UN SUJET QUI NE FAIT PAS LA UNE DES JOURNEAUX / FUKUSHIMA : L’ENFER CONTINUE

 

 

UN-atomic-agency-releases-report-of-new-Japan-nuclear-safety-measures_NGArticleFullAlors que la COP21 mobilise toutes les polémiques, puisque le lobby nucléaire s’y est invité en prétendant sauver le climat, la centrale dévastée de Fukushima s’enfonce de plus en plus dans le sol, dans une indifférence quasi générale.

En effet, alors que les autorités japonaises font le forcing pour obliger les populations à retourner dans leurs villes, leurs villages, malgré la pollution nucléaire qui perdure, des experts constatent que le site nucléaire dévasté s’enfonce tout doucement, plus ou moins profondément suivant les bâtiments.

Dès le début de la catastrophe, la centrale s’était affaissée d’environ 70 cm, mais ce n’est que le 5 novembre 2015 que l’exploitant l’a confirmé en donnant quelques détails supplémentaires.

En effet, Tepco à admis qu’il y avait un tassement inégal d’un bâtiment à l’autre, comme on peut en juger sur cette photo. Puis en 2013, à la suite du typhon « Whipha », un glissement de terrain s’était produit, et 2 ouvriers du site nucléaire avait twitté là-dessus, s’étonnant du silence de l’exploitant. Auparavant, on apprenait au printemps dernier que la quantité de becquerels rejetés dans le Pacifique prenait des proportions dramatiques, puisqu’en 314 jours, 2200 milliards de Bq avaient rejoint les eaux de l’océan, la période s’étendant du 16 avril 2014 au 23 février 2015.

En effet, s’il faut en croire Tepco, 10% des eaux contaminées s’écoule directement dans les eaux du Pacifique, reconnaissant que la quantité de tritium qui a fuit s’élève à 4 800 000 000 000 Bq, mais sachant les dissimulations précédentes dont l’exploitant est coutumier, on peut imaginer que les quantités réellement relâchées soient plus importantes.

De toute façon, il faudra des années pour appréhender le véritable impact environnemental de Fukushima sur l’Océan Pacifique. D’ailleurs le 5 novembre 2015 Tepco avait annoncé avoir découvert une fuite d’eau contaminée, (photo) sans pour autant pouvoir la localiser exactement, représentant 7,2 milliards de Bq de radioactivité gamma (strontium, césium 134, césium 137, et d’autres nucléides dont la nature n’a pas été communiquée).

Ce qui expliquerait le pic monstrueux de radioactivité atteignant 9,4 Sv/h à l’extérieur de l’enceinte du réacteur N°2…c’était le 2 octobre 2015. S’il est vrai qu’une dose d’un seul sievert déclenche des vomissements, des hémorragies, mais n’est pas mortelle, une dose unique de 5 sieverts serait fatale pour 50% des personnes exposées dans un délai d’un mois. À titre de comparaison, lors de la catastrophe de Tchernobyl, le critère déterminant l’évacuation des riverains était une exposition de 350 mSv, selon l’association mondiale du nucléaire.

Un autre épisode avait été passé sous silence, et a été dévoilé dans un rapport paru début 2014 : lors de l’explosion des réacteurs de la centrale japonaise, le porte-avion américain, le USS Ronald Reagan, croisait à 2 miles de là, participant a une opération dénommée « amitié » qui consistait à venir en aide aux victimes du tsunami. Au pire des moments, les 5500 marins présents sur le navire se virent enveloppés dans un brouillard chaud, lequel avait un « gout métallique », et comprenant le danger, le navire pris le large, sauf qu’entre temps, de nombreux marins avaient été touchés par la radioactivité émanant de la centrale, et il fallu par la suite laver le pont du porte-avion de fond en comble comme on peut le constater sur cette photo.

Malgré tout Tepco et les responsables de la marine américaine soutiennent que les soldats n’ont pu recevoir une dose suffisamment élevée pour susciter des craintes… En tout cas, s’il faut en croire Global Research évoquant un rapport récent, Fukushima a maintenant contaminé le 1/3 de la surface des océans dans le monde.Ce rapport a été publié en juillet 2015, et manifestement, cette pollution continue de s’étendre. Une confirmation a été donnée puisque des traces de radioactivité, du césium 134 et 137, dues à la catastrophe de Fukushima ont été détectées dans des échantillons prélevés en février 2015 au large d’Ucluelet, non loin de Vancouver, au Canada.

