L’ARBRE, NOTRE SEMBLABLE

arton11681-1cd18

Peter Wohlleben, forestier « écologique », a développé une intime connaissance des arbres. Dans son ouvrage « La Vie secrète des arbres », il nous guide dans le monde passionnant et secret de ces majestueux végétaux, laissant penser qu’il n’existe, entre eux et nous, aucune différence de nature.

Pourquoi les végétaux attirent-ils moins les hommes que les animaux ? Pourquoi sommes-nous davantage sensibles au spectacle d’un troupeau de chevreuils ou de baleines à bosse qu’à celui d’une forêt de hêtres ? À cause de l’évolution qui, au plus profond de notre être, nous a éloignés du monde végétal, affirme Peter Wohlleben dans La Vie secrète des arbres. Pour l’homme, la vue d’un ciel uniformément bleu est associée à un sentiment de plénitude et d’apaisement alors que, du point de vue d’un arbre, il ne peut qu’être synonyme de dur travail puisque la lumière est le carburant de la photosynthèse, ce phénomène par lequel l’arbre transforme le gaz carbonique et l’eau en sucre pour sa croissance.

Notre difficulté à entrevoir le monde végétal tient également à l’échelle du temps. Elle est différente de la nôtre. La jeunesse d’un arbre dure dix ou vingt fois plus longtemps que celle d’un être humain et sa vie s’étale sur des siècles voire davantage. Le déploiement des feuilles, la pousse des rameaux appartiennent également à une temporalité différente. En définitive, l’arbre donne l’impression d’être presque immobile, comme un objet.

Il faut à l’arbre surmonter des épreuves inouïes s’il veut atteindre le grand âge 

C’est cette représentation que le livre de Wohlleben combat au fil des chapitres. Son objectif — et il l’atteint — est de nous faire découvrir la richesse de la vie des arbres et sa proximité avec celle des humains. Il parle d’or. Forestier traditionnel pendant une vingtaine d’années en Allemagne, l’auteur gère aujourd’hui, au sud de Cologne, une forêt selon un mode « écologique ». Son regard sur la forêt a changé. À force d’arpenter son mandala, d’observer de près ce qui s’y passe saison après saison, de relier ses expériences aux travaux d’autrui, il a compris que les arbres sont sensibles à la douleur, qu’ils ont une capacité à mémoriser et à communiquer entre eux, qu’ils ont un sens du goût et de la solidarité, que des parents-arbres vivent avec leurs enfants… C’est ce monde secret et passionnant qu’il s’efforce de faire partager.

Le lecteur va de surprise en surprise au fur et à mesure qu’il avance dans la vie d’un arbre. Il découvre que si un hêtre produit près de deux millions de faînes au cours de sa longue vie (400 ans), une seule au bout du compte deviendra un arbre adulte, et qu’une loi aussi implacable s’applique au peuplier et au milliard de graines qu’il fournit. Quelle que soit l’espèce, « un arbre engendre un seul et unique successeur (…) Il n’y aura qu’une seule [graine] gagnante ».

On comprend mieux cette hécatombe en découvrant les aléas de la vie d’un arbre. Il lui faut surmonter des épreuves inouïes s’il veut atteindre le grand âge. Il doit être bien accroché au sol et bien équilibré, ne pas avoir perdu une branche maitresse ou une partie du houppier, afin de résister à un ouragan dont la poussée équivaut à deux cents tonnes ; il doit conserver intacte son écorce pour en interdire l’entrée aux parasites — scolytes, chenilles, et autres prédateurs — qui rêvent de percer cette peau végétale ; il doit disposer de ressources en eau considérables (un hêtre adulte peut propulser 500 litres d’eau par jour dans ses branches et ses feuilles) et d’une alimentation suffisante ; il doit être capable de nouer des relations fructueuses avec les champignons dont le réseau de filaments constitue le prolongement indispensable des racines ; il doit… Que ne doit-il pas ?

