DES POULES A LA PLACE DES PESTICIDES

Cet agriculteur breton a remplacé les pesticides par des poules. Et pas n’importe-quelles poules ! Des noires de Janzé, une espèce en voie de disparition.

Afin d’éviter l’usage de pesticides, un arboriculteur breton a trouvé une solution astucieuse et écolo pour faire face aux insectes ravageurs de ses vergers : les poules. Plus précisément, les poules noires de Janzé. Présentations.

C’est à Saulnières, en Ille-et-Villaine, que Christophe Bitauld, agriculteur depuis 1988 reconverti au bio depuis 13 ans, protège ses vergers des insectes nuisibles grâce à des poules. Une méthode naturelle qui remplace avec efficacité l’usage de pesticides. Et il a choisi une espèce bien spécifique : la poule noire de Janzé, une race en voie de disparition.

 

Poule noire Janzé – wikipédia

Christophe Bitauld n’en est pas à son premier essai en ce qui concerne l’intégration des animaux dans ses cultures. En effet, il avait déjà introduit 120 moutons pour gérer le désherbage de ses sols et éviter ainsi 5 tontes annuelles. Et s’il a choisi aujourd’hui cette race spécifique de poules, ce n’est pas pour rien : les poules noires de Janzé sont d’excellentes chasseuses. Les frelons asiatiques, particulièrement invasifs et dangereux, et très friands de fruits mûrs (notamment de pommes), ne font pas long feu ! Pas plus que les vers de pomme, ou encore les anthonomes, des coléoptères ravageurs qui ont vu leur population réduite de 80% dans les vergers de Christophe dès la première année.

Et ce n’est pas tout ! Les poules noires rendent également service aux moutons en les débarrassant de leurs tiques, mais aussi des douves et du ténia. C’est un véritable écosystème qui s’est créé dans ces vergers ! Sans compter que ces poules sont particulièrement vives et agiles ; en plus d’avoir une grande capacité à se goinfrer d’insectes, elles courent et grimpent aux arbres, et parviennent ainsi à échapper à leurs prédateurs, tels que la fouine, le renard et la belette.

Christophe Bitauld a même monté le projet Ty Poul, un poulailler mobile de gestion agro-environnementale pour protéger les vergers des prédateurs.

Les vergers ne comptent aujourd’hui pas moins de 200 poules noires de Janzé. De quoi contribuer, humblement mais sûrement, à la préservation de l’espèce. Et en plus, Christophe récolte des œufs d’une qualité très recherchée !

Une belle façon d’allier agriculture et protection de l’environnement ! Et un bel avenir pour cette espèce de poules en voie de disparition… Peut-être plus pour longtemps, qui sait ?

 

Trouvé sur positivr.fr

 Etincelle

CHINE : UNE FAILLE DE SECURITE DONNE UN APERÇU D’UN SYSTÈME DE SURVEILLANCE DIGNE DE BIG BROTHER

Reconnaissance faciale, classification ethnique, identification de personnes fichées… La réalité effrayante de la ville intelligente à la sauce chinoise transparaît dans des données en ligne que quelqu’un à oublier de protéger

Ceux qui seront demandaient à quoi peut bien ressembleront sytème de surveillance dans une ville chinoise sont désormais servis. Les données d’un tel système étaient librement accessibles depuis un navigateur web, sans aucun contrôle d’accès. Elles ont été trouvées par le chercheur en sécurité John Wethington, qui a collaboré avec TechCrunch pour contacter le fournisseur impliqué et publier les informations qui en découlent.

La base de données était hébergée par le géant chinois Alibaba qui a immédiatement contacté son « client » sans toutefois le nommer. Mais au regard des informations qu’elle contenait et que le chercheur a pu analyser, il est très probable qu’il s’agissait d’un agence gouvernementale ou d une organisation qui collaborait avec une telle entité.

On y trouvait des données de reconnaissance faciale collectées dans un quartier de Beijing, la capitale chinoise. Le système était capable d’évaluer toute une série d’aspects physiques : âge , pilosité, humeur

, présence de lunette ou d’un épisode masque,etc. Il permettait en particulier de distinguer certaines ethnies comme les Hans qui forment la majorité chinoise,ou les Ouighours qui sont particulièrement opprimés par le gouvernement.