Ceci dit, il faut relativiser, car, s’il faut en croire l’ACRO, les eaux de la Manche sont plus radioactives que celles de Fukushima. C’était lors d’un prélèvement datant d’octobre 2012, et il est probable que cette affirmation ne soit plus valable aujourd’hui.

Sans pour autant manier un catastrophisme de mauvais aloi, c’est en mars 2014 que l’association Robin des Bois avait assuré qu’il y avait un risque sanitaire réel pour les riverains américains du Pacifique. Le président de l’association, Jacky Bonnemains, rappelle qu’un bar péché en juin 2013 était déjà contaminé à hauteur de 1000 Bq par kilo : « la teneur en césium 137 de l’eau de l’Océan Pacifique est préoccupante (…) il va y avoir concentration de la radioactivité dans les derniers maillons de la chaîne alimentaire (…) les sardines mangent du plancton contaminé. Et ensuite les thons, poissons carnivores vont manger les poissons contaminés par le plancton. Au bout du compte il va y avoir concentration de la radioactivité dans ces derniers maillons de la chaine alimentaire (…) les poissons migrent, ils ne connaissent pas les frontières administratives ».

Article en intégralité sur Agoravox.fr via Sott.net

Trouvé sur les moutons enragés

 

Ces dernières semaines il était question de méditation pour la planète, de paix etc…  et voilà que maintenant arrive COP21.  Souhaitons que tous les responsables qui vont se réunir prennent vraiment conscience de la réalité et agissent pour le bien de toute la Terre et de tous ses habitants.

mandalalaluna450 (1)Etincelle

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CUVES DE REACTEURS NUCLEAIRES FISSURES, UN PROBLEME MONDIAL

Des milliers de fissures ont de nouveau été découvertes dans les cuves des réacteurs belges Doel 3 et Tihange 2. anti-nucleaire-390_-_CopieFait extrêmement inquiétant : ces fissures peuvent être dues ou aggravées par des phénomènes de corrosion, communs à l’ensemble des réacteurs aujourd’hui en fonctionnement.

« Depuis mi-2012, les cuves des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 ont fait l’objet d’inspections suite à la découverte de micro-fissures (d’une largeur de 20 mm). L’autorité de sûreté nucléaire belge affirmait alors qu’il s’agissait d’alvéoles apparues lors de la fonte de l’acier de la cuve et qu’elles ne menaçaient pas sa tenue. Les réacteurs avaient même été redémarrés en mai 2013 avant que l’on ne découvre une fragilité plus forte que théoriquement prévue, menant à un nouvel arrêt : personne ne connaît le comportement d’une cuve qui contient des fissures (défauts d’hydrogène) et surtout pas sa résistance aux phénomènes de vieillissement » a déclaré Michèle Rivasi**, responsable de la délégation française Verts/ALE au Parlement Européen.

« Le 13 février dernier, nouvelle fracassante, deux scientifiques annoncent que ces fissures peuvent être aggravées ou même être dues à la migration d’atomes d’hydrogène de l’eau du circuit primaire. » a t-elle ajouté.

« L’opérateur GDF Suez a déclaré être prêt à sacrifier un de ses réacteurs pour réaliser des tests destructifs. Si ces tests confirment l’irruption et l’aggravation de fissures lors de l’utilisation « normale » de la cuve d’un réacteur nucléaire, alors cela devient un problème mondial. »
Selon le directeur de l’autorité de sûreté belge : « Ceci pourrait être un problème pour l’ensemble de l’industrie nucléaire. La solution est de procéder à des inspections poussées des 430 réacteurs nucléaires. »[1]

 

« La cuve est un élément fondamental de la sûreté nucléaire. Que ce soit soudainement ou suite à un choc thermique lors d’un arrêt « bénin », une rupture de cuve peut entraîner la perte du liquide de refroidissement et mener à un accident nucléaire avec rejets de radioéléments et fusion du cœur. C’est un événement hors dimensionnement qui n’a pas été envisagé pendant la conception ! Rappelons que la cuve et l’enceinte de confinement des réacteurs sont les deux éléments qui ne peuvent physiquement pas être remplacés » a également précisé députée européenne.

