VIDEO) LE JUGEMENT – EXTRAORDINAIRE COURT METRAGE A VOIR SUR L’INDUSTRIE ALIMENTAIRE…

Ce n’est pas de la propagande végan, mais un constat sans concession, de la société dans laquelle nous vivons. Partagez, repostez, likez, copiez, collez, tweetez, mais faites tourner ce court-métrage… Merci àMerlin.(voltigeur)

Maxime Ginolin

Maxime Ginolin

En décembre 2013 est sortie un court métrage qui fait maintenant un énorme buzz en France et au Canada (et autres pays francophones). La vidéo sortira bientôt en anglais pour pouvoir toucher cette fois un public international.

Ayant totalisé 500 000 vues en 3 semaines, cette vidéo a déclenché une réelle remise en question pour des milliers de personnes. Ce court métrage réalisé sous forme de fiction mais avec de réelles images aussi provenant de documentaires, parle de la réalité actuelle de l’industrie alimentaire et des lobbys, du génocide animal, des mensonges adressés aux consommateurs et des problèmes de santé que tout cela cause auprès de la population.

Pollution, élevage intensif, déforestation… Toute ces pratiques aux conséquences néfastes sont pratiquées depuis des décennies par l’homme et contribuent à la destruction de notre planète. Parmi les victimes, nos amis animaux sont les premiers à souffrir de nos abus. C’est ce que dénonce ce court-métrage à travers un tribunal d’animaux qui juge l’espèce humaine pour ses actes. 

La personne qui se cache derrière cette vidéo extra ordinaire s’appelle Maxime Ginolin et il n’a que 25 ans. Il dédie sa vie et son art à l’éveil des consciences en ce qui concerne la maltraitance faite aux animaux, mais aussi aux femmes et aux enfants, ainsi que toutes les déviations de notre système. Il est réalisateur, acteur, chanteur, compositeur, et grand activiste pour le droit des animaux, mais aussi le droit des femmes et des enfants.

Alors que la plupart des jeunes de son âge vivent une jeunesse pour la plupart plutôt « insouciante », centrée sur leur propre vie, Maxime dédie sa vie et son quotidien à la lutte contre toutes les injustices et cruautés qui se passent chaque jour à une échelle inconcevable, et pourtant c’est bien réel. C’est avec des personnes comme lui que le monde pourra réellement évoluer.

Maxime est donc le réalisateur de ce court métrage, il est également l’acteur de tous les personnages déguisés, l’auteur des textes et le créateur de la musique de fond. (Voir l’article complet de LauraMarie)

L’interview avec Maxime est désormais disponible ! Cliquez ici pour la visionner.

Source LauraMarieTV.com
 
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Ttouvé sur les moutons enragés

mandalalaluna450 (1)  Etincelle 

L’IMPORTANCE DES FREQUENCES EMISES PAR LES OISEAUX SUR LA VITALITE DES VEGETAUX

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Au printemps, la Nature se réveille après les mois d’hiver, les hirondelles sont de retour de leurs migrations, les oiseaux chantent tous en choeur, comme si le réveil de la Terre se mettait à sonner !

Quelles sont les influences de ces émissions sonores sur les végétaux ?

Ces vibrations aigües émises pendant la journée, exercent une forte influence sur la floraison et la fructification des plantes.

Ces découvertes ont été publiées par Rudolph Steiner, célèbre anthroposophe (1861-1925), et qui disait ceci :

« Nul ne peut comprendre les plantes, s’il fait abstraction de tout ce qui tourbillonne, vit et s’entremêle autour d’elles ».

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On découvre l’importance des fréquences émises par les oiseaux, sur la vitalité du végétal – DISPONIBLE ICI

 

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Le son émis est proche de la lettre i, qui vient activer l’énergie bois des êtres vivants (cette action étant déjà connue de la médecine chinoise depuis des siècles – DISPONIBLE ICI

 

Les plantes sembleraient transmettre plus facilement leurs éléments nutritifs à la Terre quand elles sont entourées de chants d’oiseaux et de leurs battements d’ailes.

Ces ondes viennent faire vibrer l’énergie de vie des plantations, et permettent ainsi de faire proliférer les micro-organismes du sous-sol et les vers de terre.

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Le chant des oiseaux serait donc lié à la germination des graines et à la croissance des plantes, le son est aussi important pour elles, que la photo-synthèse – DISPONIBLE ICI

 

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Source: http://rustyjames.canalblog.com/

 

Trouvé dans La Presse Galactique

 

Il y a bien des choses dans le monde dont beaucoup d’humains ne sont plus conscients et que si nous en avions tous pris connaissance nous pourrions saisir toute l’importance de protéger les merveilles du monde.
Nous concentrer là-dessus et certainement que ça pourrait donner des idées et l’envie de créer autre chose de nouveau. Etre reconnecté avec nous-mêmes aussi. Nous arriverions enfin à nous concentrer sur du positif au lieu de répéter trop souvent ce qui ne va pas. Voir tout ça avec un autre regard.

Tout ça pour en venir à ce petit article, pour nous faire prendre conscience que tout est bien fait, que tout est connecté, lié. Et que nous le sommes aussi et nous l’avons peut-être oublié.