« Les pointes des racines sont équipées de dispositifs similaires à un cerveau » 

Wohlleben brosse un portrait tout en empathie de l’arbre. Il le voit comme un être vivant à placer sur le même plan qu’un animal. Le rapprochement est contesté, mais ne peut-on pas assimiler les racines à un cerveau ? Prudent, l’auteur se contente de rappeler que « le débat qui anime la communauté scientifique depuis des années est vif », mais on sent bien de quel côté il penche. Secrètement, il est convaincu qu’il n’existe pas de différence de fond entre le végétal et l’animal. Et de citer les travaux d’un botaniste allemand pour qui « les pointes des racines sont équipées de dispositifs similaires à un cerveau ». Pour l’auteur, en fait, la division que nous avons établie entre le monde végétal et animal est arbitraire : elle repose sur le fait que, pour se nourrir, l’un utilise la photosynthèse tandis que l’autre ingère des organismes vivants. La véritable différence est ailleurs. Elle « concerne le temps nécessaire au traitement des informations puis à leur transformation en actions ». Il est bref dans le règne animal, lent lorsqu’il s’agit du végétal. Rien qui permet pour autant d’établir une échelle des valeurs entre les deux.

Dire qu’il n’y a pas de différence de nature entre le végétal et l’animal débouche sur des questions embarrassantes, du type : Y a-t-il des méthodes d’abattage des arbres préférables à d’autres ? Faut-il continuer à faire brûler des buches de bois ? Doit-on utiliser le bois pour fabriquer du papier, des meubles… ? Autant de questions qui nous semblent absurdes en ce début de siècle, mais dont rien ne dit qu’elles ne seront pas débattues un jour (comme cela a été le cas avec la question de la souffrance animale). « L’exploitation du bois doit se faire dans le respect des besoins spécifiques des arbres. Cela signifie qu’ils doivent pouvoir satisfaire leurs besoins d’échange et de communication, qu’ils doivent pouvoir croître dans un véritable climat forestier, sur des sols intacts, et qu’ils doivent pouvoir transmettre leurs connaissances aux générations suivantes. Au moins une partie d’entre eux doit pouvoir vieillir dans la dignité, puis mourir de mort naturelle », conclut l’auteur.

Le débat est lancé.


  • La vie secrète des arbres. Ce qu’ils ressentent. Comment ils communiquent, par Peter Wohlleben (traduit de l’allemand par Corinne Tresca), éditions Les Arènes, Paris, 272 p., 20,

Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.

Trouvé sur reporterre.net
mandalalaluna450-1  Etincelle

CHEMTRAILS : ALERTE ROUGE COLERE NOIRE …

Voici une vidéo amateur, elle a été envoyée par Jacques D., que nous remercions. Tournée en Provence, avec une incursion en Autriche, c’est la plus récente sur ce sujet hautement polémique. En début il y a l’intervention du député J. Lassalle qui parle de mensonges, je pense qu’il fait allusion aux mensonges permanents des paroles politiques, donc pour les chemtrails, c’est à vous de conclure. Merci à tous. Partagez! (Voltigeur)

Les conséquences des épandages chimiques volontaires dans l’atmosphère (CHEMTRAILS) sous prétexte de Géo-Ingénérie, sont multiples.
Les retombées au sol dûes à ces épandages sont catastrophiques pour la Terre et provoquent notamment la MORT DES ARBRES comme le montre ce documentaire.

L’heure n’est plus à la consternation. Il faut AGIR et VITE !!!
Vous pouvez contribuer en adhérant aux associations Acseipica et Ciel Voilé, ou en menant vous aussi vos propres actions.
Toutes les espèces qui peuplent la Terre vont disparaître à vitesse grand V si rien ne change.
Observez, constatez, partagez vos infos et passez à l’action.
Notre santé et nos vies en dépendent !

 

Mise en ligne le 19 février 2017 par Xavier D.

 

Trouvé sur les moutons enragés

mandalalaluna450-1 Etincelle

 

RAVAGEE PAR LE CHÔMAGE, DETROIT MISE SUR UNE ALIMENTATION COLLABORATIVE… ET GRATUITE !

 

Benji nous avait mis en 2014, les photos de cette ville de Détroit, complètement ruinée. Cette ville, qui s’est déclarée en faillite, était le fleuron de l’industrie automobile américaine. Faut il un désastre pour que la solidarité s’exprime? Regardez ce que cette ville est devenue. Je dédie cet article à mon complice Benji, qui était si affecté par la situation des habitants de cette ville, abandonnés par leur pays et livrés à eux mêmes.. (Voltigeur)

Des quartiers entiers transformés en zones cultivables, vous y croyez ? Tel est le pari génial et audacieux d’une ville en pleine reconversion !

Source : The Michigan urban farming initiative

En 1950, Détroit, sorte d’Eldorado de la construction automobile, était une ville prospère et comptait alors 1 850 000 habitants.

