UNE PORTE GEANTE S’OUVRE DANS LA CHAUSSEE DES GEANTS

Voilà un article intéressant qui vient du blog de Marie Rocca, qui nous montre que dans notre monde on découvre tous les jours des choses étonnantes.

Etincelle

 

Les touristes qui se trouvaient en cet instant sur la chaussée des géants en Irlande furent médusés, mais l’un d’eux eu la présence d’esprit de continuer à filmer, et voici des captures d’écran de son film. Il se pourrait donc bien que des géants existent toujours et vivent sous terre.

 

 

La porte commence à s’ouvrir.

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Porte grande ouverte. Sur la vidéo, la partie porte ouverte de la séquence ne dure que deux secondes.

Ci-dessous la porte se referme brusquement avec un nuage de poussière :

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Sur  la vidéo, on entend le bruit de la porte qui se referme.

Je n’arrive pas  à retrouver la vidéo qui était en ligne. Par bonheur, j’avais fait ces captures d’écran. Il semblerait que certaines découvertes dérangent.

Les géants semblent vivre sous la terre en de nombreux endroits. En voici une preuve en Europe, mais tous les continents sont encore concernés.

J’ai encore pas mal de choses surprenantes…

 

Trouvé sur le blog de Marie Rocca

 

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  Etincelle

 

 

DES SCIENTIFIQUES ONT DECOUVERT UN 6EME SENS MAGNETIQUE CHEZ LES HUMAINS, COMME LES ANIMAUX

 

Image crédit : http://www.phoenixhelix.com

 

Que signifie avoir un 6ème sens magnétique en réalité ?

Il s’agit de la capacité de percevoir des champs magnétiques et certains animaux l’utilisent avec le champ magnétique terrestre pour trouver leur chemin sur de longues distances.

De nouvelles études ont révélé que les humains l’avaient également.

Le géophysicien de l’Institt de technologie de Californie, Joe Kirschvink, teste actuellement le sens magnétique des humains et pense qu’en réalité il pourrait s’agir de notre sens primitif.

L’expérience de Kirschvink a indiqué que les humains avaient également un sens magnétique.

Il a mesuré les ondes cérébrales des participants avec un champ magnétique en rotation et a découvert que certains neutrons réagissaient au changement de la rotation du champ magnétique.

Certains animaux comme les tortues, les abeilles, les homards et les dauphins utilisent une boussole magnétique pour décoder les informations des champs magnétiques. Nous en savons très peu sur la façon dont ces animaux s’en servent, comment ils les sentent et les informations qu’ils obtiennent, mais on pense que ça pourrait être bien plus que pour la navigation.

 

Image crédit : www.sott.net

Mais la question la plus importante à ce jour reste: quel impact ont les champs magnétiques sur les humains ?

Cette question a été étudiée à l’Institut HeartMath, qui est une organisation à but non lucratif sur la recherche et l’éducation. Les recherches à l’Institut HeartMath essaient de déterminer la connexion de l’énergie humains à la Terre et comment utiliser cette interconnexion pour élever nos propres vibrations.

Les recherches émettent certaines hypothèses selon lesquelles le champ magnétique de la Terre relie tous les systèmes vivants sur la planète et ainsi tous les organismes, dont les humains, ont une incidence sur ce champ d’informations mondial. Les hypothèses suggèrent également que les champs magnétiques fonctionnent comme des boucliers autour de la planète ce qui nous protège des rayons cosmiques et du sable et d’autres formes de temps spatial.

Ils représentent une partie essentielle de l’écosystème de la Terre.

Les champs magnétiques peuvent avoir une incidence sur ce que nous ressentons. Par exemple, s’ils sont stables, les gens ont signalé des sentiments positifs et plus de créativité et d’inspiration. En revanche, lorsque les champs magnétiques sont dispersés, cela peut provoquer des problèmes de sommeil, une confusion mentale et un manque d’énergie.

Est-t-il réellement possible que les champs magnétiques terrestres influencent les humains ?

Oui, c’est possible.

La Terre génère des fréquences qui varient de 0,1 hertz à 300 hertz, ce qui correspond exactement aux mêmes fréquences qui se trouvent dans notre cerveau, notre système cardiovasculaire et notre système nerveux autonome. Les changements dans les champs terrestres ont montré des répercussions sur les ondes cérébrales chez les humains, le rythme cardiaque, la mémoire, les performances sportives et l’état de santé général.

Ces changements ont également été associés à certaines des plus grandes créations artistiques et à certains des événements les plus tragiques.