Il s’agit ici de chant d’oiseau des impacts sur les végétaux, et il nous reste encore beaucoup des ces merveilles à re découvrir.

mandalalaluna450 (1)  Etincelle

PAROLES DE PAIX DANS UN MONDE DEVASTE

Dans le séisme provoqué par les attaques terroristes à Paris début janvier 2015, comment pouvons-nous envisager la paix ? Pensées de sagesse du grand maître activiste de paix Thich Nhat Hanh.

bonustnh« La noirceur ne peut chasser la noirceur. La lumière peut le faire. La haine ne peut chasser la haine. L’amour peut le faire », avait proclamé Martin Luther King. Mercredi 7 Janvier 2015, douze innocents sont tués à la kalachnikov en plein Paris. Parmi eux, des dessinateurs connus qui n’avaient que leur crayon à papier pour arme, et qui ont illustré notre quotidien avec intelligence et irrévérence. D’autres, moins connus, seront assassinés tout aussi sauvagement le surlendemain. Au moment où la Terre entière subit ce séisme provoqué par le geste désespéré de quelques désaxés qui se prétendent être des fidèles de Dieu, nous souhaiterions partager avec vous des réflexions échangées en mai 2014 avec Thich Nhat Hanh. Ce moine bouddhiste vietnamien, activiste de paix, avait été très proche en son temps de Martin Luther King qui l’avait proposé comme Prix Nobel de la Paix avant son assassinat à Memphis le 4 avril 1968. Aujourd’hui, en guise de paix, laissons la place à des paroles de paix.

Une synchronicité ou coïncidence a-t-elle marqué votre vie ?
T. N. H. :
Quand j’ai rencontré Martin Luther King en 1966, nous avons longuement discuté de l’énergie de la communauté. J’utilisais le terme de « sangha » et lui de « beloved community » – chère communauté – ; il avait conscience que sans celle-ci il n’aurait pu réaliser son rêve de paix. Malheureusement, il fut assassiné trois mois après notre dernière rencontre. J’étais à New York ; j’en ai été malade, très en colère. Comment avait-il pu être tué sur son propre sol ? Il n’était plus là, et je devais donc aussi œuvrer pour lui, avec l’appui de gens de paix. Car si vous avez un rêve, il convient de le rendre réel en communauté : une personne seule, aussi talentueuse qu’elle soit, s’épuise tôt ou tard. C’était il y a plus de 40 ans, et de nos jours nous avons des milliers de sanghas de par le monde…

Vous insistez que parler de paix aux puissants ne suffit pas ?
T. N. H. :
Les négociations pour la paix devraient être conduites autrement, en utilisant moins le mental, dans une atmosphère de paix, et en invitant des personnes qui ont la capacité de comprendre, d’avoir une vision profonde. De la même façon, dans nos familles la paix doit être un but et un moyen. S‘il y a de la joie, de la paix et de la compréhension, un changement peut se produire, et le moyen – la paix – devient le but. Pratiquer pour que ce moyen devienne le but est quelque chose que nous travaillons tous les étés avec des milliers de familles (ndlr : qui sont accueillies pendant 2 mois tous les étés pour recevoir l’enseignement du maître et participer à la vie de la communauté du village des Pruniers en Dordogne) , car la pleine conscience se joue au delà du mental ; par la pratique, elle imprègne nos cellules. D’ailleurs, dans chaque famille il devrait y avoir une pièce de méditation, un endroit où l’on pourrait inviter la cloche à sonner et respirer.

Vous organisez des retraites, mais pour beaucoup l’idée de se retirer, ne serait-ce qu’une semaine, n’est pas évidente.
T. N. H. :
La pratique nécessite à la fois un retour sur soi, et un soutien. Etre entouré de frères et de sœurs, mais aussi d’un enseignant, permet la concentration. Au village, nous pouvons exercer la vision profonde, la pleine conscience, mais aussi nourrir notre joie, entourés de gens qui suivent cette même intention. On peut bien sûr acheter des livres sur la méditation, mais cela n’a rien à voir avec les partages au sein d’une communauté de pratique. Durant les retraites, la pratique se fonde sur les 5 entraînements à la pleine conscience qui portent autant sur la consommation (nourriture, télévision, livres, eau…) que sur des moyens d’existence justes ou sur la pratique de la parole aimante et de l’écoute profonde. Quand 700 personnes pratiquent en pleine conscience ces entraînements, la transformation est profonde. Elle agit beaucoup plus vite que si on reste seul à méditer chez soi. La qualité de l’énergie est primordiale. On est comme une goutte d’eau qui se permettrait d’être transportée par la rivière toute entière.

Certaines personnes ont la croyance que seule leur propre pratique religieuse ou spirituelle est valable ; qu’en pensez vous ?
T. N. H. :
Nous avons tous une idée du bonheur ou de la spiritualité. Nous avons tous aussi une idée du Bouddha, du bouddhisme, ou du royaume de Dieu. Ce sont des obstacles ! C’est en se libérant de ces notions que nous acquérons la liberté d’expérimenter. Or, la liberté est la condition de base du bonheur. Ici, nous vivons entre frères et sœurs, en fraternité. Chacun est différent. Mais comme pour les doigts de la main où le petit doigt n’est pas moins important que le reste des doigts, nous apprenons à vivre ensemble avec l’intention commune de pratiquer la pleine conscience, la joie et la paix. Les personnes extérieures qui viennent pratiquer au centre peuvent bénéficier de cette énergie commune. C’est ainsi que toutes les intentions de changement devraient se matérialiser : en communauté de pratique, ou « sangha », car elle permet une vision profonde de l’action ainsi que les moyens de la nourrir. Moi-même je ne prends pas de décision, c’est sur l’énergie de la sangha que je m’appuie.

