LES SENTIMENTS FONDATEURS

Il y a un sujet qui est d’importance capitale pour notre avenir en temps qu’humanité et qui influe sur la manifestation de notre idéal de vie au sein du monde.  C’est celui de la joie de vivre.  Je parle de cette joie qu’on peut appeler bonheur, c’est-à-dire la joie calme et stable qui accompagne l’être sur son chemin de vie.  Dans les moments forts, cela devient béatitude et extase surtout lorsque nous sommes en communion avec notre raison d’être ou avec le Divin. C’est un sujet très vaste, alors j’aborde cela aujourd’hui avec une bonne dose d’humilité. Car l’abondance de joie donne un grand pouvoir et son absence est tragique.  Dans un monde où les jeunes parfois se suicident nous sommes vraiment interpellés… il nous faut comprendre ce sujet, car sa présence ou son absence revêt une importance capitale pour notre avenir sur la planète terre.

Premièrement, il faut comprendre que la joie, l’amour et la paix sont les fondements de qui nous sommes.  Ce sont des sentiments et non pas des émotions.  Les émotions sont comme les vagues de la mer… énormes pendant les tempêtes et toute petites pendant les journées calmes.  Les sentiments de la joie de l’amour et de la paix sont comme les eaux sous la surface de la mer: immenses, insondables, mystérieux et toujours calmes. Elles sont la fondation de ce qu’est l’Homme, car elles l’accompagnent toujours. Par contre, dans le monde actuel et depuis 12 000 ans, les efforts des artisans de l’obscurité qui ont entrepris d’asservir l’Homme en utilisant cette immense machine qu’est l’argent et les banques qui contrôlent les gouvernements, ont sciemment aveuglés l’Homme à cette réalité. Ils ont cherchés à nous faire croire que le bonheur était le résultat de conditions externes. Ils ont diffusé par tous les moyens à leurs disposition que c’était les plaisirs de la vie, les nourritures exquises, les alcools fins, l’argent, la gloire, la célébrité, l’amour romantique et sexuel, qui donnent la joie de vivre. Le plaisir n’est pas la joie, elle n’en est qu’un pâle reflet.  Mais c’est le conditionnement avec lequel nous avons été programmés.  Prenons un exemple pour illustrer ce propos. Un conditionnement qui est très puissant aujourd’hui c’est le plaisir de voyager.  Les voyages et les vacances sont des récompenses que peuvent s’offrir ceux qui ont beaucoup travaillé. Tout le monde rêve de vacances dans des pays exotiques.  Lorsqu’ils peuvent se payer ce rêve les gens prennent beaucoup de photos pour montrer à tous leurs amis le bonheur qu’ils ont eu à voyager.  C’est un conditionnement…  J’ai dû beaucoup voyager pour répandre le message de mes aînés, pour porter telle que l’annonçait les prophéties, la sagesse des Premières Nations là où elle était demandée.  Je vous avoue que j’ai trouvé cela très fatigant et très malsain. On contrôle beaucoup moins les conditions de vie en voyage et les environnements dans lesquels on se déplace sont malsains (l’avion, les voitures, les bus, les trains).   Je n’ai jamais senti le besoin de faire du tourisme lors de ces voyages bien que de nombreux hôtes se sentaient l’obligation de m’amener visiter tel ou tel lieu.  J’ai trouvé la terre belle partout là où la nature pouvait vivre et les gens pareils partout: perdus, angoissés, conditionnés, mais tous et toutes enfants du Grand Esprit.  Je ne perdais pas ma joie, mais les conditions extérieures la rendaient plus imperceptible, occultée par les difficultés du voyage.  Et lorsque c’était pour moi le temps des vacances, je restai chez moi, très heureux de pouvoir marcher et travailler dans mon jardin.  Les moments d’extase en voyage se produisaient lorsque j’étais au travail à réaliser les cérémonies sacrées ou à donner les enseignements avec des groupes plus ou moins importants d’Européens ou d’Américains et où je constatai que les traditions une fois activées se révélaient justes et puissantes peu importe les gens qui en bénéficiaient. J’accomplissais ma raison d’être et donc j’étais heureux.  Ce qu’il faut comprendre c’est que ce bonheur ne m’avait jamais quitté, car il guidait tous mes pas, mais qu’il se déployait au moment où je pouvais contempler le fruit de mon travail qui lui est déterminé par ma raison de vivre.  C’est pareil aujourd’hui. Lorsque je quitte la maison et le domaine pour un petit voyage c’est le soupir de soulagement lorsque je reviens et que je revois la terre tant aimée.  Les arbres, les fleurs, la terre, les animaux ont tous là une signification qu’ils n’ont pas ailleurs… c’est la terre pour laquelle nous assumons notre responsabilité de gardiens du paradis terrestre, la terre nourricière, la terre mère, la mère patrie de nos ancêtres. Nulle part ailleurs puis-je trouver les sentiments qui m’envahissent lorsque je contemple le domaine familial. D’ailleurs il me faut un certain temps pour retrouver la pleine santé de retour chez moi, car il n’y as que sur le domaine familiale que j’atteins une santé physique, emotionnel, mental et spirituel optimale.