Il est donc indubitable que les ondes terrestres nous affectent, mais qu’en est-il de l’autre côté ?

Certains scientifiques pensent que nous ne sommes pas simplement des récepteurs, mais que nous sommes également des expéditeurs d’informations. Nos informations entrent dans le champ global et créent une boucle de rétroaction avec les champs magnétiques terrestres.

Ce sujet reste un mystère pour les scientifiques et doit faire l’objet de recherches plus approfondies. Il est important de savoir à quel point la science non-matérielle influence toute forme de vie sur Terre et la Terre elle-même. Des connaissances plus approfondies sur ce sujet pourraient avoir un impact sur les événements mondiaux et améliorer la qualité de vie.

Source Des scientifiques ont découvert un 6ème sens magnétique : www.sciencemag.org / www.collective-evolution.com

 

Touvé sur Esprit Science Métaphysiques

  Etincelle

 

 

AVANT QUE LES EUROPÉENS NE CRÉENT LES RÔLES DE GENRE, LES AMÉRINDIENS RECONNAISSAIENT 5 GENRES

 

Les chefs de tribu Crow

 

Ce n’est que lorsque les Européens ont envahi l’Amérique du Nord que les amérindiens ont adopté les idées de rôles de genre. Pour les Amérindiens, il n’existait pas de règles que les hommes et les femmes devaient respecter pour être considérés comme des membres «normaux» de leur tribu.

Au moment du premier contact, toutes les sociétés amérindiennes reconnaissaient cinq rôles liés au genre : féminin, masculin, deux-esprits féminin, deux-esprits masculin et transgenre.

Chaque tribu avait son propre terme spécifique, mais il fallait un terme universel que l’ensemble de la population puisse comprendre. Les Navajos se référaient aux Deux-Esprits par le terme Nádleehí (celui qui est transformé), les Lakota par le terme Winkté (indiquant un homme qui a des pulsions de comportement féminin), Niizh Manidoowag (deux esprits) en Ojibwe, Hemaneh (mi-homme mi-femme) en Cheyenne, pour n’en citer que quelques-uns.

Comme le but de « Deux-Esprits » [Two Spirits] est d’être utilisé comme un terme universel en Anglais, il n’est pas toujours traduisible avec le même sens dans les langues autochtones. Par exemple, dans la langue cherokee iroquoise, il n’y a pas de traduction du terme, mais les Cherokee ont beaucoup de termes de variance de genre pour « femme qui se sent comme un homme » et vice versa.

La culture «Deux-Esprits» des Amérindiens a été l’une des premières choses que les Européens ont cherché à détruire et à dissimuler. Selon certaines personnes comme l’artiste américain  George Catlin , la tradition des deux esprits devait être éradiquée avant qu’elle ne puisse finir dans les livres d’Histoire. George Catlin a dit :

« Il faut que la tradition Deux-Esprits des Amérindiens soit éteinte avant de pouvoir la consigner dans son intégralité. »

Avant que les européens ne créent les rôles de genre, les Amérindiens reconnaissaient 5 genres

Cependant, ce ne sont pas seulement les Européens blancs qui ont essayé de cacher toute trace de flexibilité du genre. Selon Indian Country Today , «les moines catholiques espagnols ont détruit la plupart des codes aztèques pour éradiquer les croyances et l’histoire traditionnelles des autochtones, y compris celles qui racontaient la tradition deux-esprits». Tout au long des efforts des chrétiens, les Amérindiens ont été forcés de s’habiller et d’agir selon les nouveaux rôles de genre.

L’un des deux-esprits les plus célèbres de l’histoire était un guerrier Lakota nommé Trouve-les-et-tue-les. Osh-Tisch est né homme et a épousé une femme, mais il portait des vêtements féminins et vivait quotidiennement comme une femme. Le 17 juin 1876, Trouve-les-et-tue-les, a acquis sa réputation quand il a sauvé un camarade pendant la bataille de Rosebud Creek . Un acte de courage intrépide. Voici une photo d’Osh-Tisch et de sa femme.

 

Osh-Tisch (à gauche) et son épouse (à droite)

Dans les cultures amérindiennes, les gens étaient reconnus pour leur contribution dans la tribu plutôt que pour leur masculinité ou leur féminité. Les parents n’assignaient pas non plus de rôle de genre aux enfants, et même les vêtements pour enfants avaient tendance à être neutres en termes de genre. Il n’y avait pas d’idées ou d’idéaux sur la façon dont une personne devait aimer, c’était simplement un acte naturel qui se produisait sans jugement ni hésitation.