Quand la guerre du Vietnam à débuté, vous ne pouviez pas vous contenter de réciter des sûtras ; vous avez créé des associations, des écoles, et contribué à la naissance d’un bouddhisme engagé. Face à la mondialisation de la violence, comment intégrer la méditation dans l’action ?
T. N. H. :
Le problème est que nos conceptions du bonheur vont souvent à l’encontre de la préservation de la planète : déjà, le réchauffement planétaire, auquel nous contribuons, est une violence. De plus en plus de gens pensent qu’ils ont le droit de consommer. De la Chine à l’Inde, les gens souhaitent consommer de plus en plus de viande et d’alcool ; or on sait bien que l’industrie de l’alcool et de la viande a contribué à diminuer de façon drastique les terres autrefois cultivées pour nourrir les humains. Des études scientifiques démontrent que si nous réduisions de 50 % notre consommation d’alcool et de viande, nous pourrions sauver des milliers de vie. Qu’attendons nous ? Il n’est pas suffisant de parler de l’environnement ; des mesures concrètes doivent être prises jour après jour. Chacune de nos actions peut faire des dégâts inestimables, mais tout acte réalisé en pleine conscience, qu’il vise la paix dans nos foyers ou l’équilibre planétaire, est une graine en germe qui possède des répercussions inestimables. Nous transmettons nos pensées, nos paroles, nos actions – c’est à dire notre karma – à nos enfants et au monde entier. C’est là que réside notre avenir.

Selon une étude effectuée par l’International Peace Project in the Middle East (« Projet international de paix au Moyen-Orient ») en 1988, des personnes formées à la méditation furent priées d’établir l’énergie de leur pleine conscience pour réduire les opérations militaires entre le Liban et Israël. Les résultats furent très encourageants : les attentats diminuèrent considérablement, et les scientifiques purent démontrer qu’un seul méditant peut influencer dix mille habitants.
T. N. H. :
La prise de conscience seule ne suffit pas, car elle peut disparaître d’un moment à l’autre. Mais si nous pratiquons régulièrement la méditation en communauté de pratique, la vision profonde devient vivante et notre manière de penser, d’agir, de ressentir, se transforme. Un éveil collectif est possible ! Votre exemple le montre.

L’Art de communiquer en pleine conscience, Thich Nhat Hanh
Le Courrier du Livre (Novembre 2014 ; 151 pages)

Prendre soin de l’enfant intérieur, Thich Nhat Hanh
Belfond (Février 2014 ; 200 pages)

 

Trouvé sur INREE

mandalalaluna450 (1)  Etincelle

L’ODYSSEE DES ORIGINES

 

Au cours de ses 4,6 milliards d’années de vie, la Terre a connu de grands bouleversements provoqués par des chocs avec des objets venants de l’espace ou lors des soubresauts de son noyau interne.
C’est pourtant sur cette planète que la vie est apparue et s’est lentement transformée, malgré tous les cataclysmes, pour donner naissance à l’espèce humaine.

L’odyssée des origines :
Tout commence il y a quatre milliards six cents millions d’années. A la suite de collisions répétées entre astéroïdes, une planète prend forme, qui donnera naissance à la Terre telle que nous la connaissons aujourd’hui, il y a dix millions d’années.


Cette série en raconte l’histoire, de sa genèse à l’apparition de l’homo sapiens, toute récente sur l’échelle de ce long périple évolutif. Ce premier volet est consacré aux débuts de la Terre, ainsi qu’aux multiples évolutions qui ont permis à la planète bleue de devenir ce qu’elle est : le berceau d’une vie foisonnante, unique dans le système solaire.

 

Trouvé sur La Terre du Futur

mandalalaluna450 (1)  Etincelle

LE GENIE HYDRAULIQUE D’UNE CIVILISATION PRE-INCA POUR SAUVER LIMA DE LA SECHERESSE

 

 

Avec le réchauffement climatique, Lima, au Pérou, souffre de plus en plus de pénurie d’eau. Face à ce problème grandissant, les hydrologues sont formels : le système pré-Inca est la solution.

Malgré toute notre technologie, nous sommes incapables d’apporter une meilleure réponse à la pénurie d’eau qui frappe Lima (Pérou), que celle qui fut inventée il y a très longtemps par les Hari (ou Wari). Cette civilisation précolombienne, et même pré-Inca, vivait dans cette région andine entre 500 et 1.000 après J.-C. À l’époque, pour faire face au climat très particulier de Lima – l’un des plus désertiques, bien que la ville soit située dans une zone subtropicale et à seulement 80 mètres d’altitude -, les Hari ont développé un système hydraulique ingénieux : les « amunas ». Son principe est simple : les eaux de pluie de la montagne sont capturées dans un bassin. Celui-ci est relié à divers points situés plus bas, jusqu’à Lima, par une série de petits canaux souterrains en pierre. L’eau s’infiltre ainsi lentement dans les roches et l’eau ressort tout le long de l’année en contre-bas.

Les amunas, tombés en ruine depuis longtemps, doivent seulement être rénovés. Pour cela, les chercheurs suggèrent de refaire les joints, à l’aide de ciment autour des canaux. « L’idée est de construire un ‘timelag’ dans le système hydrologique, ce qui retarde le ruissellement des eaux pendant des semaines ou même des mois », explique Bert De Bièvre, de Condensan, dans la revue New Scientist.

