DES MOINES BOUDDHISTES ACHETENT PUIS RELACHENT 270 KG DE HOMARDS / BOUDDHA ET LES ANIMAUX

C’est un nouveau genre de sauvetage en haute mer. Aujourd’hui, si 270 kg de homards barbotent allègrement au fond de l’océan Atlantique à quelques encablures des côtes de l’est canadien, plutôt que de se noyer dans du beurre et de l’ail, c’est grâce à l’effort conjoint d’un groupe de moines bouddhistes.

Ce sont les membres du Great Enlightenment Buddhist Institute Society, sur l’Île-du-Prince-Edouard, qui ont acheté puis relâché huit caisses de crustacés particulièrement chanceux samedi 9 juillet.

« Heureusement, nous avons trouvé un endroit où il n’y avait pas de nasse qui les attendait », a expliqué un des moines, le Vénérable Dan, à CBC News.

Après une cérémonie de 20 minutes composée de prières et de chants pour célébrer les homards, les moines ont pris un petit bateau de pêche et les ont libérés en pleine mer.

 

VIDEO:    @GEBIS_Canada monks returning lobsters to the ocean

 

« Nous respectons les régimes alimentaires de tout le monde », précise Dan. « Nous ne faisons pas ça pour convertir les gens au véganisme ni au végétarianisme. »

« Notre objectif, c’est de cultiver la compassion envers les autres. Ça ne concerne pas que les homards, mais aussi les vers, les mouches ou n’importe quel animal. Ça se répercute sur nos actions comme le fait de rouler moins vite pour ne pas écraser les petits insectes sur la route. »

Les moines ont aussi expliqué que les pêcheurs de l’île, plutôt que de s’opposer à leur initiative, les ont aidés à trouver un spot adéquat où relâcher les homards – histoire qu’ils ne finissent pas immédiatement capturés dans une cage.

Le prix de cette opération n’a pas été communiqué mais on imagine que les moines ont dépensé une sacrée somme pour mettre fin à la captivité de tous ces crustacés et leur éviter de finir dans une casserole.

Dans un monde où même McDonald’s se met à vendre des sandwichs au homard à 15 $, le message des moines est reçu 5/5.

Trouvé sur munchies

En fait cela se fait très souvent chez les moines bouddhistes qui achètent très souvent des animaux mis en cage, des poissons  etc… et les libèrent dans la nature.

Ils suivent certainement aussi les enseignements du Bouddha qui respectait beaucoup les animaux (Etincelle)

Le Bouddha et les animaux

La compassion bouddhiste s’étend à toutes formes de vie.

Par Dr Gabriel “Jîvasattha” Bittar

Extrait de l’Aggi Sutta (“Sermon sur les Feux”)

A©guttara-Nikâya [IV, 41-46 PTS]

Le Bouddha dénonce le mal fait à des animaux

Siddhârtha Gautama (v. 580 – v. 500 AEC), le Bouddha, aimait et respectait les animaux, qui le lui rendaient bien, comme l’attestent nombre de Soutras. Pour l’Éveillé rien ne justifiait les violences commises à leur égard, rien ne justifiait les souffrances que les êtres humains leur font subir. Rien, ni les habitudes alimentaires, ni les traditions religieuses.

Dans l’Aggi Sutta (“Sermon sur les feux”, Anguttara-Nikâya, Sattaka-Nipâta, Vagga VI [IV, 41-46 PTS]), le Bouddha est pris à partie par un religieux s’apprêtant à commettre un holocauste, c’est-à-dire un gigantesque sacrifice au cours duquel 1.500 bovins et 1.000 ovins devaient être immolés. Tout d’abord, le Bouddha refuse d’entrer dans la controverse, se contentant de constater le fait, car il ne souhaitait pas participer à une discussion dont l’esprit, en définitive, était mondain et strictement polémique ! Le religieux en déduisit alors que le Bouddha l’approuvait. Voyant cela, Ânanda (le plus proche disciple du Bouddha) lui fit remarquer que ce n’est pas avec des questions orientées et clairement destinées à la joute oratoire qu’il obtiendrait une réponse du Tathâgata mais qu’il questionne sincèrement et simplement le Bienheureux, et celui-ci lui répondra.