Sans stigmatisation négative associée à l’existence des deux-esprits, il n’y a pas eu de cas de représailles ni de violence envers les personnes choisies simplement parce que les individus ont été identifiés comme opposés.

 

 

We’wha (1849-1896), de la nation Zuni, fut l’un des Deux-Esprits les plus célèbres. We’wha était biologiquement un homme et fut engendré avec un esprit féminin. Au dire de tous, elle était d’une intelligence supérieure ; elle devint ambassadrice de la nation Zuni à Washington, D.C. où l’élite la célébra comme « l’homme-femme Zuni ». Cette photo montre We’wha en vêtements féminins traditionnels Zuni.

« Les Deux-Esprits chez les Amérindiens étaient très vénérés et les familles qui en comptaient étaient considérées comme chanceuses. Les Indiens croyaient qu’une personne qui pouvait voir le monde à travers les yeux des deux genres en même temps était un cadeau du Créateur « .

Les influences religieuses ont rapidement entraîné d’importants préjugés contre la «diversité des genres», ce qui a obligé les personnes ouvertes ou androgynes à choisir entre les deux. Ils pouvaient soit se cacher, soit craindre d’être découverts, ou ils pouvaient mettre fin à leur vie. Beaucoup d’entre eux ont choisi cette option.

Je laisserai le mot de la fin au défunt acteur Lakota Russel Means, militant pour les droits indigènes et co-fondateur du Mouvement Amérindien : « Dans ma culture, il y a des gens qui s’habillent à moitié en homme, à moitié en femme. Dans notre langue, nous les appelons Winkte. Si vous êtes Winkte, c’est un terme honorable et vous êtes un être humain particulier, et dans la nation et tous les peuples des Plaines, nous vous considérons comme un enseignant de nos enfants et nous sommes fiers de ce que et qui vous êtes.«

 
  Etincelle

 

“LUMIERE SUR LES ORBES” AVEC SYLVIE JOUBERT SUR NUREA TV

 

 

 

Entretien le vendredi 14 avril à 20h00

« Lumière sur les Orbes » avec Sylvie Joubert

Sylvie Joubert est Docteur en sociologie de l’Université René Descartes – Paris V Sorbonne depuis 1989. D’une façon générale, ses travaux sociologiques sont marqués par un recul à l’égard des dualités intellectuelles et universitaires courantes : réel et virtuel, phénomène et noumène, vrai et faux, visible et invisible, exotérique et ésotérique, sont pour elle les dichotomies d’un vieil entendement n’ayant plus de raison d’être.

Elle est notamment l’auteur de l’ouvrage « Le monde de Peter – Eveil à une sociologie des orbes »

Elle nous rejoint à l’occasion de cette Nuit Nuréa pour aborder le dossier intriguant des Orbes

” Depuis le développement des photographies numériques, il est fréquent d’obtenir des clichés sur lesquels figurent de curieuses formes, souvent circulaires et lumineuses, appelées « Orbes ». Simples poussières pour les uns, esprits de la nature pour d’autres, elles suscitent de véritables débats dont les sociologues se font ici l’écho. Peut-on envisager, avec la plus grande objectivité possible et quelques éléments à l’appui, que des « Êtres Volants Non Identifiés » coexistent avec notre humanité ? “

Cette émission est également l’occasion de traiter du sujet de la transcommunication instrumentale, un thème développé par Sylvie Joubert dans son ouvrage « Coprésence : le manifeste Möebius »

 

 

Vous souhaitez commander les livres de Sylvie Joubert? Voici quelques liens utiles :
– « Le monde de Peter – Eveil à une sociologie des orbes » https://www.amazon.fr/monde-Peter-Eve…
– « Coprésence : le manifeste Möebius – Contact avec le monde invisible »
https://www.amazon.fr/Copr%C3%A9sence…
– « Parasciences – Le Cœur de la Raison »
https://www.amazon.fr/Parasciences-Co…

 

Trouvé sur NUREA TV

Etincelle

 

LES ELEVES FINLANDAIS N’ONT QUASIMENT PAS DE DEVOIRS A FAIRE ET CE SONT LES MEILLEURS DU MONDE

 

 

Le réalisateur américain Mikeal Moore a comparé le système éducatif des Etats-Unis avec celui de la Finlande . Ce qu’il a découvert l’a laissé sans voix… (Axel Leclercq)

 

L’éducation étant à la base de tout, les différents candidats à l’élection présidentielle devraient absolument s’intéresser au cas finlandais. Là-bas, les enfants ont très peu d’heures de cours, n’ont quasiment aucun devoir à rendre et sont sans cesse invités à jouer. Résultat : ces léèves sont devenus les meilleurs du monde !

