L’ERUPTION DU BARDARBUNGA, OU L’ARBRE QUI CACHE LA FORET ?

Anom therm Hémis Nord 2
L’éruption du Bardarbunga attire l’attention uniquement de par l’éventualité de projections de cendres ou d’une atteinte avec l’Askja ce qui, effectivement pourrait engendrer pas mal de soucis.
La première surprise vient des séismes, la majorité d’entre eux se situent autour de Bardarbunga, ce qui peut être le résultat ou la cause de l’éruption. Ce que ne comprennent pas les spécialistes, c’est le fait qu’ils se situent sur un réseau de failles dont dépendent à la fois l’Askja, mais aussi les redoutables Katla et Grimsvötn. Or il n’y en a aucun sinon qu’un à proximité de l’Askja et entre le Bardarbunga et lui.
Toutefois un détail est omis, on sait que l’Islande, constitue un point chaud. Ce dernier il y a des millions d’années, avait donné naissance aux îles Féroé, en lieu et place de l’actuelle Islande. Mais avec le déplacement de la plaque, poussée depuis la dorsale Atlantique et la poussée d’autres plaques, notamment celle du Pacifique, ce qui reste de ces îles se retrouve bien loin de son lieu de sortie. Qu’à de rares exceptions, un point chaud reste à la même place, il peut néanmoins diminuer et raugmenter d’intensité suivant l’activité du noyau.
Mais voilà les résultats d’une modélisation faite il y a une vingtaine d’années, et qui par le fait qu’ils allaient à l’encontre de ce que prétendait la majorité, avait été rejetée. A la suite de l’éruption de l’Eyjafjöll en 2010, elle fut ressortie et complétée par les données collectées durant sa période de mise au frais, l’Islande a visiblement et contre toute attente, glissé non pas vers l’Europe, mais elle suit le mouvement de la plaque nord-américaine. Donc la conséquence majeure, est que le point chaud ne se situe dès lors plus au centre de l’île, mais apparait plus vers l’est de celle-ci.

 

Et comme pour corroborer ce constat, il vient d’être détecté une anomalie thermique effectivement à l’est entre l’Islande et les îles Féroé en témoigne certains relevés, d’autres sont accessibles uniquement à la lecture ou et par identification. Cette anomalie est conséquente et les mesures donnent une température à 2 m sous la surface marine, de 4.9° à 5°C. S’il s’agissait d’un flux d’eau chaude entraîné par les courants, la trace serait étendue, or ici elle est bel et bien localisée et est en forme de « haricot ».

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Peu ont pris en considération les différents séismes dans toute la région, entre les Açores et le Svalbard, nul n’a fait non plus, attention aux anomalies thermiques entre la fracture Jan Mayen et la fosse du Svalbard, tous en ont rejeté la cause au réchauffement climatique.

Ce phénomène ne semble pas s’en tenir qu’à cette localisation, la Mer du Nord semble en être aussi atteinte puisqu’au vu des températures d’eau à la même profondeur que cité plus haut, on atteint entre -1,6 et -0,2°C au sud des Shetland entre l’Ecosse (Aberdeen /Dundee) et la Fosse Norvégienne, et -0,2°C dans l’estuaire de la Manche débouchant dans le Golf de Biscaye. Et curieusement nul ne sait expliquer les relevés de +2,8°C max le long des côtes anglaises, française (normandes), belges et jusqu’aux danoises. Cette concentration ne peut pas être normale et encore moins attribuée au climat, car dans la Mer du Kattegat la température de l’eau y est de 2,0°C, alors que celle du Skagerrak (l’entrée de l’estuaire de Lindesnes/Mandal/Klitmöller) n’est elle que de 0,2°C.

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Comme il en a déjà été question la Mer du Nord renferme un champ volcanique très ancien et recouvert de sédiments et de sables et de ce fait s’est soustrait au souvenir de l’homme et l’exploitation intensive de gaz et autres hydrocarbures dans cette mer, fait peser un réel danger, un simple effondrement d’une des cavités, évidée de sa substance pourrait suffire à déclencher quelque chose d’incontrôlable. Pour rappel, Chevron et Total ont tenté puis abandonné le forage dans la Waddenzee (NL) pour cause de découverte d’un volcan, la zone du Dogger Bank est totalement interdite à l’exploitation d’hydrocarbure, il constituerait une caldeira d’une centaine de kilomètres de diamètre dans sa partie la moins étendue (SO-NE) et 160 km (NO-SE). Au large d’Aberdeen, l’état anglais est en batail juridique avec plusieurs sociétés d’exploitation, pour faire cesser toutes activités aux sud des Shetland, après des émanations de gaz après une série de séismes vers 2001 et surtout celui de 4,2 en juin 2007. Alors qu’il était 17:30 les ouvriers d’une plateforme située à 10 km de l’épicentre ont tous été incommodé quelques minutes après le séisme, ceux qui étaient dehors ont été plus sévèrement atteints. L’affaire a fait peu de bruit, étouffée par les exploitants de l’époque (BP et Chevron) qui de toute évidence avaient une large part de responsabilité dans ce séisme. Les cahiers des charges donnaient un forage à 600 m dans la roche, alors qu’il était d’1,3 km et que l’analyse des échantillons, donnait une roche à contenance sulfurique, ce qui les a contraints à l’abandon du puits, sous prétexte qu’il n’y avait aucune trace d’hydrocarbure et pour cause !

Petite carte plus claire de ce dont regorge comme joyeuseté, le sol islandais :

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