Le religieux, qui était somme toute un brave homme, fourvoyé dans des vues erronées mais à l’esprit sincère, changea alors de ton et, conséquemment,le Bouddha lui répondit. Il dénonça fermement les sacrifices d’animaux et la pratique des “feux” malsains de l’avidité, de la haine et de l’illusion, qui tous entraînent le mal et la violence à l’égard des êtres vivants, et il loua les “feux” purs, sources de bien-être.

Convaincu, le religieux, qui sans doute n’attendait que cela, décida de renoncer à ses sacrifices sanglants, et de libérer son troupeau d’animaux, s’exprimant avec la force poétique de l’émotion heureuse et sereine :

“Je rends à la liberté tous mes animaux, je leur laisse la vie. Qu’ils mangent librement de l’herbe, qu’ils boivent librement l’eau fraîche, qu’ils jouissent de la douceur du vent soufflant sur leur corps.”

Le bouddhiste évite de faire souffrir les êtres vivants

En matière de respect de nos frères animaux, pas grand chose n’a changé de nos jours. Ou plutôt si, les animaux ont été chosifiés, leur massacre a été désacralisé, et se produit actuellement à l’échelle industrielle. Le Bouddha, de la même façon qu’il combattait les sacrifices d’animaux, que ce soit à titre religieux ou alimentaire (cf. à ce dernier titre le sermon très clair intitulé Jîvaka Soutta, Majjhima-Nikâya 55), aurait condamné l’attitude insensible, avide et irresponsable des sociétés humaines actuelles à l’égard de la nature. Il aurait trouvé abjects les élevages industriels et les usines à viande, au sein desquels chaque année des dizaines de milliards d’animaux connaissent une vie de cauchemar, pour en fin de compte subir une mort indigne – et il aurait été horrifié de voir de combien d’autres façons encore les animaux sont maltraités actuellement ! Le Bouddha aurait également trouvé affreux que chaque jour, par sa surextension planétaire et sa surconsommation des ressources naturelles, l’être humain soit la cause de la disparition irréversible de dizaines d’espèces vivantes.

Pour un bouddhiste sincère, la première étape pour sortir de ce torrent karmique infernal est de pratiquer “la vue juste” (sammâ-ditthi), première branche de l’Ariya Atth’ang’ika-Magga, le Noble Octuple Sentier. Cela commence par un examen de conscience approfondi de soi-même, de ses actes et de ses motivations. Dans le cadre de sa relation au monde animal, cela implique pour lui de constater son ignorance et son inconscience, et de partir à la découverte des réalités du monde des animaux.

Curieusement, s’il n’est plus vraiment nécessaire de nos jours de démontrer l’intelligence merveilleuse que déploient nombre d’animaux dans leurs vies de tous les jours (il existe quantité d’ouvrages sur le sujet), il est en revanche encore nombre de gens pour leur dénier des sentiments. Heureusement, des chercheurs ont consacré leur temps et leurs efforts à la démolition de ce type de préjugés que le Bouddha, en pionnier, dénonçait déjà, et ceux qui souhaitent poser un nouveau regard sur nos frères animaux peuvent consulter, parmi d’autres, les ouvrages suivants :

- Jeffrey Moussaieff Masson et Susan McCarthy, “When elephants weep : the emotional lives of animal” (1995) ; “Quand les éléphants pleurent : la vie émotionnelle des animaux”, Albin Michel 1997.

- Marie-Claude Bomsel, “Le Dépit du gorille amoureux, et autres effets de la passion dans le règne animal”, Lattès 1998

- Anne Collet, “Danse avec les baleines”, Plon 1998

1998

Docteur en Sciences chargé d’enseignement de phylogénétique aux Universités de Genève et Lausanne
Buddhâyatana
PO box 281, American River, Kangaroo Island, South Australia 5221


Trouvé sur Bouhaline

mandalalaluna450-1Etincelle

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