Selon l’étude, la solution des « amunas » serait de loin l’option la moins chère : elle coûte moins d’un centième que l’eau de la nouvelle usine de dessalement de l’eau de mer. Autre avantage : en vidant progressivement l’eau des bassins de montagne, cela évitera qu’à la saison des pluies (les 5 autres mois de l’année) les rivières sortent de leur lit et inondent la ville. Au final, selon une étude réalisée par Bert De Bièvre et Gena Gammie, spécialiste de l’eau à Forest Trends, une ONG basée à Washington, réutiliser les « amunas » devrait permettre d’augmenter l’approvisionnement en eau de 26 millions de mètres cubes, réduisant ainsi le déficit en eau courante de la ville pendant la saison sèche de près de 60 %. Pour le reste, les scientifiques appellent à réaménager les montagnes : faire revivre les forêts, les zones humides et les terrasses agricoles anciennes, en limitant le pâturage du bétail.

source et extrait de http://www.sciencesetavenir.fr/

Trouvé sur La Terre du Futur

mandalalaluna450 (1) Etincelle

COMMENT LES MEDIAS MANIPULENT L’INFORMATION

Dans Matrix, le film des frères Wachowskis, l’humanité est connectée à un programme informatique qui simule la réalité. La matrice détourne les esprits pour cacher aux Hommes leur véritable condition : la servitude dans un système dominé par les machines. Le film est l’exemple le plus radical de ce qu’on appelle la construction de la réalité, une notion qui peut paraître encore ésotérique mais qui a de vraies bases théoriques et qui est prise très au sérieux par les conseillers de Georges Bush, comme le rapporte un article du New-York Times : « Nous sommes désormais un empire, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudierez cette réalité — de manière judicieuse, sans aucun doute — nous agirons à nouveau, créant d’autres nouvelles réalités, que vous pouvez étudier également. »

Organisation des médias de masse

L’augmentation de la productivité des suites du fordisme va permettre une augmentation sans précédent du volume de production, auquel il faudra évidemment trouver des débouchés. En effet, la production de masse n’est rentable que si elle produit de manière constante et croissante. L’offre industrielle ne peut plus se contenter, comme au siècle précédent, de simplement répondre à la demande du consommateur, il faut qu’elle crée elle même sa propre demande. Pour ce faire, l’industriel doit rester en contact permanent avec le grand public, il doit donc connaître sa psychologie dans les moindres détails. Les progrès faits en matière de psychologie des foules, suite aux travaux de Gustave Le Bon, vont permettre ce rapprochement.

Sous l’impulsion d’Edward Bernays, qui connaît parfaitement les principes de la psychanalyse, une nouvelle forme de propagande apparait. Au lieu de s’attaquer de front aux résistances de l’opinion par l’adresse directe ( « achetez mon produit ! » ), la nouvelle propagande s’efforce de les supprimer en créant, par le recours aux bons leviers émotionnels, les circonstances objectives qui vont faire naitre la demande. Dans les années 20, l’American Tobbacco Corporation veut étendre son marché de la cigarette aux femmes, mais à l’époque il est socialement tabou pour elles de fumer. La firme décide donc d’embaucher Bernays pour remédier à ce problème. En 1929, ce dernier profite de la Easter Parade à New York pour créer un événement qui va changer l’image de la cigarette dans l’opinion publique. Il embauche des actrices pour les faire participer à la parade et fumer devant tout le monde. Aux journalistes, il lance le slogan : « elles allument des flambeaux pour la liberté », les médias s’emparent de l’affaire ; la cigarette devient un symbole féministe et les femmes se mettent à fumer. On voit ici que l’industrie n’a pas attendu que les femmes expriment le désir de fumer, elle a crée ce désir de toute pièce.

Dans ce processus, les médias de masse (tv, radio, presse écrite) jouent évidemment un rôle central. Leur capacité de pénétration dans les foyers va permettre de promouvoir et de faire acheter les produits de l’industrie. D’autant que le temps passé devant le poste de télévision ne fait qu’augmenter depuis sa démocratisation pour atteindre aujourd’hui 4h par jour, soit étalé sur une vie de 80 ans, 12 ans, comme nous l’avons montré dans un précédent article. L’organisation technique de la production nécessite donc une organisation technique du loisir qui assure des débouchés aux marchandises en créant les conditions de sa propre demande. De plus, les acquis du marketing vont mettre à jour le potentiel que représente la manipulation de l’opinion pour le pouvoir politique. Et les théories de Bernays vont être essentielles dans la mise au point d’une nouvelle forme de gouvernance politique.

La construction de la réalité comme gouvernance politique

 

En théorie, le politique consiste d’appliquer un programme de valeurs issu du peuple, un idéal qu’on s’efforcerait ensuite de faire advenir dans le réel. En pratique, les choses sont totalement différentes. Souvent la règle n’émane pas du peuple, elle lui est imposée, mais surtout depuis plusieurs décennies, les grands principes philosophiques ne sont plus les instruments du pouvoir politique. En effet, le politique ne se fonde plus sur le dépassement des contradictions par le débat (langage) et la loi (symbole), mais sur la gestion des groupes et l’automatisation des comportements, bref sur la science. En bon gestionnaire, un dirigeant politique devra donc minimiser au maximum le risque, soit l’imprévisibilité de ses sujets. Pour ce faire, il dispose, depuis les années 20 et des progrès du marketing, du management ou de la cybernétique, d’une véritable ingénierie qui consiste peu ou prou à faire rentrer les individus dans une réalité virtuelle pour assurer un contrôle optimal de la population. Pour comprendre ce nouveau mode de gouvernance, il faut se pencher sur la question de la perception. En effet, nous n’interagissons pas directement avec le réel, notre rapport au monde est médiatisé. Plus précisément, notre cerveau fonctionne sur le modèle de la carte et du territoire1. Si le territoire représente le monde objectif, nous avons besoin d’une carte pour le déchiffrer, exactement comme une carte routière qui nous indiquerait le bon chemin. Cette carte est constituée de signes auxquels nous avons donné un sens d’une manière totalement conventionnelle, et qui ne nous dit rien du monde tel qu’il est. Dans une même langue il existe des mots différents (synonyme) pour décrire le même objet. Un mot seul peut aussi décrire des réalités différentes au fil de l’histoire et au fil des peuples : le mot Liberté n’a évidemment plus le même sens aujourd’hui que pendant l’antiquité à Athènes où l’on privilégiait l’intérêt de la collectivité. En d’autres termes, le mot n’a aucun lien naturel avec l’objet qu’il désigne.