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De la première constatation donc émane la vérité que notre âme, notre essence peut nous donner en abondance joie, amour et paix. Les circonstances extérieures peuvent être difficiles, mais cela n’influe pas directement sur l’abondant sentiment de plénitude qui vient de la source. Alors la question qui vient c’est: “Pourquoi je ne les ressens pas ces sentiments?” La réponse est longue à expliquer, mais simple à comprendre puisque l’origine du problème tient dans une cause principale: les innombrables conditionnements et programmations que les hommes se sont donnés parce qu’ils ne ressentaient plus ces sentiments qui font que nous sommes en unité avec le Grand Tout. Ne plus ressentir la présence de l’intelligence primordiale qui a créé l’univers, la communion avec la Source, est en fait une illusion. Nous ne pourrions vivre plus d’un instant sans cette communion. Elle est continuellement là en nous par le biais de l’âme dont le siège est au cœur. Mais cette illusion est puissante. Depuis des millénaires elle provoque dans l’homme la peur et l’insécurité. C’est comme la peur qui saisit le cœur d’un enfant qui a perdu ses parents dans un grand supermarché et se retrouve entouré d’étrangers.  De là vient le besoin de se protéger, créé en nous par la peur, contre une menace indistincte, indéfinie, puisqu’il n’y a en fait rien qui nous menace dans la nature.  De là le premier bâton pointu que l’Homme à  créer pour se protéger.  La bombe nucléaire d’aujourd’hui n’est que la suite logique de ce premier bâton, elle émane de la même émotion, la peur.