Aujourd’hui, ravagée par la délocalisation et le chômage (jusqu’à 50% de sans-emploi !), elle n’abrite plus que 680 250 personnes ! En 2011, accablée par 18,5 milliards de dollars de dette, elle s’est même déclarée en état de faillite… Mais, heureusement, le bout du tunnel n’est peut-être plus très loin !

Source : The Michigan urban farming initiative

Symbole de cette renaissance : la multiplication du nombre de fermes urbaines. Détroit en compterait aujourd’hui 1 600 ! Un chiffre parfaitement inouï…

Récemment, en partenariat avec une association locale (Michigan urban farming initiative), la ville et ses habitants ont par exemple lancé la conversion totale de l’un de ses quartiers en territoire cultivable. Nom de code du projet : Agrihood.

Source : The Michigan urban farming initiative

L’idée ? Avec l’aide de tous, transformer une zone désertée en jardin extraordinaire, 100% bio, 100% durable… et 100% gratuit !

Fonctionnant uniquement sur la base du volontariat, Agrihood accueille déjà 200 arbres fruitiers et un jardin sensoriel pour les enfants. Et ce n’est pas fini : on attend aussi l’arrivée prochaine d’un café communautaire ainsi qu’un centre éducatif.

Source : The Michigan urban farming initiative

Sur le modèle des Incroyables comestibles, non seulement le système recrée du lien entre les habitants autour d’un beau projet mais, en plus, il permet à la ville de viser l’autosuffisance alimentaire.

22 tonnes de fruits et de légumes bios seraient déjà sortis de la terre de Agrihood. Une quantité impressionnante de nourriture distribuée gratuitement à 2 000 familles. Ça compte, surtout dans un pays où l’insécurité alimentaire touche 13% de la population…

Fruit d’un travail collectif et solidaire, ces performances exemplaires redonnent espoir à toute une ville. Ça n’est d’ailleurs pas un hasard si le nombre de fermes urbaines explose à Détroit !

Est-ce que ça inspirera d’autres territoires ? C’est à souhaiter.

Auteur Axel Leclercq pour Positivr.fr

Voir aussi:

En misant sur le bio et le gratuit, Albi est en route vers l’autosuffisance alimentaire !

Il construit lui-même sa maison passive. Résultat ? Un petit bijou de performance et d’esthétisme !

Il exprime sa créativité avec des sculptures végétales poétiques dans les forêts françaises.

Trouvé sur Les moutons enragés 

mandalalaluna450-1 Etincelle

CONTRE L’HUILE DE PALME, UNE INVENTION FRANCAISE PRECIEUSE ET ATTENDUE

Et si on en finissait avec l’huile de palme ? Telle est la magnifique ambition de deux entreprises françaises volontaires et créatives. Leur but : substituer ce produit désastreux par un autre, plus respectueux de l’environnement, de la vie sauvage et de la condition humaine. Gros plan sur une initiative qui pourrait bouleverser notre alimentation.

huile-palme-substipalm-substitut-invention-natais-5

Source : Shutterstock

Des biscottes au lait infantile en passant par les chips et le shampooing, l’huile de palme est partout. Résultat : on rase des forêts entières pour y planter des millions de palmiers à l’aide d’une main d’oeuvre corvéable à merci tandis que la faune, elle aussi, disparaît… Heureusement, ce scandale sans nom pourrait bientôt appartenir au passé.

huile-palme-substipalm-substitut-invention-natais-4

Source : Shutterstock

Depuis trois ans, en collaboration avec leur conseil régional et le CNRS, deux entreprises d’Occitanie planchent sur un substitut aux mille vertus. Poult (un biscuitier) et Nataïs (leader mondial de la production de pop-corn) ont en effet inventé un produit à base de tournesol capable de faire le job de l’huile de palme !

huile-palme-substipalm-substitut-invention-natais-3

Source : Shutterstock

 

Cécile Terrol, responsable du pôle recherche et développement chez Poult, s’est exprimée dans les colonnes de 20 Minutes :

« Dans certains biscuits nous pouvons faire sans huile de palme, mais quand il s’agit de biscuits fourrés, c’est très compliqué d’utiliser autre chose car elle a la particularité de résister aux variations de température tout en fondant dans la bouche à 37°C. On pourrait la remplacer par du karité ou de l’huile de coco, mais c’est aussi exotique et ça ne fait que reporter le problème de déforestation »

huile-palme-substipalm-substitut-invention-natais-6

Source : Shutterstock

Même son de cloche du côté du partenaire Nataïs. Mickaël Ehmann, son président :

« Pour nos produits micro-ondables, nous utilisons une huile de palme certifiée développement durable. Mais notre objectif est de passer à un approvisionnement local et donc sans huile de palme, ce qui est possible avec l’huile de tournesol. »

huile-palme-substipalm-substitut-invention-natais-2

Source : Shutterstock

 

Sobrement baptisé Substipalm, ce produit n’attend plus que le feu vert de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Si tout se passe bien, on devrait commencer à en trouver dans notre alimentation dès 2018.

