commencé le 8 octobre “.

En ce qui concerne les déformations possibles du sol dans certaines parties de l’île en raison de la pression du magma, Carmen López a déclaré que « dans notre réseau GPS, qui a été installé à La Palma depuis plusieurs mois, et forme une série longue et stable, nous ne voyons aucune déformation du terrain; il y a des déformations saisonnières ou instrumentales, associées aux changements du système de référence, mais dans l’analyse que nous faisons très détaillée jour par jour, nous n’avons pu identifier aucune déformation dans aucune des stations. “Nous continuons à faire l’analyse quotidiennement et pour l’instant nous n’avons pas pu identifier de déformation”, a-t-elle dit. 

Cependant, elle a reconnu que «chaque réseau est différent et, de toute façon, je pense que nous faisons tous une réévaluation continue et que nous devons attendre un peu plus longtemps pour être sûr à 100% s’il y a des déformations».  source : http://www.eldiario.es/

À la suite de l’essaim sismique enregistré au sommet de la Palma, les îles Canaries, depuis le 7 octobre 2017, L’Institut Volcanologique des Canaries (involcan) est en train de procéder au renforcement du programme de surveillance volcanique de la palma, du Cumbre Vieja. Involcan attend de recevoir de nouveaux capteurs sismiques pour renforcer le réseau sismique des Canaries à La Palma.

Cependant l’activité sismique enregistrée aux Canaries ces derniers jours est différente de la normale. “Un essaim similaire n’a jamais été enregistré” puisque des stations spécialisées récentes ont été installées sur ces îles. Bien que l’Institut de volcanologie des îles Canaries a dit que c’était un phénomène « absolument normal », María José Blanco, directeur de l’IGN aux Canaries, estime que « ce n’est pas anormal, mais pas normal »

Ce volcan reste sous surveillance, et à suivre…

Autres infos sur le Cumbre Vieja

Traduction et Adaptation de la Terre du Futur

 
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TREMBLEMENT DE TERRE EN ITALIE : EXPLICATIONS

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Article de chasseurd’orages37 (Kevin) – Description claire et précise de la géographie physique de l’Italie : L’Italie est constituée d’une partie continentale, péninsulaire et insulaire. Le territoire Italien est très accidenté, ce territoire possède deux grandes chaînes de montagne dont les Alpes du Nord ainsi que la chaîne des Apennins.

Les Apennins est une chaîne de montagne qui se développe sur une longueur près de 1200 kilomètres, en partant des côtes de la Ligurie jusqu’à la point Ouest de la Sicile. Ces montagnes constituent l’épine dorsale de la péninsule Italienne.

L’Italie est située sur la ligne de contact entre la plaque Africaine et la plaque Eurasienne. Le pays est donc sujet au séismes et possède des volcans bien actifs dont 4 principaux connues sous le nom du Vésuve, de l’Etna, le Vulcano, et le Stromboli.

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La plaine du Pô est une zone de contact entre plusieurs plaques sismiques. Les roches de la croûte terrestre situées dans cette région, sont compressées entre ces plaques. Ces roches se fracturent et c’est ce qui va provoquer des failles qui peuvent atteindre une grande dimension. Cela est lié à la remontée de la plaque Italienne vers le Nord, la compression augmente et les failles finissent par céder. Plus au Sud, vers l’Aquila, la situation est un peu plus différente en cas de séisme puisqu’il va s’agir de l’étirement de la chaîne des Apennins qui va se fracturer elle-même sous l’effet de sont poids. Il s’agit d’une des causes du violent séisme de 2009.