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Vraiment à lire car la réalité dépasse souvent la fiction. Il nous faut ouvrir les yeux sur ce monde le nôtre ou tout devient de plus en plus contrôlé. Ce qui est entrain d’arriver partout sur la planète . La plupart du temps tout est vendu dans le but de votre soi-disant sécurité alors que ce n’est pas le cas. Quand un climat de peur est entretenu et voulu alors la plupart des gens ne voient plus ce qui seprépare…

Toujours pour votre information

Etincelle

EN DORDOGNE UNE FERME DEVIENT UN MODELE D’AGRO-ECOLOGIE ET DE MARAICHAGE SUR SOL VIVANT

 

Quand Benoît s’installe à la ferme de Cagnolle en 2008, on lui dit qu’il ne pourra pas planter grand chose. En effet, les sols sont pauvres, la terre est compacte et ne respire pas, et quand on y regarde de plus près, pas de vers, pas d’insectes. C’est là ce qui arrive à beaucoup de surfaces agricoles qui, à force d’être cultivées, s’appauvrissent. À Cagnolle, plus la terre est cultivée, plus elle devient riche. Comment ?

Sur cette ferme, 1.2 hectares sont destinés au maraîchage. Pourtant, aucune machine sur leur ferme. Pas d’animaux pour faire de la traction animale non plus. Ils ne travaillent plus les sols.

Benoît et Carmen appliquent un principe simple : en donnant beaucoup à la terre, la terre nous rend beaucoup. Ils décident ainsi de recréer un agro écosystème, c’est à dire créer les conditions pour que espèces végétales et animales s’auto alimentent.

 

 

D’abord, ils appliquent la méthode de la permaculture : ils déposent sur la terre des déchets verts, de la paille du voisin qui allait pourrir, des coquilles de noix, du marc de café, du poussier de charbon de bois, des déchets de scieries. Ensuite, ils ont utilisé de vieilles bâches des voisins pour protéger la terre et ne pas la laisser exposée aux rayons du soleil. Et oui, cette image bien lissée des plantes qui poussent sur de la terre bien noire unie, est à bannir de notre imaginaire, car là où les plantes poussent le mieux, c’est dans un sol qui ressemble à celui de la forêt :

Avec des feuilles mortes, des bouts de bois, des déchets verts, des excréments d’animaux. Les légumes bio qui sortent de leurs champs sont aujourd’hui plus riches en sucres et minéraux que ceux des voisins, et ils s’enrichissent chaque année.

Pour les semis, Carmen et Benoît ont appliqué le même principe, en utilisant l’aquaponie, c’est à dire la culture en serre de plantes irriguées par l’eau des poissons. Des bactéries transforment l’amoniaque des déjections des poissons en nitrate dont les plantes se nourrissent. Les plantes agissent comme un filtre et l’eau revient pure à l’aquarium.

Capture d’écran youtube – L’agro-recyclerie c’est quoi ?

Derrière ce qu’ils appellent l’agro-recyclerie, c’est à dire la transformation des déchets en ressources, Benoît et Carmen prennent tout simplement pour modèle la meilleure gestionnaire qui soit : la nature. Cette méthode rend les agriculteurs autonomes et non polluants, car en amont ils n’ont plus besoin d’acheter des produits qui viennent compenser la pauvreté des sols, et en aval, ils ne rejettent plus ces produits polluants dans l’environnement alentour. Des agriculteurs qui enrichissent les sols au lieu de les appauvrir ? Voilà qui est possible.

Et comme l’écosystème s’étend bien au-delà du champ, cette méthode permet de créer du lien entre paysans et artisans auprès desquels Benoît et Carmen vont chercher les matières utiles pour régénérer leurs sols. Ils ont aussi diversifié leurs activités en proposant des chambres d’hôte et des formations.

 

Trouvé sur La relève de la peste  

 

  Etincelle