Comme dit plus haut, le temps libre réservé à la télévision est colossal, et les médias ont acquis, depuis l’effondrement du pouvoir universitaire, une légitimité intellectuelle inédite. Partant, en fonction de la confiance qu’on accorde aux informations données par les médias (et elle est élevée pour beaucoup), ceux-ci sont en mesure de contrôler le sens que l’on donne aux signes, autrement dit de falsifier notre carte, soit en définitive de construire notre réalité. Dès lors, si notre carte est falsifiée par un tiers, notre rapport à la réalité est totalement faussée et peu importe nos efforts pour aller vers plus de vérité, si l’on conserve cette carte, nous resterons prisonniers d’une réalité fictive. Un exemple de construction de la réalité est la création de faux problèmes. Que ce soit les questions sociétales, ou les questions d’identité, il est devenu politiquement déterminant pour les partis de se positionner sur le harcèlement sexuel au travail ou sur le port du voile à l’école, tout cela pour évidemment cacher l’éviction en douce de la seule question qui fâche, la question sociale. Très vite l’on se surprend à faire attention à la couleur de peau de son voisin, à l’orientation sexuelle de son coiffeur, à la misogynie des uns et des autres ; à avoir des débats, à être pour ou contre, à faire des efforts pour adopter la position juste… Alors même qu’avant, ces données relevaient d’une importance largement secondaire par rapport au critère déterminant de la classe sociale. Bref le réel a été totalement dépolitisé, notre attention détournée vers un leurre ; une réalité a été créée. Un autre exemple est le renversement du vocabulaire. Une technique baptisée Novlangue par Orwell (ou le politiquement correct aujourd’hui) et qui consiste à désigner quelque chose par son contraire afin de paralyser l’esprit critique. On parlera ainsi « d’intervention humanitaire » et non de guerre coloniale, de « populisme » et non de revendication démocratique, de « croissance » et non d’accumulation du capital. Encore une fois ici, une réalité absolument fictive est créée, une réalité positive et dénuée de toute dimension polémique. En effet, comment s’indigner contre une industrie produisant les bio-cides à l’origine de la destruction de 90% de la bio-masse en Europe, lorsque cette industrie décide de se baptiser « science de la vie » ?

Qui contrôle les mots, contrôle les esprits. Et tant que l’on utilise un vocabulaire faussé qui nous est imposé, nous sommes prisonniers d’une fiction. Une fois la prise de conscience de ces manipulations effectuée, une question survient…

Peut-on encore s’informer ?

Après tout, la TV, la presse ou la radio ne sont que des médias, des supports et quelqu’un de bien intentionné devrait pouvoir les utiliser à bon escient afin de propager la vérité. Les expériences récentes ne confirment pas cette idée. Au cours des années 60, le SDS, un mouvement étudiant, a cherché à manipuler les médias à ses propres fins. Les membres du SDS se sont vite rendus compte que l’attention que leur portaient les médias modifiait la nature même de leur mouvement voire les poussait à servir d’autres intérêts. Todd Gitltin a analysé en détails ce processus2. Il montre comment la recherche par les médias des porte-paroles les plus télégéniques influença la stratégie du mouvement et sa structure. L’expérience du SDS et son analyse par Gitlin nous permettent de comprendre que la diffusion d’un message subversif par les médias de masse est impossible. C’est une organisation en vase-clos qui ne sert que ses propres intérêts, une caste qui rejette tout ce qui lui est étranger, un miroir. De là, le vrai sens de la formule de McLuhan « The medium is the message », le média devient le message certes, mais surtout renforce la concentration du pouvoir et le besoin de hierarchie, donc uniformise le discours. Ainsi peut-on dire avec Christopher Lasch que le développement des technologies de la communication, loin de développer les moyens de communication, empêche la possibilité même de communiquer3.

En réaction à cela, Internet a été, et continue d’être, le lieu d’une déconstruction de ces réalités fictives. De nombreux sites proposent des grilles de lectures différentes, et font un travail considérable pour remettre en cause les versions officielles et resituer les séquences historiques occultées. Mais pour combien de temps encore ? Le pouvoir médiatique a déjà commencé son entreprise de discrédit en assimilant tout travail d’investigation indépendant, sur le 11 Septembre ou sur les intrigues bancaires de Wall Street, au complotisme (autre exemple de Novlangue) soit aux pires fantasmes des ufologues ou des adorateurs de Raël. La recherche des faits exacts mènerait donc à la psychiatrie, au djihadisme voire pire à l’anti-sémitisme, le doute cartésien et la négation des chambres à gaz étant lié par les médiations logiques dont seuls les chiens de garde ont le secret. Le premier ministre vient d’ailleurs de partir en croisade contre la liberté d’expression sur internet, sous couvert de lutte contre le racisme et l’anti-sémitisme. Bien sur, comment pourrait-on ne pas être d’accord ?

Avec ou sans internet, il faut se rappeler que c’est la culture populaire et le mode de vie autonome des communautés rurales, dont la solidarité et l’entraide étaient les supports, qui fut le principal obstacle au développement de ce programme de contrôle politique des masses par la consommation et le divertissement4. Le meilleur moyen de se protéger est donc de faire passer la désinformation et la propagande par le tamis d’une quotidienne expérience des rapports sociaux venant la contredire, de conserver en somme un noyau de réalité réfractaire à cette incroyable masse d’images et d’idées fausses qui constitue depuis bientôt un siècle notre seule fenêtre sur le monde.