Sur la carte suivante, voici ce qu’on peut observer :

Au Nord de l’Italie, 3 failles sismiques se succèdent, dont une qui est de nature convergente ( se situant près des côtes ) et qui fait effet de subduction ou collision entre la micro-plaque Adriatique et la plaque Eurasienne. Il faut savoir que la zone de subduction s’étire entre Algérie, Tunisie, Sicile puis en remontant sur l’Est du pays comme on peu le remarquer sur la grand faille située entre la mer Ionienne et le Centre du pays. Puis on y trouve 2 failles convergentes là aussi, entre Algérie et Sicile. Ici, on observe une convergence entre la plaque Africaine et la plaque Eurasienne faisant effet de subduction. On peut seulement remarquer 3 petites zones d’extensions, qu’on peut appeler également zones de divergence entre la mer Tyrrhénienne et la mer Méditerranée. Le pays est donc soumis à de nombreuses contraintes géologiques entre plusieurs zones de convergences, mais surtout sous l’effet de plusieurs zones de subduction en plus de la chaîne des Apennins.

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En ce qu’il concerne l’activité volcanique. Des éruptions parfois meurtrières, se sont produites dans le passé. Actuellement, il reste le Stromboli en constante éruption puisqu’il présente une activité magmatique explosive permanente depuis 2500 ans. Le volcan se situe sur l’île qui porte le même nom, l’île Strombolienne. Voici la dernière image webcam d’aujourd’hui, du 1er novembre 2016 : Si l’on analyse bien l’image, l’on peut y apercevoir le panache de fumée ( cendre ) allant en direction du Sud-Sud-Ouest.

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Ici image satellite du Stromboli datée du 31 octobre 2016 :

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Suite à plusieurs séismes, dont un magnitude 5,8 non loin de la ville de Naples, le volcan Campi Flegrei présent une activité agitée et est passé en vigilance jaune 2/5. La caldeira des champs Phlégréens, longue de 13 kilomètres, présent une activité magmatique instable ainsi que des émissions de gaz en continue.

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Après tout ces violents séismes, violents éruptions volcaniques… Un séisme encore plus puissant peut encore se produire, mais le pays peut et est prêt à faire face à celui-ci même si l’on sait que les dommages risquent d’être particulièrement importants. De nombreux bâtiments sont désormais aux normes sismiques, mais les édifices comme les églises ou autre bâtiments historiques, peuvent malheureusement cédés sous l’effet de la secousse.

Six séismes dévastateurs depuis 2000

17 juillet 2001 : Trois morts dans un tremblement de terre de magnitude 5,2 dans le Haut-Adige, près de Bolzano (nord).

6 septembre 2002 : Deux morts à Palerme (Sicile), à la suite de crises cardiaques lors d’un tremblement de terre de magnitude 5,6.

31 octobre 2002 : 30 personnes tuées et une soixantaine blessées dans le village de San Giuliano di Puglia (Molise, centre-est) frappé par un séisme de magnitude 5,4. 27 enfants trouvent la mort dans l’effondrement du toit de leur école.

6 avril 2009 : 308 morts et plus de 50 000 sans-abri lors du tremblement de terre de l’Aquila dans le centre du pays.

20 mai 2012 : 7 morts et plus de 3 000 personnes évacuées après un séisme de magnitude 6 à Finale Emilia dans la région de Ferrare. Il sera suivi d’une réplique de magnitude 4,3 le 24 mai.

29 mai 2012 : Une dizaine de morts selon le dernier bilan provisoire, suite à un séisme de magnitude 5,8 à Mirandola, entre Modène et Ferrare.

Avant l’an 2000 :

• 26 septembre et 3 octobre 1997: 12 morts en Ombrie

Deux tremblements de terre frappent l’Ombrie (centre) et les Marches (centre-est), à une semaine d’intervalle, faisant douze morts, plus de 110 blessés et 38.000 sans-abri. Le séisme dévaste plusieurs villages de montagne et endommage des édifices historiques, dont la basilique de Saint-François d’Assise, où quatre personnes sont tuées par la chute d’une voûte.