Et de conclure : « Les réacteurs belges de Doel 3 et Tihange 2 ont respectivement 33 et 32 ans. En France, ce sont plus de 24 réacteurs qui ont déjà dépassé cette durée d’utilisation. L’Autorité de Sûreté Nucléaire doit exiger d’EDF une inspection totale et en profondeur de l’ensemble des cuves du parc nucléaire français. Si l’origine des fissures belges par vieillissement est confirmée, il faut alors complètement revoir la politique de prolongation des centrales au-delà des 30 ans et ceci à l’échelle mondiale. A la veille des commémorations des accidents de Tchernobyl et Fukushima, c’est une nécessité absolue. »

Notes :

** Michèle RIVASI (députée européenne, fondatrice de la CRIIRAD, cheffe de la délégation francophone du Groupe Verts / ALE)

[1] http://deredactie.be/cm/vrtnieuws/binnenland/1.2238955

Source: Enerzine.com via Sott.net

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Il faut surtout cesser de construire des nouvelles centrales et réagir. Se voiler la face ne fait qu’aggraver les choses…

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LA RADIATION DE FUKUSHIMA A AUGMENTÉ DE 50 000 % EN UN AN ALORS QUE LA RADIATION AUGMENTE EN AMÉRIQUE DU NORD

Il est très difficile d’avoir une information réellement fiable dès que cela touche au nucléaire, eu surtout aux niveaux de radiation sur la planète. Ce n’est plus un secret, lorsque le réacteur de Tchernobyl a explosé, le nuage a traversé l’Europe et les niveaux de radioactivités sont montés en flèche. Fukushima, ce sont plusieurs réacteurs au plutonium, extrêmement plus dangereux, et le nuage, quel parcours a-t-il fait? Officiellement, le sujet n’existe pas, tout va bien, on peut continuer à dormir tranquillement… Quand à la situation des japonais, quel avenir ont-ils vraiment sur cette petite île?

À noter au passage: La radioactivité en tritium a été multipliée par 10 depuis juillet côté mer du réacteur 1. Pour s’informer dans le domaine, le site de l’IRSN propose une carte interactive avec l’ensemble des relevés sur le territoire tous domaines confondus, sorti de cela, le sujet est inexistant. Triste…

ATTENTION INFO SUJETTE A CAUTION Les mesures de rayonnements ne sont jamais exprimées en « coup par minutes », en Becquerels ou en Curies certainement Volti.

(NaturalNews) Les niveaux de radiationsnuclear_japan_finalBeta arrivent à des sommets dans les sites de surveillance dans toute l’Amérique du Nord, selon de nouveaux rapports. Mais les experts blâment ces pics de rayonnement sur ​​pratiquement tout, sauf sur Fukushima. 

Les données recueillies auprès des unités de détection en Californie, Arizona, Illinois et ailleurs révèlent des niveaux de rayonnement jusqu’à 50 000% supérieurs par rapport à ce qui a été observé à la même période l’an dernier, et dans certains cas par rapport aux niveaux observés l’été dernier.

EnviroReporter.com révèle que les sites touchés sont dispersés dans tout le pays et ne se limitent pas qu’à la côte Ouest. Des résultats près de Los Angeles; Chicago; Montgomery, Alabama; et Madison, Wisconsin, révèlent des niveaux de radiation beta (CPM) dépassant largement le seuil de 100 CPM considéré par le gouvernement comme étant problématique.

A Tucson, en Arizona, par exemple, un relevé de 460 CPM a récemment été enregistré, ce qui est plus de 10 fois plus élevé que la relevé de l’année dernière, le 27 Novembre. De même, à Phoenix dans l’Arizona, on retrouve un résultat de 735 CPM ce qui est 21 fois plus élevé que le résultat de l’an dernier.

San Diego semble être l’une des zones les plus touchées, avec un résultat 650 CPM le 1 Octobre. Ce chiffre est 60 fois plus élevé qu’il ne l’était l’année dernière à la même date, en dépit du fait que le taux de rayonnement de San Diego stagne généralement autour de 20 CPM.

« L’agence de protection environnementale américaine RadNet a détecté des pics de dangereux rayonnements beta atmosphériques à travers le pays », explique EnviroReporter.com sur ce phénomène inexplicable.

 

« Plus d’une douzaine de sites de tests métropolitains ont enregistré des pics sur quatre mois lors de l’évaluation globale la plus récente de EnviroReporter.com ».

Le site de monitoring près de Chicago enregistre des niveaux de rayonnement des milliers de fois plus élevé que le seuil de sécurité maximale.

Commentant la situation, un lecteur d’EnviroReporter.com a offert sa propre analyse considérant que ces relevés sont « astronomiquement élevés. » Il n’a pas tardé à dénoncer Fukushima comme une cause possible, ajoutant cependant que ce ne serait possible que si « quelque chose avait radicalement changé. »

En tout cas, les niveaux de rayonnement détectés sont encore une cause majeure de préoccupation. Tout ce qui dépasse 100 CPM est considéré par la California Highway Patrol (CHP) comme étant une situation potentielle de matières dangereuses nécessitant le déploiement de protocoles adaptés (hazmat).