 

Notes

1. KORZYBSKI (Alfred), Une carte n’est pas le territoire : Prolégomènes aux systèmes non aristotéliciens et à la sémantique générale, Éclat, 2007

2. GITLIN (Todd), The whole world is watching, University of California Press, 2003

3. LASCH (Christopher), Culture de masse ou culture populaire ?, Climats, 2011

4. Ibid

 

Trouvé sur Agoravox.fr

mandalalaluna450 (1)  Etincelle

QUEL REGARD AU PIED DU MUR

Ernst-Fuchs01Par le Passeur.

Faire le point est parfois salutaire car c’est au quotidien que se défait en nous le mikado géant de la matrice. Il me semble opportun et peut-être même urgent d’observer aujourd’hui où en est la manifestation extérieure reflétant notre intérieur, peu après cette équinoxe de printemps, équilibre entre le jour et la nuit, une nouvelle lune marquée par une éclipse solaire, appuyant elle aussi les jeux d’ombre et de lumière, le tout dans une période d’éruptions solaires spectaculaires dont nos corps et nos psychés ressentent parfois douloureusement les effets.

Sur le plan personnel et sur le plan collectif, nous pouvons ainsi observer ce qu’il en est de nos ordres et nos désordres intérieurs, mais surtout des peurs encore cristallisées. Les conjonctions astronomiques autour de l’équinoxe se sont également conjuguées avec le dernier carré Uranus-Pluton de la série entamée en Juin 2012. Les astrologues s’accordent à dire que ces carrés portent de puissants potentiels de transformation intérieure enclins à nous aider à lâcher les vieilles croyances limitatives et désormais involutives, pour peu qu’on ait l’intention du cœur d’initier et d’accompagner ce processus.

Avec un peu de recul, cette période de l’équinoxe de printemps a marqué une amplification des nettoyages. Ce qui remonte de nos profondeurs se manifeste à tous les niveaux visibles du monde manifesté à l’extérieur. Si notre regard sur le monde porte à ce niveau de conscience, alors nous voyons que les bulles d’énergie qui remontent à la surface contiennent beaucoup de peur, d’agressivité, de volonté de contrôle et d’élans de destruction cherchant à se libérer. Il demeure pour celui qui ne l’a pas fait de décider ce qu’il va faire de cela à son échelle personnelle et si ce dégagement d’énergies va se faire dans l’accablement et l’adhésion bourreau-victime au processus involutif, ou bien dans une conscience lucide et une prise de responsabilité sans compromis, gages de transmutation. Tout en cette conjonction nous porte en tout cas à revoir encore une fois notre relation au monde ancien et à notre ancien nous-même, car nous avançons par paliers et celui-là, comme attendu, nous met au pied du mur.

L’observation de ce qui se manifeste dans le monde demande un effort réel d’autonomie. Nous ne pouvons déléguer cela sans vigilance. Parce qu’elle est volontairement très partielle et totalement orientée jusqu’à de grossières occultations et déformations, l’approche des médias de masse est toujours trompeuse et souvent mensongère. Vous qui lisez ces lignes le savez. Elle n’est toutefois pas à négliger totalement, car elle nous révèle partiellement la volonté des marionnettistes qui en tirent les ficelles et dessine à gros traits l’orientation qu’ils veulent pour les populations. C’est donc un moyen de sonder leurs intentions à un moment précis, ce qui nous situe dans l’évolution du processus collectif, mais rien de plus.

Le fait est que sur le plan international les bruits de bottes résonnent un peu partout et l’on voit clairement la clique mafieuse qui dirige à présent les institutions des pays riches tenter de nous mener directement à un conflit mondial ouvert au-delà de la multitude de guerres de déstabilisation déclenchées un peu partout. Ceux qui s’informent de manière autonome en-dehors des médias de masse savent que contre les promesses faites il y a quelques années, les américains via leur bras armé de l’OTAN et une Union Européenne asservie à leurs intérêts, se positionnent en encerclement de la Russie tout en affirmant que c’est le contraire via une propagande médiatique anti-russe largement répandue en Occident.

Parallèlement, ces dernières années ont vu les lois et les réglementations européennes préparer le terrain pour une dictature totale dans le silence assourdissant des médias de masse, ce qui est pudiquement appelé le Nouvel Ordre Mondial. Aujourd’hui les derniers boulons sont  serrés.

Si l’on s’en tient à la France, qui aura je crois un rôle inattendu à jouer en son temps, le revirement est assez violent depuis une petite dizaine d’années. On ne peut que constater qu’un pays qui avait su préserver un peu d’indépendance par rapport aux puissants, est aujourd’hui dépecé économiquement et vendu en morceaux aux USA et d’autres pays, après avoir rallié militairement l’OTAN dont il était jusque-là resté indépendant. En France en 2015 comme aux USA après septembre 2001, les libertés s’amenuisent à grande vitesse jusqu’à la liberté d’expression qui désormais n’est plus permise. Le gouvernement a désormais la possibilité légale de contrôler les contenus de toutes les communications privées, les fameuses boîtes noires. Le Parlement l’a validé. Un « Patriot Act » made in France, prévu de longue date, est en train de se mettre en place dont le tremplin final était bien l’attentat contre Charlie Hebdo dont j’ai parlé récemment (voir cet article). Toujours le même processus dit de « la stratégie du choc ».

Quelques jours seulement après cet attentat sortait discrètement un train de mesures concernant l’éducation des plus jeunes qui laisse pantois (voir ici sur le site du gouvernement). Quand on sait le temps de palabres que prend d’ordinaire ce genre de projet, on s’interrogera sur la rapidité de mesures abouties en quelques jours puisqu’elles font référence à l’attentat de Janvier et applicables dès la rentrée scolaire 2015.