• 13 décembre 1990: 17 morts en Sicile

Un tremblement de terre frappe la Sicile, entre Catane et Raguse, faisant 17 morts et 200 blessés. Le 5 mai, une forte secousse avait fait quatre morts près de Potenza, dans le Basilicate (sud).

• Les plus meurtriers du XXe siècle

Le 23 novembre 1980, un fort tremblement de terre a frappé la Campanie (centre) et le Basilicate (sud), faisant 2916 morts et 20.000 blessés dans la région de Naples. Les séismes les plus meurtriers qui aient frappé l’Italie ont été le tremblement de terre du 28 décembre 1908 dans le détroit de Messine (sud), qui a fait environ 95.000 morts entre les villes de Messine et Reggio de Calabre, et celui du 13 janvier 1915 qui a fait 30.000 morts dans la région des Abruzzes.

Voici des images récentes d’Avant et Après de ces derniers seismes de cette année 2016 :

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Place Dans Le Centre De Amatrice dans la province de Lazio

Le côté sud de Corso Umberto a été dévasté
Le côté sud de Corso Umberto a été dévasté

Le Village de Pescara Del Tronto
Le Village de Pescara Del Tronto

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Adaptation de chasseurd’orages37 et de TDF

 

Trouvé sur La Terre du Futur

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L’ODYSSEE DES ORIGINES

 

Au cours de ses 4,6 milliards d’années de vie, la Terre a connu de grands bouleversements provoqués par des chocs avec des objets venants de l’espace ou lors des soubresauts de son noyau interne.
C’est pourtant sur cette planète que la vie est apparue et s’est lentement transformée, malgré tous les cataclysmes, pour donner naissance à l’espèce humaine.

L’odyssée des origines :
Tout commence il y a quatre milliards six cents millions d’années. A la suite de collisions répétées entre astéroïdes, une planète prend forme, qui donnera naissance à la Terre telle que nous la connaissons aujourd’hui, il y a dix millions d’années.


Cette série en raconte l’histoire, de sa genèse à l’apparition de l’homo sapiens, toute récente sur l’échelle de ce long périple évolutif. Ce premier volet est consacré aux débuts de la Terre, ainsi qu’aux multiples évolutions qui ont permis à la planète bleue de devenir ce qu’elle est : le berceau d’une vie foisonnante, unique dans le système solaire.

 

Trouvé sur La Terre du Futur

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QUE SE PASSE-T-IL AU YELLOWSTONE ?

 

norris_junction2.pngQue se passe t-il au Yellowstone ? Suite au tremblement de terre de 4.8, C’est le plus important au Yellowstone depuis 1980, selon le US Geological Survey.

Depuis plusieurs semaines, des bloggeurs ont pu filmer des troupeaux de bisons fuyant le parc naturel de Yellowstone secoué par des petits tremblements de terre. Certains y voient le signe avant coureur d’une éruption volcanique apocalyptique.

Et si le supervolcan de Yellowstone était sur le point d’exploser? Plusieurs bloggeurs ont posté cette semaine d’inquiétantes vidéos prises dans le parc national du Wyoming au nord des Etats-Unis.

 

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Depuis le tremblement de terre de magnitude 4.8 du 30 mars dernier, des troupeaux de bisons semblent fuir leur habitat naturel. Un comportement étrange qui réveille la crainte de nombreux Américains de voir la Caldeira entrer en éruption. «Je peux vous dire que j’ai vu les bisons courir sur les routes, raconte un bloggeur. Je ne sais pas si c’est à cause d’une activité géologique dans le Yellowstone mais ce que je peux vous dire, c’est que quelle qu’en soit la raison, cette fuite est une alerte.

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Les bisons ne seraient pas les seuls à quitter Yellowstone. Tom Lupshu, un «survivaliste» (personne se préparant à une éventuelle fin du monde) du parc, a remarqué qu’un quart des élans de Yellowstone avaient disparu depuis un décompte réalisé l’hiver dernier. Les rejets d’hélium provenant du volcan seraient également 1000 fois supérieurs à la normale, selon ce même homme.