Seul hic : son prix. Sensiblement plus élevé que celui de l’huile de palme, il pourrait poser problème. Mais bon, si un nouveau produit nous permet d’encourager les cycles courts, de maintenir une agriculture locale, de préserver la forêt, d’épargner les orang-outans, et de ralentir l’exploitation du travail des enfants, nous serions fous de bouder notre plaisir !

huile-palme-substipalm-substitut-invention-natais-1

Source : Shutterstock

Bravo à ces entreprises françaises qui se creusent la tête et imaginent de nouveaux modes de production plus en phase avec les impératifs de l’époque !

 

Trouvé sur positivr.fr

Et oui on ne peut que les encourager à continuer …

mandalalaluna450-1 Etincelle

EN EGYPTE, UNE FORET A POUSSE AU MILIEU DU SAHARA

foret-egypte-desert

Faire pousser une forêt au coeur du Sahara, c’est possible. En Egypte, pays particulièrement aride, des scientifiques ont fait le pari de transformer une partie du désert en terre fertile. Mission accomplie à deux heures du Caire où une forêt a vu le jour grâce aux eaux usées.

En région aride, chaque jour le désert gagne un peu plus de terrain et l’avancement des dunes est un réel problème. Le gouvernement égyptien a trouvé le moyen d’y remédier : en plantant une forêt.

Problème : comment faire pousser une forêt en plein désert sans assécher les réserves d’eau potable si précieuses de la population ? Les scientifiques ont trouvé la solution en utilisant des eaux usées semi-traitées. Car ces eaux sont chargées en phosphates et en azote, une combinaison que l’on trouve dans les engrais commerciaux.

Mais pour parvenir à faire pousser une véritable forêt en plein désert, les scientifiques ont dû mettre au point un ingénieux système d’irrigation. Ils ont ainsi récupéré les eaux usées dans le bassin de drainage le plus proche. Les eaux semi-traitées, autrement dit, débarrassées de tout polluant mais impropre à la consommation, sont idéales pour la flore.

 

Et si en milieu plus humide, la quantité de fertilisant contenue dans ces eaux usées, combinée à celle du sol aurait pu être trop importante pour certaines plantes, ce n’est pas le cas en milieu aride.

Alors qu’il faut 60 ans pour qu’un arbre atteigne la taille à laquelle il pourra être coupé en Europe, 15 ans suffisent dans le désert. Ainsi, l’Egypte est parvenue à faire reculer le désert, tout en produisant des ressources naturelles importées jusqu’à présent. Le pays espère même parvenir à faire certains profits économiques grâce à leur forêt.

Cette reforestation est très encourageante. Les 650 000 hectares de désert infertile égyptien pourraient finir par être recouverts d’arbres à perte de vue.

Trouvé sur La Terre du Futur

mandalalaluna450-1Etincelle

 

LA PLUS GRANDE MANIFESTATION DE L’HISTOIRE DES AMERINDIENS EST ENTRAIN D’AVOIR LIEU EN CE MOMENT

manifestation-3

Mercredi dernier, un tribunal fédéral a déclaré qu’il se prononcerait sur la question d’un pipeline litigieux qui est actuellement en cours de construction depuis Septembre, traversant les Dakotas, l’Iowa et l’Illinois. Le pipeline Bakken est déjà terminé à 48 pour cent, et devrait commencer à livrer du carburant d’ici Janvier.

Cela a donné lieu à une contestation du plus grand nombre d’autochtones américains (et de leurs alliés) dans toute l’histoire des manifestations amérindiennes.

Pourquoi? Parce que ce pipeline (gazoduc) estimé à 4 milliards de dollars se retrouvera également dans de nombreux bassins hydrographiques et sites sacrés, et augmentera de façon spectaculaire la  pollution par les hydrocarbures causée par le déversement Si une quelconque rupture des tuyauteries ou un endommagement se produisait à tout point de son parcours de 1.850 km, ces incidences pourraient détruire des milliers d’acres de territoires agricoles fertiles ou de précieuses forêts et rivières.