Je vous invite à le lire pour que chacun comprenne ce qui se trame aujourd’hui en France. Vous y verrez des parallèles stupéfiants avec les méthodes propagandistes de conditionnement des plus jeunes sous les gouvernements mussolinien et hitlérien des années 30 – imposition de référents à la laïcité, candidats à l’enseignement évalués sur leur capacité à faire partager les valeurs de la république, imposition des rites républicains et commémorations patriotiques à l’école, surveillance et dénonciation des opinions subversives, éducation aux médias, organisation d’olympiades où sera valorisée la citoyenneté, parcours citoyen évalué en fin de scolarité obligatoire, etc.  Je ne sais quel sera le degré de résistance des premiers concernés, mais il est clair que l’étape suivante prévue sera la répression pour quiconque ne se soumettra pas.

A côté de cela, des mesures sont également prises pour que toute opinion ne cadrant pas avec la ligne officielle soit réprimée sur le web pour commencer et partout ailleurs d’ici peu. Des sites ont déjà été fermés sans qu’un juge ne soit saisi et sans aucun recours possible. Le gouvernement s’en est accordé le droit légal. Les quelques mots écrits dans cet article peuvent entraîner la fermeture sans préavis de ce site. Ne soyez pas surpris si cela arrive un jour car si cet élan perdure, il ne sera bientôt plus question de pouvoir s’informer autrement que par les voies officielles, la voix de son maître, ni de lire quoi que ce soit susceptible d’aider à s’éveiller à notre véritable nature. Le choix des cibles s’étalera dans le temps et ne sera qu’une question de priorité en fonction des intérêts stratégiques du Nouvel Ordre Mondial.

Tomasz Alen Kopera24Mais n’entrons pas plus dans les détails, je voulais juste rappeler que les preuves de ce qui s’installe sont partout pour qui veut les chercher. Une réalité s’est très clairement dessinée pour ceux qui l’appellent à eux. Car ce monde Orwellien, comme ce le fût prophétisé en son temps, beaucoup l’appelleront à eux pour sécuriser dans l’illusion leurs peurs les plus profondes. C’est là que les mondes vont vraiment commencer à se séparer de manière visible entre ceux qui font un sincère travail sur eux et les autres. Tout simplement parce que l’extérieur n’étant que le reflet de l’intérieur, il n’y aura plus de consensus dominant visible sur la notion de liberté pour les uns et la liberté vécue pour les autres.

Pourtant, malgré l’urgence pour certains de se réveiller, ce qui importe n’est pas tant où l’on en est, que comment être là où nous aimerions en être. Donc pour clore le questionnement du comment on en est arrivé à un monde où l’hydre oligarchique de quelques dizaines milliers de personnes décident pour sept milliards d’autres qui l’acceptent de créer des foyers de guerre et de terreur un peu partout, de maintenir ou de faire chuter les populations sous contrôle dans la misère et l’asservissement, de détruire chaque année des milliers d’espèces vivantes, d’épuiser les environnements terrestre, maritime et aérien pour leur seul bénéfice financier, jusqu’au système solaire devenu une poubelle de débris et un lieu de contrôle du pouvoir, de retenir sous secret les inventions qui auraient sorti l’humanité de ses difficultés et d’en user pour leurs propres intérêts demeurés occultes… pour clore ce questionnement donc, je vous propose un court extrait d’un livre d’Aldous Huxley – un initié – publié en 1932, que bon nombre d’entre nous ont lu (merci aux Brindherbes de l’avoir exhumé) :

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente.  Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, par la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

Extrait du Meilleur des mondes d’Aldous Huxley (1932).

Vingt ans plus tard, il écrira encore cela :

« Aujourd’hui, il semble pratiquement possible que cette horreur s’abatte sur nous dans le délai d’un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d’ici là de nous faire sauter en miettes… Nous n’avons le choix qu’entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme); ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique. »

Voilà je crois qui donne quelques éléments de réponse quant au « comment on en est arrivé là ». Intéressons-nous plutôt au « comment être là où nous aimerions en être ».

Edgar Ende04Nous qui n’en voulons plus, que peut-on faire aujourd’hui de ce vieux monde voulu par une minorité démente qui s’accroche à son pouvoir ? Eh bien cette minorité nous reflète encore plus ou moins. Elle est notre émanation et nous la soutenons encore en fonction de notre degré d’adhésion et de notre engagement aux règles et aux systèmes qu’elle nous impose pour son unique bénéfice en bafouant ouvertement les valeurs qu’elle prétend défendre au nom de tous.

Voyons avec courage et lucidité jusqu’où nous acceptons le mensonge au fond de nous pour qu’il puisse aussi ouvertement se manifester à l’extérieur, jusqu’à nous… Voyons ce que nous créons pour nous le révéler à nous-même et nous désengourdir.

Au lendemain d’élections en France, on voit bien que beaucoup encore ont manifesté dans la matière ce qui les anime intérieurement et souvent inconsciemment, en ayant consolidé une fois encore à des postes de pouvoir sur la communauté les représentants de cette minorité qu’ils croient leurs représentants. Pour ceux-là qui veulent croire l’illusion qu’on leur sert, les leçons du vécu n’entrent pas, le véritable examen de conscience n’est pas à encore l’ordre du jour et le réveil sera brutal.

Pour autant les autres, qui se tiennent davantage en retrait du système, n’ont pas moins de responsabilité sur le vieux monde qui n’est pour tout ce qui les affecte encore et entre d’une manière ou d’une autre dans leur vie, que le théâtre visible de leurs tourments inconscients. Car c’est bien dans ce qui nous affecte que nous devons porter notre regard inquisiteur.