 

Une information que dément l’Observatoire de Yellowstone sur son site Internet. «Des recherches ont montré des changements concernant le taux d’hélium rejeté depuis deux millions d’années. Mais cela n’a strictement rien à voir avec l’activité sismique actuelle». Quant à la migration des bisons, elle serait tout à fait habituelle pour la saison. Même si l’Observatoire reconnaît la magnitude élevée des tremblements de ces dernières semaines, les scientifiques relativisent: «Il n’y a pas eu d’éruption à Yellowstone depuis 70.000 ans et des milliers de tremblements de terre ont eu lieu depuis». Cependant, Smith et ses collègues de US Geological Survey (USGS) et de l’observatoire du volcan de Yellowstone ont cartographié les soubresauts de la caldeira à l’aide d’outils tels que les systèmes de positionnement GPS et d’interférométrie radar (InSAR), qui mesurent la déformation du sol. La déformation du sol suggère que le magma est en mouvement vers la surface, signe précurseur d’une éruption. Les flancs du mont St-Helene, par exemple, ont gonflé de façon spectaculaire dans les mois précédents l’explosion de 1980. Ce fut également le cas avant l’éruption plus modeste de l’Eyjafjallajökull en avril 2010 : son flanc avait enflé de plus de 15 centimètres environ, étant donné que le magma avait coulé dans les chambres étroites sous la montagne. Mais il existe aussi de nombreux contre-exemples, y compris dans le cas du supervolcan de Yellowstone, où le sol enfle sans que cela soit suivi par une éruption. Selon la théorie actuelle, le réservoir magmatique de Yellowstone est alimenté par un panache de roches chaudes provenant du manteau terrestre. Lorsque la quantité de magma qui afflue dans la chambre augmente, le réservoir se gonfle comme un poumon et la surface s’élève. Lors du soulèvement des dernières années, les modèles indiquent que le réservoir s’est rempli d’environ 1 million de mètres cube de magma par an. Lorsque cet afflux ralentit, en théorie, le magma se déplace horizontalement pour se solidifier en refroidissant, ce qui fait redescendre le niveau de la surface terrestre. Les chercheurs estiment que 10 à 30% du magma présent sous Yellowstone est à l’état liquide, c’est donc encore insuffisant pour déclencher une éruption majeure (il en faudrait au moins 50%). Mais des poches de magma en fusion dans la chambre pourraient quand même causer des éruptions plusieurs fois plus fortes que celle de 1980 au Mont St Helens (Etat de Washington), prévient Jacob Lowenstern, qui dirige l’Observatoire de Yellowstone pour le compte de l’USGS de Menlo Park, en Californie.

La question légitime qui peut être posée est la suivante : dans le cas d’une future éruption du Yellowstone, et en connaissant les conséquences cataclysmiques, comment se comporteraient réellement les autorités et les pouvoirs publics d’information américains ? Ne serait il pas dans leur droit d’éviter au maximum un affolement généralisé ?! Dans ce contexte, est il fiable de dire qu’il ne se passera rien au Yellowstone ? Voilà une situation comportementale des plus complexe. Qu’elles sont les sources fiables ? Il est également exact de spécifier qu’un tel événement à l’échelle géologique n’a qu’une chance infime de se réaliser pendant ce siècle.