La peur, comme nous l’avons vu dans les enseignements sur l’éducation, est le fondement des systèmes qui régissent les sociétés actuelles.  Ce système d’éducation est basé sur la récompense et la punition.  Il est très primaire ce raisonnement duel où nous prenons comme base de comportement une logique basée sur la dualité, le bien et le mal, avec des solutions tout aussi duelles, récompense et punition, sans possibilité de négocier les influences des autres lois de l’univers, soit le 3, le 4, le 5, le 6, le 7, le 8 et le 9. C‘est véritablement ici qu’on peut mesurer à quel point notre conscience sociale, civilisée, est atrophiée. Où la peur existe, existe aussi un état d’être qui nous empêche de ressentir le fondement de l’être que sont paix, joie et amour.  Cette dualité érigée en système gouverne l’ensemble des conventions et institutions humaines et est enseignée aux enfants en bas âge dans la vaste majorité des écoles du monde.  Il est donc normal et logique que la vaste majorité des êtres humains ne ressentent que de manière diffuse ces sentiments fondateurs.  Dans la recherche du bonheur, qu’est l’état stable en nous des sentiments fondateurs, les Hommes rencontrent ce qui est préconisé par la société, soit les plaisirs.  Très intenses, surtout les premières fois, les plaisirs évoquent en nous la nostalgie de la vraie joie profonde.  Alors, nous recherchons encore le même plaisir qui devient avec les années, soit une dépendance qui nous sape la santé, soit une porte pour des plaisirs de plus en plus raffinés. Dans les deux cas, notre santé physique, morale, émotionnelle et spirituelle se détériore.   Ou encore pour ceux qui n’aiment pas cette voie périlleuse le système propose des religions et des spiritualités qui promettent des récompenses splendides dans des mondes illusoires (le paradis au ciel de Dieu, les mondes d’Allah ou de Bouddha, L’Ascension, l’Ilumination, la libération qui fait disparaître la douleur, etc.).  Cette alternative est encore duel, car le non-respect des préceptes des religions, selon ceux-ci, entraine jugements, les enfers, le karma négatif, etc. soit encore la même dualité, récompense et punition. Les aptitudes et les pouvoirs qui sont acquis par les Hommes dans cette voie (car bien des exercices spirituels peuvent affiner les pouvoirs de l’Homme) ne servent pas toujours à augmenter le ressenti des sentiments fondateurs, (puisque selon eux cette béatitude nous sera donnée au ciel et que nous sommes ici dans la vallée des larmes), mais plutôt à chercher à endoctriner d’autres croyants pour justifier notre choix de religion.

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Il n’est donc pas surprenant que nous ayons des difficultés à trouver en nous ces sentiments, la joie profonde qui est alimentée par la paix et l’amour.  Ces sentiments sont pourtant toujours disponibles, seules nos propres illusions, conditionnements et émotions peuvent nous empêcher de les ressentir.  Car ils sont toujours là ces sentiments, dans notre cœur, sans quoi notre cœur cesserait de battre.  Pour les ressentir, il ne s’agit pas de chercher à l’extérieur, mais bien de se retrouver en soi.  Relaxer, méditer, prendre le temps d’être bien dans la solitude, contempler la nature qui ne renferme que des vérités, respirer consciemment, marcher ou courir consciemment, exprimer notre créativité dans les arts, le jardin, toutes ses activités peuvent être des portes pour trouver les sentiments fondateurs. Mais parfois il ne s’agit en fait de ne rien faire du tout, ces sentiments apparaissant alors spontanément.

Je me souviens quand j’ai ressenti ces sentiments fondateurs (joie, amour et paix sous forme de béatitude) de manière consciente lorsque très jeune, à l’âge de 4-5 et 6 ans.  C’était parfois le matin au réveil. C’était tellement puissant que je voulais de nouveau vivre dans cette béatitude. Je demandai donc à mes parents de me réveiller très tôt pour recréer la même ambiance. Parfois le sentiment était au rendez-vous, parfois non.  Parfois cela survenait en me couchant le soir, parfois simplement lorsque j’étais assis sur les marches à contempler le monde devant ma maison. Avec le temps j’ai appris que rien d’extérieur ne pouvait créer cet état d’extase.  C’était déjà en moi et si je prenais le temps de réfléchir, de comprendre la vie, de fuir les activités familiales et sociales et de rechercher la solitude et les activités artistiques que je pouvais recréer ces circonstances.  Mais le monde est dur et j’ai parfois perdu la capacité à éprouver cet état d’être. Mais les bonnes fondations étaient en place et avec le temps j’ai pu me purifier et réordonner le monde pour qu’elle serve ma co création.  Maintenant, je ressens ces sentiments presque en continu, si parfois de manière diffuse, lorsque je suis calme.