Chaque jour, 570.000 barils de pétrole brut se déversent dans quatre états du mid-west et d’innombrables cours d’eau.

manifestation-2

Images: Les cessions d’actifs énergétiques : Les cessions de projets d’actifs

La tribu indienne sioux de Standing Rock a demandé une injonction immédiate contre la création du pipeline Bakken. Le juge James E. Boasberg a dit qu’il se prononcerait sur la question dès le 9 Septembre.

« Nous sommes heureux d’avoir directement eu accès à la Cour de justice aujourd’hui, et nous attendons avec impatience une décision », a déclaré Dave Archaumbault II, président du comité de la tribu sioux de Standing Rock.

« Je crois que toutes les personnes qui ont assisté à l’audience aujourd’hui comprendront que la tribu réclame une justice fondamentale maintenant. »

Juste un mois avant, la tribu sioux de Standing Rock a attaqué en justice la Army Corps of Engineers (Génie militaire) pour avoir permis à DakotaAcess la construction d’un tronçon du gazoduc dans une zone située à moins d’un kilomètre d’une réserve, en traversant la rivière Missouri.

manifestation

La plus grande manifestation de l’histoire des amérindiens

En dehors de la salle d’audience à Washington, des foules d’amérindiens (pour la plupart) sont venus nombreux, dont certains en provenance de l’Arizona, pour se rallier à ceux qui veulent voir la fin de ce grand projet de gazoduc. L’actrice Susan Sarandon et Shailene Woodley étaient également présentes lors de la manifestation.

Shailene Woodley, qui était dans le Dakota du Nord, manifestant déjà depuis plusieurs mois, est l’une des différentes célébrités qui a fait appel à la résiliation du projet.

manifestation-4

Les sables bitumineux du Canada, une photo « Avant & Après » qui révèle la dévastation que les opérations de forage et de transport du pétrole ont sur la terre

Pensez-vous qu’ils devraient permettre la construction d’un tel grand projet de pipelines présentant un tort énorme à l’écosystème? Et si je vous disais que ce pétrole était destiné à être vendu dans des pays de l’Europe et de l’Asie, des pays qui sont naturellement en train de se défaire du pétrole en tant que ressource énergétique, dans le cadre d’une initiative « passons au vert »?

Sandra Véringa

Trouvé sur Esprit Science Métaphysiques

mandalalaluna450-1Etincelle

LES PEUPLES INDIGENES DU MONDE SE REUNISSENT EN CE MOMENT : LEUR BUT PRESERVER LA PLANETE !

03_hawaii_world_conservation

Le Congrès Mondial de la Nature 2016 a débuté le 1er Septembre à Hawaii. Pendant 10 jours, plusieurs milliers d’acteurs politiques, d’universitaires, de responsables d’entreprises et de citoyens, le tout appartenant à des communautés indigènes du monde entier se réunissent autour d’un même objectif. Au programme : partage de connaissances, et réflexion commune à des moyens de répondre aux enjeux climatiques actuels, pour préserver les richesses offertes par notre planète et lutter contre l’accaparement des terres.

NB : Āina Momona signifie textuellement les « terres grasses » qui nourrissent les familles hawaïennes. Comme ailleurs, celles-ci sont atteintes par l’activité humaine. La délégation The Pacific Northwest du Congrès Mondial de la Nature 2016 s’est jointe à différents leaders des peuples indigènes pour participer à un projet local de restauration des stocks de poissons et diverses activités culturelles. Les photographies qui suivent sont proposées par l’organisationSustainable Southeast Partnership (Bethany Goodrich et Michael Reid).

05_Hawaii_world_conservation

07_Hawaii_world_conservation

Se réunir pour être acteurs du changement

Les 28 et 29 août dernier, Honolulu et ses alentours ont vu débarquer des membres de communautés indigènes de plus de 30 pays du monde entier venus dans le but d’assister au grand rassemblement d’ouverture du Congrès Mondial de la Nature (ou UICN). Pendant près de deux semaines, la Nature et les moyens à notre disposition pour la préserver seront au centre des discussions.

Créé en 1948, l’UICN a depuis lors participé à tous les principaux débats mondiaux sur l’environnement et le développement durable. Ses recommandations et sa philosophie intègrent les enjeux de développement durable dans nos modes de vie et de production et appellent les acteurs du monde entier à les intégrer à leurs politiques. Dans cette optique, l’UICN fournit des connaissances scientifiques et offre un espace de débat international où se rejoignent des acteurs divers et engagés.