A revoir l’article très détaillé de TDF

Discussion en cours dans les forums

sources : http://www.nydailynews.com/ / http://www.lefigaro.fr/

http://www.notre-planete.info/

 

Petite précision la vidéo avec les bisons c’est un haox mais elle tourne partout sur le net. En réalité cette vidéo a été faite il y a une année déjà mais le titre a été changé. http://fawkes-news.blogspot.fr/2014/04/les-bisons-ne-fuient-pas-yellowstone.html

 

Trouvé sur La Terre du Futur

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LES GRANDS SEISMES DU DERNIER MILLENAIRE EN HIMALAYA POURRAIENT BIEN SE REPRODUIRE

 

Durant le dernier millénaire, toute l’énergie élastique générée par la convergence Inde-Tibet a été relâchée via une quinzaine de grands séismes. Leur chronologie irrégulière et leurs surfaces de rupture se superposant partiellement suggèrent que l’énergie emmagasinée entre deux tremblements de terre n’est pas totalement relâchée à chaque grand séisme. Ce relâchement irrégulier pourrait engendrer, dans toute la partie centrale de l’Himalaya, des événements aussi grands, voire même plus grands que celui qui a affecté en 1950 la partie orientale de la chaîne himalayenne, avec une magnitude proche de 8,5.

 

Clock Tower (Université du Népal, Katmandu) après le séisme de 1934

 

© DR
Clock Tower (Université du Népal, Katmandu) après le séisme de 1934.

Le sous continent indien, détaché de l’Afrique il y a 106 millions d’années, est entré en collision avec l’Eurasie voici 56 millions d’années ; depuis, l’Inde tente de progresser sous l’Himalaya-Tibet, et actuellement à la vitesse de 2 cm/an. Le contact entre les deux blocs se fait au niveau d’un grand chevauchement, le MHT (Main Himalayan Thrust – chevauchement himalayen principal ou chevauchement basal). C’est là que les contraintes s’accumulent et se relâchent, provoquant la sismicité de toute la zone himalayenne.

L’étude de la sismicité historique dans cette région pose une question majeure : un grand tremblement de terre comme celui de 1934 (magnitude de moment -Mw – proche de ~8,1), libère-t-il toute l’énergie stockée entre deux séismes par la convergence entre le Tibet et l’Inde, ou bien le relâchement de cette énergie est-il partiel ou encore lié à une énergie demeurée non libérée lors de séismes antérieurs ?

Pour répondre à cette question, les auteurs ont entrepris la revue des grands tremblements de terre du dernier millénaire en Himalaya (figure ci-dessous). Ils ont combiné l’analyse des enregistrements sismiques, de la cartographie des zones d’iso-intensité des dommages, de la paléo-sismicité révélée par une vingtaine de tranchées réalisées à travers les escarpements de failles au front de l’Himalaya ; enfin ils ont tenu compte des archives historiques et des structures sédimentaires induites par les séismes (séismites) du bassin de Kathmandu.

 

 

Ce bassin est en effet rempli de sédiments meubles qui amplifient les mouvements du sol lors des séismes et induisent une suite de destructions/reconstructions d’un grand nombre d’édifices dans cette zone au riche passé historique. Ces sédiments meubles sont également affectés par des déformations lors des grands séismes (séismites).

Les hypocentres (source des séismes) des tremblements de terre de 1934 (Mw~8,1) et de 1833 (Mw ~7,6) ont été localisés. Leur position indique que les ruptures provoquées par ces séismes se sont partiellement superposées le long du chevauchement himalayen principal (MHT) ; ce qui signifie qu’une partie de l’énergie libérée par le tremblement de terre de 1934 était emmagasinée avant 1833 et n’avait pas été libérée par ce premier séisme.

Par ailleurs, les datations 14C des points d’émergence des ruptures des paléo-séismes suggèrent que le séisme de 1344 a rompu une surface longue de plus de ~600 km à l’Ouest de Katmandu, il devait donc s’agir d’un tremblement de terre géant (Mw = 8,6) ; celui de 1255, qui détruisit la ville, a également affecté une immense surface, comme l’attestent des points d’affleurement de la surface rompue au sud de Katmandu et des séismites observées environ 600 km plus à l’Ouest.