Je ne vous raconte pas mon histoire personnelle parce que je trouve qu’elle a du mérite, mais plutôt parce c’est la voie qui me permet de comprendre ce dont je parle. C’est donc un point de repère qui est susceptible de vous aider à comprendre. Je sais que cette béatitude est la force qui me permet d’affronter la vie, de continuer à œuvrer malgré un monde qui semble être la négation même des vérités essentielles que je connais.  Ayant un but qui est logique, qui a du sens et qui me conduit vers les vérités qui illuminent ma vie et me remplissent de bonheur, je peux construire, co créer, malgré les difficultés, les maladies, les épreuves, les attaques et autres circonstances difficiles. C’est la béatitude, le bonheur, l’extase qui donne du pouvoir, qui donne la compréhension, qui illumine le chemin de vie.  Avec lui nous sommes puissants et avec de l’énergie pour construire. Une fois que nous avons créé, de contempler ensuite le fruit de nos activités éclairées nous remplit de bonheur. Si nous accomplissons le travail que notre conscience (et donc oui le Grand Esprit) nous donne, alors nous avons accès plus facilement aux sentiments fondateurs.

C’est pourquoi l’observation de la nature est si salutaire. Tout dans la nature est vrai.  Il n’y a que l’Homme qui peut échapper aux lois fondamentales de la création parce qu’il possède en lui une essence divine qui lui donne le libre-arbitre.  Le niveau de conditionnements et de programmations de l’humanité actuelle étant si élevé, pour voir et observer la vérité il n’y a pas mieux que la nature où tout suit les lois de la création. Lorsque nous observons la nature pour de longues périodes de temps nous finissons par vibrer en résonnance harmonique avec la vérité.  Il est alors beaucoup plus facile de trouver une mission de vie qui appartient à la terre et donc de s’incarner pleinement dans nos vies de chaque instant. Le Grand Esprit nous parle par sa création! Il ne s’adresse pas à nous directement, mais bien par le biais de l’œuvre qu’il nous a transmise, sa création et par les sentiments fondateurs qui sont la pulsation de son amour en nous.

Nous sommes destinés au bonheur! Nous sommes faits pour la joie! Il est en notre pouvoir de transformer le monde pour qu’il soit beau, bon, sain, relaxant, inspirant et propice à la béatitude. Pour cela il faut se donner les moments, l’espace-temps pour ressentir la joie, la paix et l’amour. Pour les ressentir, tout peut être un outil, même les émotions.  Car même si la vague me dissimule la profondeur de l’océan elle est néanmoins faite de la même substance, de l’eau!

Dans le monde actuel qui est construit sur des mensonges, la vie est très dure. Le travail 5 jours par semaine auquel la majorité des adultes doivent s’astreindre souvent dans des travaux pour lesquels ils n’ont d’autres intérêt que le salaire, résulte en conditions qui sont souffrantes pour la santé, le bien-être de la famille, les relations avec les amie et la vie communautaire. La seule chose qui profite dans cette équation c’est le système. Ce qui peut aider à continuer dans ce contexte c’est ce lien avec le courant sous-jacent qui est paix, amour et joie.  Si nous prenons quelques minutes de calme pour penser, pour regarder la vie, pour retrouver les sentiments fondateurs, nous aurons la force de continuer et la sagesse d’orienter nos activités dans un voie qui a du sens.

Sans ce lien, les êtres perdent l’espoir.  Imaginer les jeunes et le monde qu’on leur donne où il y a peu de joie, peu de temps pour la chercher et où tous les pousse vers les plaisirs éphémères et vides.  Ce n’est pas une surprise que tant d’entre eux pensent au suicide et que plusieurs passent aux actes. Un monde sans joie est un monde tragique qui coure vers la mort. C’est ce que nous voyons aujourd’hui.

Alors, ne restez pas sans joie! N’écoutez pas la voix des hommes, mais plutôt le chant des oiseaux. Prenez le temps de réfléchir à la vérité et d’accorder votre voie, votre chemin de vie à cette vérité. Prenez le temps de ressentir la joie, de vivre l’amour, d’incarner la paix.  Soyez le bonheur que d’autres puissent voir un symbole d’espoir.  Notre monde aujourd’hui à besoin de notre extase. Il n’y a pas de faute à être heureux au contraire cela nous donnera plus de compréhension, plus de force et plus de vie.

Joie, Amour et Paix!

Aigle Bleu

Trouvé sur le blog d’Aigle Bleu

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