Sur un site de tests à St. Charles, Illinois, situé juste à l’ouest de Chicago, un pic récent de 7298 CPM a attiré l’attention de certains militants écologistes, qui ont réprimandé les médias qui gardent le silence sur la question. Cette lecture représente une augmentation du rayonnement de près de 7300 % au-delà du seuil de sécurité du CHP. Ce site a apparemment connu une série de pics massifs de rayonnement commençant à environ 01h00 et durant au moins six heures.

En Californie, les autorités accusent les ustensiles en plastique alimentaire de ce pic de rayonnement et insiste que ce ne peut pas être Fukushima

En Californie, les fonctionnaires du comté de San Mateo ont enregistré des niveaux de 100 micro-REM par heure de rayonnement sur ​​une plage locale, soit 1 microsievert par heure, ce qui est cinq fois la quantité normale. Selon le « Half Moon Bay review », le directeur de la santé environnementale locale Dean Peterson n’a pas tardé à dénoncer que ce niveau présentait un risque pour la santé humaine.

Lorsqu’on lui a demandé d’ou pouvaient venir les rayonnements, Peterson a admis qu’il était très étonné, mais a également nié que Fukushima pouvait être une cause. Au lieu de cela, dit-il, cela peut être dû à un excès d’utilisation d’ustensiles alimentaires jetables polluant la région (Ndt: elle est bien trouvée celle là…). « Je pense honnêtement que le résultat final de ceci est que ce sont seulement des niveaux élevés de rayonnement de fond », a déclaré Peterson au « Half Moon Bay review », ajoutant que les ustensiles jetables peuvent également contribuer au rayonnement localisé.

Note Fawkes:

Natural News ne le précise pas explicitement dans son article mais les derniers relevés de l’eau au niveau du réacteur 2 de Fukushima indiquent que les niveaux de Strontium-90 sont passés de 2.1 Bq/litre le 22 Novembre 2013 à 990 000 Bq/litre le 02 Octobre 2014. Ce niveau a donc été multiplié par 470 000 en un an…

Source: Naturalnews

Traduction+Nombreux graphiques sur Fawkes News

 

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FUKUSHIMA: ÉCHEC DE TEPCO À BLOQUER LES EAUX DES TRANCHÉES, MÊME AU CIMENT…

Fukushima,  combat de TEPCO pour contenir l’eau ultra-radioactive qui continue de polluer l’Océan. On en est plus à une mauvaise nouvelle près, puisqu’on vous dit que le nucléaire est sûr!…(voltigeur)

Titre original: Échec de Tepco à bloquer les eaux des tranchées, même au ciment : Tout est revenu en seulement 2,5 heures.

Injection de ciment et de coulis dans la tranchée souterraine, du 25 novembre 2014. Img/Fukushima-Diary.com

Tepco rapporte le 27 novembre 2014 que même le ciment n’arrive pas à obturer la tranchée souterraine.

Il existe une tranchée souterraine reliée à chaque bâtiment de réacteur dévasté. Chacune contient des eaux extrêmement radioactives qui doivent fuir ensuite dans le sol vers la mer. Par exemple, selon les rapports de Tepco, la tranchée souterraine du réacteur 2 contient 5 000 T d’eau radioactive, celle du réacteur 3, 6 000 T. Pour pomper ces eaux radioactives, il faut isoler ces tranchées de leur bâtiment.
Après avoir reconnu l’échec du mur congelé souterrain, Tepco a essayé de combler les tranchées souterraines avec du ciment et du coulis de ciment.

Ils ont terminé le 6 novembre 2014 le comblement d’une des parties reliant le bâtiment de la turbine (T/B) du réacteur 2 avec sa tranchée et pompé le 17 novembre 2014 les eaux bloquées dans cette tranchée.
Ils ont fait descendre le niveau de ces eaux de 20 cm au bout de 6 heures de pompage mais après l’arrêt des pompes il est revenu à sa position initiale en seulement 2,5 heures.
En outre, la température de l’eau est montée, laissant ainsi supposer que l’eau arrivant du (T/B) du réacteur 2 est chauffée par “quelque chose”. Le plus grand écart de température constaté a été d’environ 35 ℃ en 4 jours (-27℃ → 8℃).

Il devient clair que même s’ils comblent totalement les tranchées au ciment, les eaux extrêmement radioactives qui contiennent les fuites directes du liquide de refroidissement vont continuer à s’écouler. Le remplissage de ciment va simplement rendre les pompages plus difficiles. Pour l’instant, Tepco n’a pas fait de déclaration annonçant qu’ils revoyaient leurs plans.