La succession des grands tremblements de terre survenus entre 1100 et l’actuel a absorbé la totalité des 20 m de convergence qui s’est produite entre l’Inde et le Tibet durant le dernier millénaire bien que certains grands séismes ne libèrent pas la totalité de l’énergie accumulée élastiquement par la croûte supérieure en une seule fois. Ainsi, dans la zone centrale himalayenne, plusieurs mètres du glissement sismique associé au séisme de 1505 (~8,1 Mw) correspondent à un relâchement d’une part de l’énergie accumulée avant le séisme de 1255, et non libérée par ce dernier.

Ce relâchement de l’énergie sismique irrégulier, ces glissements et ces temps de retour très variables rendent aléatoires l’application du concept de séisme caractéristique en Himalaya ; en l’état de nos connaissances actuel, il est prudent de considérer que des séismes analogues à celui ayant affecté en 1950 la partie orientale de la chaîne himalayenne avec une magnitude voisine de 8,5 peuvent se produire à tout moment et dans n’importe quelle partie de l’Himalaya central.

Cependant, si cette étude souligne les similarités entre le cycle sismique dans les collisions continentales et les zones de subduction océanique, la segmentation importante qui affecte transversalement la croûte continentale de l’Himalaya pourrait y limiter l’extension latérale des très grandes ruptures. Ainsi les méga-séismes, avec une magnitude voisine de 9, qui caractérisent les subductions océaniques ne se produisent pas nécessairement en Himalaya.

Références

Via Sott.net

 

Trouvé sur les moutons enragés

Etincelle

ETATS-UNIS : LA GéOTHERMIE FAIT TREMBLER LA TERRE PRES DE LA MER DE SALTON

 

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Au sud de la Californie, le long de la faille de San Andreas, se trouve la mer de Salton qui, comme son nom l’indique, est en réalité un lac salé.

Ce site suscite de nombreuses convoitises car il est bordé par l’un des plus grands champs géothermiques de la planète. En 2013, pas moins de 10 centrales électriques y sont en fonctionnement, pour une capacité totale d’environ 330 MW. Cette filière industrielle est en plein essor depuis quelques années, puisqu’elle exploite une ressource naturelle, durable et renouvelable pour produire de l‘électricité verte.

Ces centrales sont connectées à des puits qui descendent à plusieurs centaines de mètres de profondeur (entre 1 km et 2,5 km dans le cas présent). Ils servent à récolter de l‘eau chauffée durant son séjour sous terre (parfois jusqu’à 320 °C et plus), qui se transforme progressivement en vapeur durant sa remontée vers la surface, la pression diminuant. Le gaz est alors employé pour actionner des turbines, avant d’être récupéré puis injecté sous terre. L’eau retourne là d’où elle vient, du moins pour la fraction récoltée. En effet, le bilan extraction-injection n’est pas en équilibre : il y a plus de liquide extrait qu’injecté, ce qui n’est pas sans conséquence géologique.

L’information vient d’être dévoilée dans la revue Science par Emily Brodsky et Lia Lajoie de l’université de Californie à Santa-Cruz (États-Unis) : il existe une corrélation entre le volume net de fluide extrait au cours du temps, et l’augmentation de l’activité sismique dans le champ géothermique de la mer de Salton. De plus, la relation statistique prend encore plus de valeur lorsque le volume injecté est aussi pris en compte. Oui, la géothermie fait trembler la terre.

Vers une prévision des séismes causés par l’Homme

Les chercheuses ont étudié l’activité sismique enregistrée sur le site entre 1981 et 2012. Un outil informatique a été créé pour dépolluer les signaux, c’est-à-dire supprimer les informations relatives aux répliques qui suivent un séisme principal. Les données ont alors été comparées aux informations fournies par les centrales au California Department of Conservation sur leur production, les quantités d’eau extraites et injectées. Chaque année depuis 1992, seul 81 % du liquide extrait sont renvoyés sous terre.