09_Hawaii_world_conservation

13_Hawaii_world_conservation

La planète à un carrefour décisif 

Cette année, les discussions porteront une fois encore sur les défis que l’humanité est amenée à relever si elle veut préserver son environnement actuel. Un point d’orgue sera cependant mis sur le tournant décisif qu’il s’agit de prendre à une heure où la population mondiale approche dangereusement des 8,4 milliards d’êtres humains estimés en 2030. Prenant connaissance des changements drastiques intervenus dans nos économies mondialisées ces 15 dernières années, l’UICN a rappelé son inquiétude quant à une nature de plus en plus sous pression. Les inégalités grandissantes entre riches et pauvres sont également soulevées dans l’annonce de la thématique du Congrès de cette année.

Au programme du forum, un éventail très large de thèmes et de conférences qui se dérouleront sur 10 jours du 1er au 10 Septembre au centre des Congrès de Honolulu. Méthodes de cartographie, protection des aires marines, implication des jeunes dans la préservation de l’environnement, impact environnemental des conflits armés, réflexion autour des outils à disposition… autant de problématiques qui feront l’objet de sessions dédiées. Pourtant, l’évènement hautement symbolique et au combien vital pour l’avenir de l’humanité reste peu médiatisé en occident.

02_Hawaii_world_conservation

04_Hawaii_world_conservation

Apprendre les uns des autres

Le rassemblement d’ouverture, dont le nom « E Alu Pu » signifie « Avancer tous ensemble », a quant à lui témoigné d’une implication renouvelée des populations indigènes et des associations et entreprises. Des délégations indigènes venues d’Alaska, de Colombie-Britannique, de Washington ou d’Hawaii ont ainsi pu partager leurs savoirs au cours d’échanges et d’ateliers réalisés en pleine nature. Ainsi, les divers membres d’associations ont bénéficié des connaissances traditionnelles de ces peuples qui continuent de vivre en harmonie avec la nature. Cérémonie de bénédiction du bassin de lei limu, ateliers d’architecture traditionnelle hawaïenne, cours sur la construction de pièges à poissons étaient au programme dans une ambiance conviviale.

Directement concernés par la protection de la nature, et premières victimes de la destruction de leur environnement, les peuples autochtones continuent pourtant de constituer une source de savoir inestimable. Acteurs centraux d’une conservation en harmonie avec leurs modes de vie, ces communautés nous montrent humblement qu’une cohabitation respectueuse avec la nature est possible mais surtout souhaitable. Malheureusement, dans un capitalisme de connivences, ils sont encore et toujours les victimes des déplacements et des expropriations infligées par des États qui nient toute responsabilité au nom de l’économie triomphante.

06_Hawaii_world_conservation

Les limites de l’IUCN

Si les activités proposées par ce grand rassemblement annuel sont infiniment positives et résilientes, l’organisation tentaculaire qu’est l’IUCN n’est pas sans zone d’ombre. Englobant plus de 1200 organisation gouvernementales ou non, l’IUCN joue un rôle de consultance et d’observateur pour les Nations Unies. Certains lui reprochent sa coopération avec des multinationales comme Danone, Nokia, Shell ou encore Nespresso. L’International Union for Conservation of Nature servirait également de facilitateur pour lisser les réglementations environnementales au niveau mondial en gagnant notamment la sympathie des communautés locales.

L’IUCN étant un acteur majeur de la projection de l’environnement au niveau des institutions mondiales, aux côtés du WWF, celui-ci oriente dès lors la nature même que doit prendre la protection de l’environnement chez les gouvernements, avec toutes les influences qui gravitent au sein des institutions fréquentées. Ainsi, on lui reproche notamment l’expulsion du peuple Maasai du parc national Serengeti au nom de la protection de la nature. Un motif potentiel poussant probablement aujourd’hui l’organisation à se tourner vers les peuples indigènes en leur offrant une tribune inespérée.

08_Hawaii_world_conservation


Sources : TNCCanada.ca / Kuahawaii.org / IUCNWorldConservationCongress.org / Reporterre.net

/ Photographies à la discrétion de Sustainable Southeast Partnership (Bethany Goodrich et Michael Reid).

 

Trouver sur Mr Mondialisation

mandalalaluna450-1Etincelle