Auteur

Source Fukushima-Diary

http://www.tepco.co.jp/nu/fukushima-np/roadmap/images/d141127_07-j.pdf
http://photo.tepco.co.jp/date/2014/201411-j/141125-01j.html

Article lié : La température des eaux souterraines retenues près du réacteur 2 est montée de 10℃ / Tepco : “On cherche encore pourquoi”

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LA FRANCE VA SERVIR DE POUBELLE NUCLEAIRE A MONACO

La France ne serait-elle qu’une éternelle poubelle au final? Car maintenant, le pays va stocker les déchets radioactifs de Monaco! Mais d’un autre coté, au point où nous en sommes… Mais gardons cela pour la suite de l’article.(Benji)

La France s’apprête à stocker des déchets radioactifs provenant de la fond-ecran-radioactif1Principauté de Monaco alors que cela est légalement interdit. Un contournement juridique qui fragilise le garde-fou juridique, inscrit dans la loi française, qui empêche normalement que la France ne devienne la poubelle nucléaire de ses voisins.


En France il est formellement interdit de stocker de manière permanente des déchets radioactifs provenant de l’étranger. Cette interdiction est inscrite dans la loi :

« Est interdit le stockage en France de déchets radioactifs en provenance de l’étranger ainsi que celui des déchets radioactifs issus du traitement de combustibles usés et de déchets radioactifs provenant de l’étranger. » (1)

La sanction encourue en cas d’infraction peut aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 150.000 € d’amende.

« Communauté de destin »

Or un accord intergouvernemental au nom de « la relation d’amitié particulière » et « la communauté de destin »entre la Principauté de Monaco et la France va introduire une exception à cette loi très sensible.

Signé à Paris le 9 novembre 2010, l’accord ouvre la porte au stockage définitif de déchets radioactifs étrangers en France. La loi autorisant cet accord a été adoptée sans réserve par l’Assemblée nationale et le Sénat en 2013. (2)

Conclu pour la partie française par le ministère des Affaires étrangères, l’accord précise qu’à la demande de Monaco, la France va débarrasser la cité-Etat de ses déchets radioactifs pour les stocker définitivement sur son territoire. Monaco se soulagera chaque année d’environ 165 kg de déchets radioactifs, issus d’organismes de recherche et de centres hospitaliers.

Malgré un territoire minuscule (2km2) et son enclavement dans le département des Alpes-Maritimes, Monaco est un État indépendant qui possède une Constitution et est membre de l’ONU. Les déchets proviendront donc bien de l’étranger.

Des déchets à la radioactivité inconnue

Ni le gouvernement français ni le gouvernement monégasque n’ont été en mesure de nous informer sur les éléments radioactifs et la radioactivité des déchets qui seront stockés sur le sol français. La Principauté nous a affirmé que« l’importance [des déchets : Ndlr] dépendra des protocoles de recherche, qui varient d’une année sur l’autre ». La responsabilité du stockage des déchets revient à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), qui publiera chaque année un rapport d’information sur leur gestion.

Parmi les producteurs de déchets radioactifs monégasques se trouvent des laboratoires de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) installés à Monaco depuis 1961. Il est surprenant que la France accueille les déchets radioactifs de cette organisation internationale à la suite d’un accord avec Monaco, et non avec l’AIEA elle-même. Cette dernière nous a affirmé que ses laboratoires produisent « une très faible quantité de déchets de très faible radioactivité ».

Importation imminente des déchets

« L’objectif est de réaliser une première prise en charge des premiers déchets au cours du dernier trimestre de cette année », a déclaré un porte-parole du gouvernement monégasque au Journal de l’énergie. L’accord est entré en vigueur à Monaco le 1er décembre 2013 (3) et a été autorisé en France par une loi promulguée le 4 juillet 2013 (4), dont le décret va être publié avant la fin de l’année 2014.

Article en intégralité sur Reporterre

Mais n’oublions pas non plus que le pays n’a pas attendu les poubelles radioactives pour être contaminée, les gouvernements successifs se sont déjà chargé de cela: les industriels peuvent désormais écouler leurs déchets radioactifs en les mixant à d’autres matériaux et en faire des gravats ou du ciment. Êtes-vous certains que votre habitation n’est pas le poison qui vous tue à petit feu?

Et cela ne se limite pas à cela, il y a encore pire, voici deux reportages à voir (ou revoir) absolument!!! Commençons par le scandale bien étouffé de la France contaminée, des déchets nucléaires ayant été enfouis dans le plus grand silence dans le sol français, et cela même sous des endroits qui accueillent des enfants!!!