La Finlande a amorcé cette révolution dans les années 70. À l’époque, leur système éducatif était jugé assez médiocre mais, désormais, il fait des étincelles. Pour percer le secret de cette réussite, le réalisateur américain Mickael Moore s’est rendu sur place… et il n’en est pas revenu. Un reportage rafraîchissant, enthousiasmant… et terriblement inspirant ! Regardez.

 

 

On essaie de leur apprendre à penser par eux-mêmes et à avoir un esprit critique. »

 

« Le cerveau doit se détendre de temps en temps. Si on vous assène de la matière sans cesse, ça n’a aucun sens, vous n’apprenez rien »

 

« On tente de leur apprendre à être des humains heureux. À respecter les autres et eux-mêmes. »

 

Leen Liusvaara, directrice d’école en Finlande :

 

« Il y a tellement plus dans la vie qu’à l’école… »

 

On ne saurait mieux dire que cette dernière citation. Une fois qu’on a compris ça, on peut enfin offrir à nos enfants l’école qu’ils méritent, celle qui offre confiance en soi, joie de vivre et soif de découverte.

 

Sur le même sujet, lire aussi : En Finlande, les élèves apprennent à vivre ensemble. Résultat : ce sont les meilleurs !

 

Trouvé sur positivr.fr

 

  Etincelle

« L’ AUTRE TERRE DES DIEUX : MYSTÈRES ET PHÉNOMÈNES INEXPLIQUÉS EN ROUMANIE » AVEC DEIMIAN

 

 

Il y’a quelques mois, Deïmian l’auteur du film documentaire « L’Autre Terre des Dieux » peu avant sa sortie était déjà venu sur Nuréa TV. Il a été à nouveau reçu le 7 mars pour un nouvel entretien pendant lequel il a eu l’occasion de revenir sur le contenu de ce film et au cours duquel il a répondu à des questions.

« L’Autre Terre des Dieux » aborde les découvertes archéologiques faites ces dernières décennies en Roumanie pour lesquelles peu d’informations ont filtré. On parle de tablettes antérieures à la civilisation Sumérienne et d’artéfacts candidats à remettre en question notre chronologie. Mais au-delà de ces découvertes pour le moins extraordinaires, l’Autre Terre des Dieux part sur les traces de peuplades de géants qui, dans les anciens temps, auraient foulé les terres de ce pays mythique et énigmatique.

Site officiel : http://www.deimian.com

 

 

Trouvé sur Nuréa TV 

 

A voir aussi : L’autre Terre des Dieux, vidéo de l’émission du 28 novembre         

 Etincelle            

 

L’ARBRE, NOTRE SEMBLABLE

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Peter Wohlleben, forestier « écologique », a développé une intime connaissance des arbres. Dans son ouvrage « La Vie secrète des arbres », il nous guide dans le monde passionnant et secret de ces majestueux végétaux, laissant penser qu’il n’existe, entre eux et nous, aucune différence de nature.

Pourquoi les végétaux attirent-ils moins les hommes que les animaux ? Pourquoi sommes-nous davantage sensibles au spectacle d’un troupeau de chevreuils ou de baleines à bosse qu’à celui d’une forêt de hêtres ? À cause de l’évolution qui, au plus profond de notre être, nous a éloignés du monde végétal, affirme Peter Wohlleben dans La Vie secrète des arbres. Pour l’homme, la vue d’un ciel uniformément bleu est associée à un sentiment de plénitude et d’apaisement alors que, du point de vue d’un arbre, il ne peut qu’être synonyme de dur travail puisque la lumière est le carburant de la photosynthèse, ce phénomène par lequel l’arbre transforme le gaz carbonique et l’eau en sucre pour sa croissance.

Notre difficulté à entrevoir le monde végétal tient également à l’échelle du temps. Elle est différente de la nôtre. La jeunesse d’un arbre dure dix ou vingt fois plus longtemps que celle d’un être humain et sa vie s’étale sur des siècles voire davantage. Le déploiement des feuilles, la pousse des rameaux appartiennent également à une temporalité différente. En définitive, l’arbre donne l’impression d’être presque immobile, comme un objet.