La première centrale a été lancée en 1982, tandis que l’activité sismique dans la région était assez faible. Depuis, elle a progressivement augmenté au fur et à mesure que des opérations ont été menées sur le champ géothermique, surtout entre 1991 et 2005. Durant cette période, de nouveaux puits ont été forés, ce qui a autorisé l’extraction d’un plus grand volume d’eau (environ 10 millions de m3 en 2012). Précisons cependant que les séismes d‘origine anthropique sont pour la plupart de faible magnitude (donc peu perceptibles).

Cependant, il est impossible de dire quelle magnitude pourrait atteindre un séisme engendré par les activités géothermiques. Un indice peut-être : durant ces 30 dernières années, le plus puissant tremblement de terre mesuré sur place a atteint une magnitude de 5,1. Par ailleurs, grâce aux deux paramètres isolés par les chercheuses, il pourrait bientôt devenir possible de prévoir, sur le court terme, les séismes qu’occasionneront les activités anthropiques dans la région. Voilà en tout cas de nouveaux résultats à ne pas négliger durant le développement de la géothermie en France, comme dans le reste du monde.

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, Futura-Environnement

Source : Le-veilleur

Trouvé sur Spread The Truth 777

 

C’est d’actualité à lire :

 

 MALGRE LE SEISME A ST-GALL, BERNE CONTINUE DE MISER SUR LA GEOTHERMIE

 

Voilà pour l’info

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Etincelle

L’ACTIVITE DU SOLEIL PEUT-ELLE DECLENCHER DES SEISMES SUR TERRE ?

 

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Bien des chercheurs se demandent si l’activité solaire peut être impliquée dans des tremblements de terre, mais une étude récente montre qu’il n’y a pas de corrélation directe entre les deux. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont collecté des données astronomiques portant sur les tâches solaires, les vents solaires et les tempêtes magnétiques puis les ont croisées avec les occurrences de tremblements de terre. Il n’existe donc aucune méthode avérée pour exploiter des données relatives à l’espace pour anticiper des tremblements de terre.

Cette étude a été menée sous la direction de Jeffrey Love de l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS) avec la participation de Jeremy Thomas du Northwest Research Associates. Elle a été publiée récemment dans le journal Geophysical Research Letters. Les données relatives aux tremblements de terre étaient fournies par le USGS, celles concernant les tâches solaires par le NOAA, et celles relatives aux vents solaires par la NASA. Les données géomagnétiques étaient fournies par le British Geological Survey et Geoscience Australia.

 

Peut-on prévoir les séismes ?

Malgré les affirmations hâtives de certains, la réponse est non selon l’USGS : aucune méthode fiable de détection de l’imminence d’un tremblements de terre n’a été développée et les sceintifiques ne pensent pas en mettre au point dans un futur proche.

Cependant, statistiquement, il est possible d’estimer le déclenchement prochain d’un séisme. C’est le cas pour le «Big one », le tremblement de terre dévastateur tant redouté qui devrait frapper la côte ouest des États-Unis (Californie) : il y a 75% de risques qu’un séisme de magnitude supérieur à 6 survienne dans les 30 ans au niveau de la région de la baie de San Francisco. Et il y a une quasi-certitude (99% de probabilité) que dans cette même période, un fort tremblement de terre se déclenche quelque part dans l’Etat de Californie.

 

La menace des tempêtes solaires

Tout le monde connait les phénomènes météorologiques terrestres tels que la pluie, le vent et la neige. L’espace a également des phénomènes météo propres. Or, le soleil obéit à des cycles temporels qui peuvent influer sur l’environnement spatial et terrestre.

Les tempêtes magnétiques, caractérisées par un surcroît d’activité du champ magnétique terrestre en sont un exemple. Comment cela se passe-t-il ? Le soleil émet en permanence des vents de particules électriquement chargées, et un phénomène violent peut déclencher une tempête magnétique. Si celle-ci est orientée vers la Terre et suffisamment puissante, elle peut avoir un impact considérable à la surface de la Terre et menacer directement nos vies.