Il ne reste plus que l’eau du robinet pour se remettre de toutes ces émotions… Pas de bol, votre eau du robinet peut elle aussi être radioactive sans que vous en soyez informés, certaines municipalités ayant droit à des dérogations. Même votre apéro est foutu grâce aux décisions des politiques, triste non?

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FUKUSHIMA: A PARTIR DU 10 DÉCEMBRE 2014, LA LOI DE PROTECTION DES SECRETS D’ETAT VA ÊTRE APPLIQUÉE AU JAPON

C’est une aberration totale si jamais cette information se vérifie! Le Japon qui ne souhaite pas communiquer outre mesure sur la catastrophe en cours va classer les informations sur celle-ci « secret défense ». Protectionnisme économique avant tout ou tentative pour ne pas que la population panique et se retourne contre le pouvoir en place?

Car c’est une réalité, la catastrophe est permanente, plusieurs réacteurs sont éventrés, et des réacteurs au plutonium, pas à l’uranium comme à Pripiat avec la centrale de Tchernobyl, la dangerosité est donc bien supérieure. Le coeur en fusion d’au moins un des réacteur a atteint le sous-sol de la centrale de Fukushima, la contamination touche l’eau qui circule à travers la planète, mais aussi la pluie, les nuages, la faune, et la côte ouest des Etats-Unis a été touchée depuis plusieurs mois déjà.

Mais ce qui est également inquiétant, c’est que le commerce avec le Japon ne s’est pas arrêté pour autant, l’UE a revu les taux de contamination pour les produits importés à la hausse, ce qui fait que tout produit japonais arrivant sur notre sol peut être plus ou moins radioactif, alors que pendant ce temps, des véhicules japonais sont refusés en Russie car justement, trop radioactifs…

Pour la France, on peut néanmoins relativiser, si vous insistez, puisque le pays est déjà contaminé depuis longtemps déjà avec les déchets enfouis un peu de partout, sans parler des déchets autorisés dans les matériaux de construction…  (Benji)

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Mari Takenouchi se bat pour l’évacuation des enfants et des femmes enceintes des territoires contaminés par la catastrophe nucléaire de Fukushima. Dans un billet du mois d’août 2014, elle rapporte une information qui a été peu diffusée, à savoir que pour deux enfants atteints du cancer de la thyroïde, des métastases s’étaient propagées aux poumons.

Elle revient également sur les attaques qu’elle continue de subir. Malgré la suspension des charges dont elle avait fait l’objet suite à la plainte d’une responsable d’Ethos à Fukushima, Ryoko Ando (alias Yoko Kamata), des trolls et des harceleurs diffusent des infos calomnieuses comme quoi elle serait paranoïaque et coupable de fraudes. Manifestement, son combat entre en conflit avec des intérêts politiques et économiques.

Parallèlement, Jan Hemmer, un de ses amis militant en Allemagne, a également reçu des messages hostiles après avoir soutenu Mari Takenouchi dans son blog .

A partir du 10 décembre 2014, la loi de protection des secrets d’Etat va être appliquée au Japon. Ce qui est arrivé à Mari Takenouchi préfigure ce qui peut se passer : un simple tweet pourra envoyer quelqu’un en prison. C’est pourquoi il est important de soutenir les journalistes et les blogueurs qui continuent à informer sur ce qui se passe dans les centrales nucléaires japonaises, sur la réalité de la contamination et sur les conséquences sanitaires de la catastrophe nucléaire en cours.

Article complet sur Fukushima-blog.com

Et je rappelle deux liens importants spécialisés dans le domaine, Pectine actualité qui chaque semaine publie une revue de presse sur l’actualité nucléaire dont le dernier volet est disponible ici, et le veilleur de Fukushimaqui réuni chaque jour l’actualité sur la catastrophe de Fukushima-Daichi.

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FUKUSHIMA, UNE POLLUTION NUCLEAIRE MONDIALISEE

Une pollution nucléaire sans précédent est en marche depuis Fukushima. Les catastrophes nucléaires laissent des traces quasi indélébiles sur la planète… Quelles conséquences pour l’homme et l’environnement ? Ne sommes-nous pas en train de jouer avec le feu ?

 

© Carlos Ayesta et Guillaume Bression

Il est des événements qui font fi de nos frontières nationales et qui nous poussent à prendre conscience que nous habitons tous sur une même et unique planète. Des particules radioactives de Fukushima ont notamment parcouru plus de 16000km avant d’être détectées en France. Olivier Isnard de l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) déclare dans le documentaire Fukushima, pièce à conviction que le niveau de radiation était suffisamment bas pour qu’il n’y ait pas de « problème de santé publique en Europe ». Toutefois, Bruno Chareyron, Responsable du laboratoire de la CRIIRAD – Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité – ne minimise pas l’événement. « Les citoyens français ont quand même été exposés à une radioactivité par inhalation et par ingestion. Il n’est pas possible de dire qu’il n’y aura pas de conséquences éventuelles à long terme ».