Il faut à l’arbre surmonter des épreuves inouïes s’il veut atteindre le grand âge 

C’est cette représentation que le livre de Wohlleben combat au fil des chapitres. Son objectif — et il l’atteint — est de nous faire découvrir la richesse de la vie des arbres et sa proximité avec celle des humains. Il parle d’or. Forestier traditionnel pendant une vingtaine d’années en Allemagne, l’auteur gère aujourd’hui, au sud de Cologne, une forêt selon un mode « écologique ». Son regard sur la forêt a changé. À force d’arpenter son mandala, d’observer de près ce qui s’y passe saison après saison, de relier ses expériences aux travaux d’autrui, il a compris que les arbres sont sensibles à la douleur, qu’ils ont une capacité à mémoriser et à communiquer entre eux, qu’ils ont un sens du goût et de la solidarité, que des parents-arbres vivent avec leurs enfants… C’est ce monde secret et passionnant qu’il s’efforce de faire partager.

Le lecteur va de surprise en surprise au fur et à mesure qu’il avance dans la vie d’un arbre. Il découvre que si un hêtre produit près de deux millions de faînes au cours de sa longue vie (400 ans), une seule au bout du compte deviendra un arbre adulte, et qu’une loi aussi implacable s’applique au peuplier et au milliard de graines qu’il fournit. Quelle que soit l’espèce, « un arbre engendre un seul et unique successeur (…) Il n’y aura qu’une seule [graine] gagnante ».

On comprend mieux cette hécatombe en découvrant les aléas de la vie d’un arbre. Il lui faut surmonter des épreuves inouïes s’il veut atteindre le grand âge. Il doit être bien accroché au sol et bien équilibré, ne pas avoir perdu une branche maitresse ou une partie du houppier, afin de résister à un ouragan dont la poussée équivaut à deux cents tonnes ; il doit conserver intacte son écorce pour en interdire l’entrée aux parasites — scolytes, chenilles, et autres prédateurs — qui rêvent de percer cette peau végétale ; il doit disposer de ressources en eau considérables (un hêtre adulte peut propulser 500 litres d’eau par jour dans ses branches et ses feuilles) et d’une alimentation suffisante ; il doit être capable de nouer des relations fructueuses avec les champignons dont le réseau de filaments constitue le prolongement indispensable des racines ; il doit… Que ne doit-il pas ?

« Les pointes des racines sont équipées de dispositifs similaires à un cerveau » 

Wohlleben brosse un portrait tout en empathie de l’arbre. Il le voit comme un être vivant à placer sur le même plan qu’un animal. Le rapprochement est contesté, mais ne peut-on pas assimiler les racines à un cerveau ? Prudent, l’auteur se contente de rappeler que « le débat qui anime la communauté scientifique depuis des années est vif », mais on sent bien de quel côté il penche. Secrètement, il est convaincu qu’il n’existe pas de différence de fond entre le végétal et l’animal. Et de citer les travaux d’un botaniste allemand pour qui « les pointes des racines sont équipées de dispositifs similaires à un cerveau ». Pour l’auteur, en fait, la division que nous avons établie entre le monde végétal et animal est arbitraire : elle repose sur le fait que, pour se nourrir, l’un utilise la photosynthèse tandis que l’autre ingère des organismes vivants. La véritable différence est ailleurs. Elle « concerne le temps nécessaire au traitement des informations puis à leur transformation en actions ». Il est bref dans le règne animal, lent lorsqu’il s’agit du végétal. Rien qui permet pour autant d’établir une échelle des valeurs entre les deux.

Dire qu’il n’y a pas de différence de nature entre le végétal et l’animal débouche sur des questions embarrassantes, du type : Y a-t-il des méthodes d’abattage des arbres préférables à d’autres ? Faut-il continuer à faire brûler des buches de bois ? Doit-on utiliser le bois pour fabriquer du papier, des meubles… ? Autant de questions qui nous semblent absurdes en ce début de siècle, mais dont rien ne dit qu’elles ne seront pas débattues un jour (comme cela a été le cas avec la question de la souffrance animale). « L’exploitation du bois doit se faire dans le respect des besoins spécifiques des arbres. Cela signifie qu’ils doivent pouvoir satisfaire leurs besoins d’échange et de communication, qu’ils doivent pouvoir croître dans un véritable climat forestier, sur des sols intacts, et qu’ils doivent pouvoir transmettre leurs connaissances aux générations suivantes. Au moins une partie d’entre eux doit pouvoir vieillir dans la dignité, puis mourir de mort naturelle », conclut l’auteur.

Le débat est lancé.


  • La vie secrète des arbres. Ce qu’ils ressentent. Comment ils communiquent, par Peter Wohlleben (traduit de l’allemand par Corinne Tresca), éditions Les Arènes, Paris, 272 p., 20,

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