En effet, les grosses tempêtes magnétiques peuvent interrompre durablement les communications radio, interférer avec les localisations GPS, endommager les organes électroniques des satellites et donc les mettre hors d’usage, accroître la corrosion des pipelines, induire des sautes de tension dans les réseaux électriques, et se traduire par des blackout électriques qui peuvent engendrer le chaos dans nos sociétés.
Les tempêtes magnétiques solaires se manifestent par des aurores boréales aux latitudes élevées.

En ce qui concerne les tâches solaires, elles sont visibles parce qu’elles forment une zone plus sombre à la surface du soleil. Elles correspondent à une concentration d’énergie et d’activité magnétique solaire élevée. L’apparition de grandes tâches va de pair avec un risque d’émission violente, accompagné de forts vents solaires, et donc de tempêtes magnétiques au niveau de la Terre. Le nombre de tâches solaires fluctue tout au long du cycle solaire de 11 ans. Le cycle actuel correspond normalement à une phase de faible activité, une situation qui pourrait changer dans les prochaines années.

 

L’activité solaire ne semble pas engendrer de séismes sur Terre

« Cette recherche avait pour but de nous permettre de mieux comprendre les sciences naturelles et de tester l’influence du Soleil sur la Terre, afin de mieux protéger les populations », explique Jeffrey Love, géophysicien à l’USGS. « Bien que nous n’ayons pas trouvé de corrélation significative entre les données relatives à l’espace et les tremblements de terre, nous savons que le soleil affecte la Terre à d’autres niveaux. L’USGS est spécialisé dans l’étude de ces phénomènes naturels, dont certains sont très dangereux pour une société hautement technologique et dépendante des technologies comme la nôtre. »

« Si de nouvelles découvertes viendront peut-être un jour bouleverser l’état de nos connaissances, il est important pour nous d’évaluer objectivement les données et les informations à notre disposition », poursuit le Pr Love. « Ce n’est pas parce que nous avons lieu de penser qu’il n’y a pas de corrélation que cela est avéré tant que nous n’aurons pas de preuve formelle du contraire. »

Dans l’état actuel des connaissances, l’activité solaire ne semble donc pas impliquée dans le déclenchement des séismes, aucune corrélation n’a été mise en évidence, mais cela ne signifie pas que le Soleil n’influence pas d’une autre manière l’activité sismique de notre planète.

 

La force d’attraction du Soleil et de la Lune pourrait favoriser les tremblements de Terre

Cependant, Sachiko Tanaka chercheuse japonaise au National Research Institute for Earth Science and Disaster Prevention (NIED) (Japon) suggérait fin 2012 que l’attraction combinée de la Lune et du Soleil aurait pu déclencher le séisme exceptionnel de magnitude 9 qui a frappé le nord-est du Japon vendredi 11 mars 2011 et qui a été suivi d’un tsunami dévastateur.

La Terre passe par deux cycles d’expansion et de contraction d’environ 20 centimètres par jour en raison de l’attraction gravitationnelle de la Lune et du Soleil. Bien que la force de la gravité soit seulement environ 1/1000 de l’énergie qui s’est accumulée dans une plaque tectonique, celle-ci pourrait avoir été un élement déclencheur, indique-t-elle.

Pour arriver à cette hypothèse, M. Tanaka a analysé 500 séismes de magnitude supérieure à 5 entre 1976 et 2011 sur une zone de 500 × 200 km autour de la faille active du 11 mars 2011. Et elle a découvert qu’il y avait plus de tremblements de terre lorsque l’attraction est forte comme le 11 mars. Des tendances similaires ont été découvertes avant les terribles tremblements de terre qui sont survenus au large de Sumatra en 2004 et 2007.

Par Christophe Magdelaine / notre-planete.info – Tous droits réservés

Source :Le-veilleur

Trouvé sur Spread The  Thruth 777

 

Voilà pour l’info

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