Le temps. Voilà un paramètre gênant lorsque nous abordons le sujet du nucléaire. « Une contamination radioactive ne disparaît pas, elle reste dans le temps. Il est question de centaines ou de milliers d’années », rappelle le journaliste scientifique Maxence Layet, fondateur du magazine Orbs, l’autre planète. Les particules radioactives – extrêmement nocives pour la santé – s’accumulent dans notre environnement, notre chaîne alimentaire et finalement nos organismes. Ainsi, il n’est plus seulement question de zones géographiques condamnées parce que trop polluées, « nous sommes dans une situation de contamination mondiale progressive et silencieuse », souligne le journaliste, au micro de Bob vous dit toute la vérité. Alors que beaucoup de médias ont tourné la page, à Fukushima, la catastrophe est toujours en cours. Quelle est son ampleur véritable ? Quelles conséquences sur notre santé ?

Une catastrophe de force maximale

11 mars 2011, 14h46, un puissant séisme déclenche l’arrêt automatique des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiishi. 15h30, un tsunami inonde le site. Les groupes électrogènes de secours cessent d’alimenter les circuits de refroidissement. Des émissions de radioactivité commencent dès lors. Du 12 au 15 mars, 3 explosions contribueront à l’émission d’un panache hautement radioactif qui irradiera la région et partira vers l’Est parcourir une bonne partie de la planète. Des commissions d’enquête signaleront que les autorités connaissaient les risques qu’encourait le site, mais qu’un grand nombre de mesures de prévention n’avaient pas été mises en place. Le périmètre interdit est maintenant réduit à 20km autour de la centrale alors que des associations japonaises indépendantes relèvent des taux excessifs de radiation à plus de 40km de Fukushima.

Les conséquences sanitaires de cette 2e catastrophe de force 7 après Tchernobyl – le maximum sur l’échelle d’évaluation des accidents nucléaires – sont déjà visibles. Un paysan, resté avec son bétail dans la zone interdite, a vu plus de 200 vaches mourir en 3 ans. Son propre bilan médical signale que son ADN est gravement endommagé par les radiations. Dans la région de Fukushima, plus de 75 enfants sont atteints d’un cancer de la thyroïde – soit 15 fois plus que la moyenne. Le Dr Masamichi Nishio, Président du Centre de recherche sur le cancer d’Hokk, affirme que dans 15 ou 20 ans le Japon sera menacé par une épidémie de cancer. L’effet des radiations dans le temps est inquiétant. « En 25 ans, il y a eu dix mille études qui ont été publiées sur les conséquences sanitaires de la radioactivité sur les gens qui vivent à proximité de Tchernobyl. Le bilan officiel est qu’il y aurait 9000 morts. Cela ne comptabilise pas l’augmentation des cas de trisomie 21, de difformités congénitales ou d’autres pathologies liées à la radioactivité », informe Maxence Layet.

Des paramètres non maîtrisables

Fukushima soulève d’importantes questions sur l’usage du nucléaire. Comment une centrale a-t-elle pu être construite au niveau de la mer dans une zone à haut risque sismique ? Quel contrôle les administrateurs du nucléaire assurent-ils concrètement sur le terrain ? Quel examen des risques sur les populations les hommes politiques incluent-ils véritablement dans leurs plans de développement énergétique ? « Il y a aujourd’hui 439 réacteurs nucléaires en fonctionnement dans le monde. La moitié se concentre dans 3 pays : les Etats-Unis en ont une centaine, la France en a 58 et le Japon en a 55 », informe Maxence Layet. « Je suis devenu convaincu que nos réacteurs actuels, comme pratiquement tous les réacteurs au monde, sont sujets au même type d’accident que Fukushima, et qu’ils sont dangereux », indique Jean-Louis Basdevant, auteur de Maîtriser le nucléaire, sur le site de l’association Sortir du nucléaire.