Que vibrons-nous que nous ne voyons pas qui manifeste encore jusqu’à nous ce monde-là ? Voilà une question que nous aurions bénéfice à nous poser chaque jour, comme une prière posée dans l’intention d’éclaircir notre chemin.

Il a été dit mille fois que chacun vivra en ces temps troubles et lumineux à la fois ce qu’il vibre et rayonne, en d’autres termes la réalité qu’il porte en lui. Ceux qui tirent les ficelles du vieux théâtre connaissent parfaitement ces principes et tentent pour se maintenir à flot par tous les moyens d’entraîner les peuples dans la peur de son prochain, le mépris et parfois la haine de celui-ci. Dans la répartition des rôles, certains pays sont marqués plus que d’autres de ce sceau ténébreux. La nation jusque-là la plus puissante ne compte-t-elle pas 222 ans de guerre pour 239 ans d’existence ? N’a-t-elle pas apporté le chaos durant des décennies dans absolument tous les pays qu’elle a attaqués au nom de la liberté ? Quand nous déciderons-nous en tant qu’humains en devenir de regarder ce qui est significatif et pas ce qui nous est servi d’insignifiant par ceux qui ne veulent pas être vus pour ce qu’ils sont ?

Sous un regard d’une autre nature, je dirais que notre Soi supérieur pousse l’expérience à son paroxysme pour que la révélation soit si percutante que nous ne puissions plus l’ignorer. Ce qui n’est pas vu par le travail personnel sur soi finit par nous exploser à la figure. Encore faut-il qu’il y ait au moins un début de véritable travail sur soi…

Le principal risque devant un désengourdissement soudain est la réaction violente vers l’extérieur. Toujours ce vieux principe d’action-réaction qui a mené jusque-là le monde. Il est très probable que beaucoup d’esprits cédant à leur émotionnel en friche entreront sans mesure dans la réaction et nourriront ainsi comme à chaque fois le principe d’action qui aura suscité leur réaction. Et le moulin tournera de plus belle. Sous la pression ambiante de plus en plus intenable, cela laisse présager des émeutes, de la répression et des guerres civiles qui toucheront ceux qui d’une façon ou d’une autre portent la guerre en eux.

Dans la clarté, il s’agit de reprendre sa vraie place dans la conscience de notre puissance créatrice, ce qui passe donc par la connaissance de soi à travers notre sens aiguisé de l’attention à soi. C’est pourquoi d’autres se tourneront vers eux-mêmes et prendront leurs vraies responsabilités d’être humain désirant évoluer afin de transformer tout cela. Certains ont déjà fait un bout de chemin en ce sens, d’autres en ces temps chaotiques les suivront. Je ne sais comment tout cela cohabitera dans la forme, mais je sais que cela pourra cohabiter en raison de notre nature électromagnétique d’où naissent les ensembles et les sous-ensembles qui s’attirent et se repoussent, s’imbriquent et se détachent. Comme pour des aimants, c’est une question de périmètre magnétique. Plusieurs réalités collectives cohabiteront sans pour autant interférer ou très partiellement et de manière très ciblée selon l’histoire de chacun.

Ce dont je suis sûr, c’est que lorsqu’il n’y a plus de mensonge en soi et que tout devient transparent par le miracle de la Présence à soi, alors tout peut-être traversé des tribulations des hommes sans encombres. S’il vient encore à nous affecter quelques désagréments, ils portent en eux le sens du message à entendre et la direction où tourner notre attention. D’une manière ou d’une autre, que ce soit agréable ou non, dans ce contexte d’incarnation tout nous parle de nous. C’est le sens du jeu.

Susan Seddon-Boulet03Alors qu’allons-nous faire au pied du mur annoncé, devant les boulons qui se resserrent et les portes des geôles qui claquent ? Entrer dans une énième danse de guerre, adhérer aux décisions du plus fort, s’identifier à un camp, se réfugier dans l’adhésion à l’inacceptable, s’insurger, voir en l’autre l’ennemi ?… Ou installer enfin la paix dans nos tumultes intérieurs, relâcher nos tensions, lâcher prise, laisser le jeu démentiel se poursuivre et s’achever sans nous et se laisser glisser doucement dans le voyage de l’abandon qui nous appelle à transformer le sapiens égotique en humain pleinement conscient ?

Nous avons cette chance inespérée de sortir aujourd’hui même de l’engrenage des cycles où nous avons vécu jusque-là aveugles. Je l’ai déjà dit, nous pouvons ne pas avoir à vivre dans la nouvelle cage dorée qui se prépare au-delà de la fin chaotique du kali Yuga (कलियुग, âge de Kali ou âge de fer dans la cosmogonie hindoue) et des scénarios qui se profilent à l’horizon proche. Quels que soient les obstacles personnels que certains évalueront à tort comme insurmontables, ce n’est qu’une question de choix et d’engagement quotidien à vivre ce choix, rien d’autre. Nul besoin d’initiation ou d’enseignement à suivre, nul besoin de s’habiller d’une mythologie quelconque, juste un choix, le sien, sincère et profond, de se libérer pleinement en ces temps présents de tout ce qui nous sépare de l’amour inconditionnel qui est notre état d’origine. Les moyens viennent avec le choix car tout sur cette voie nous est toujours donné. Quand au pied du mur qui surgit notre regard guérisseur se tourne à l’intérieur, ce que nous transformons en nous, nous le transformons à l’extérieur de nous. Au pied du mur… il n’y a pas de mur.

Fraternellement,

© Le Passeur – 21 Avril 2015 – http://www.urantia-gaia.info > Cet article est volontiers autorisé à la diffusion à la seule condition de ne pas l’associer à une démarche commerciale, de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.

Encore une manière d’expliquer ce que nous pouvons faire….

mandalalaluna450 (1)  Etincelle