En 1999, en France, une forte tempête a agité le fleuve la Gironde au point que la centrale nucléaire du Blayet ait été inondée. Sur les deux pompes de refroidissement qui étaient en sous-sol, une a été noyée. « Que se serait-il passé si les deux l’avaient été ? Les risques liés au nucléaire sont non maîtrisables. Nous vivons actuellement sur des bombes », asserte Jean-Pierre Petit, spécialiste de la physique des plasmas et ancien Directeur de recherche au CNRS. « Au Blayet, pendant la tempête de 1999, nous avons frôlé l’accident nucléaire », confirme le documentaire Complément d’enquête sur France 2 d’avril 2001. Tous les risques de catastrophe naturelle, d’attentat ou même de guerre, ne sont pas entièrement prévisibles. Ne sommes-nous pas en train de jouer avec le feu ?

Une pollution sans précédent

Les réacteurs de Fukushima, toujours en fusion, sont arrosés en permanence pour minimiser les rejets radioactifs. Ainsi, en plus de la pollution terrestre créée par l’accident, tous les jours 300m3 d’eau souterraine radioactive se déversent dans l’océan pacifique. Et c’est sans compter les 400m3 d’eau irradiée qui sont pompés et stockés toutes les 24h dans des citernes construites à la va-vite. Certaines commencent déjà à fuir. Que va devenir toute cette eau contaminée ? « Il n’y aura sans doute pas d’autre option que de procéder à des rejets contrôlés en mer, après assainissement », préviennent Audrey Garric et Pierre Le Hir, journalistes pour Le Monde. Ainsi, depuis 3 ans nous faisons face à une pollution marine sans précédent. Officiellement, le démantèlement de la centrale prendra 40 ans. « A Fukushima, deux des réacteurs fondus se sont enfoncés dans le sol. Nous ne savons pas à quelle profondeur ils sont. Combien de temps faudra-t-il réellement pour les neutraliser ? »questionne Jean-Pierre Petit.

En mars 2014, l’océanographe et chimiste John Smith affirme que le césium 134 relevé au large du Canada porte clairement la marque de la catastrophe de Fukushima. L’eau contaminée a bel et bien atteint l’Amérique du Nord. Plus grave encore, les poissons irradiés ne connaissent pas de frontières et migrent où bon leur semble. Jacky Bonnemans, Président de l’association Robins des Bois visant à protéger l’environnement, explique : « Force est de constater qu’il y a de plus en plus de spécimens analysés contaminés. Le danger réside donc dans la concentration de la radioactivité dans certains organismes marins tout au long de la chaîne alimentaire ». A cela s’ajoute le problème de la circulation des marchandises. Des poissons contaminés au Césium 134 et 137 de Fukushima ont été retrouvés dans un supermarché… en Suisse, atteste Markus Zehringer, directeur du Groupe de recherche sur la radioactivité à Bâle. Plus déroutant encore, en août 2014 le Japon recommence à exporter du riz de Fukushima. « Il n’existe pas de seuil d’innocuité à la radioactivité. L’accident de Fukushima est un accident global et il y aura des conséquences planétaires. Lesquelles ? Nous ne savons pas », expose Daniel Hirsh, professeur en politique nucléaire à l’université de Californie.

Une radioactivité mondiale

Alors que notre attention se porte sur la détection de la radioactivité dans notre environnement, nous réalisons que depuis la fin des années 30, d’essais militaires en fuites industrielles, du largage sauvage de déchets au délicat problème de leur stockage ou recyclage, nous sommes exposés à un accroissement invisible et pourtant réel de la radioactivité ambiante – auquel viennent bien sûr s’ajouter les accidents nucléaires. « En plus de Three Mile Island en 1979, de Tchernobyl en 1986 et de Fukushima en 2011, il s’est produit dans le monde une trentaine d’autres incidents nucléaires – certains très graves comme à Kyshtym en URSS, ou à Windscale en Grande-Bretagne, d’autres de plus faible ampleur », confie le professeur de physique Jean-Louis Basdevant. « Etrangement, depuis à peu près 80 ans, tous les 10 ou 15 ans, les taux officiels de radioactivité admissibles sont revus à la hausse », signale Maxence Layet.

Voulons-nous de cette pollution radioactive qui ne fait que s’accroître ? Si, bien sûr, le dossier du nucléaire ne peut être balayé du jour au lendemain, la question doit être posée. « Il existe des solutions de pointe au niveau scientifique qui sont beaucoup plus écologiques, qui coûtent des centaines de fois moins cher, et qui sont tout aussi performantes que le nucléaire. Et c’est sans compter tous les procédés d’énergie alternative comme l’éolien, le solaire, l’hydraulique… Il faut accepter de se dire que nous nous sommes trompés, et stopper cette technologie néfaste », affirme Jean-Pierre Petit. « Il faut arrêter le nucléaire le plus tôt possible », déclarait Naoto Kan, Premier ministre du Japon au moment de la catastrophe.

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