NOS GENES, NOTRE SANTE ET NOTRE ENVIRONNEMENT

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Et si notre mode de vie et la qualité de notre environnement allaient jusqu’à influencer l’expression de nos gènes ? Pourrions-nous moduler notre santé en jouant sur notre entourage ?

 

La découverte de l’ADN par Francis Crick et James Watson en 1953 est une étape majeure en biologie. Cette magnifique molécule à double hélice crypte une information essentielle à la vie : notre bagage génétique. Emportée par son enthousiasme, la science déclara alors avoir mis le doigt sur le code qui conditionne tous nos développements et nos fonctionnements biologiques. Avec le temps, cette vision s’est révélée trop simpliste. Si l’ADN est bel et le bien le support de fabrication de nos enzymes et protéines, d’autres facteurs semblent intervenir dans cette élaboration. Tout ne serait pas dans les gènes.

« Déjà, il faut savoir qu’il est possible de créer plus de 2000 variantes de protéines à partir d’une même matrice génétique. Ensuite, de nombreuses études montrent que les facteurs environnementaux, notamment l’alimentation, le stress et les émotions, peuvent altérer la duplication de ce matériel », indique Bruce Lipton, ancien chercheur en biologie à l’Université de Stanford et auteur de La biologie des croyances. L’épigénétique, un champ de recherche scientifique récent, nous indique que l’environnement influence l’expression de nos gènes. Une marge de manœuvre précieuse nous est ainsi offerte : faire que notre milieu soit plus harmonieux ferait que nous sommes en meilleure santé.

Un bain ambiant

L’ADN est protégé par une gaine, « comme un fil électrique est protégé par du plastique », explique Joël de Rosnay, ancien chercheur en biochimie au MIT et auteur de Le macroscope, vers une vision globale. Afin de devenir lisible il doit donc être débarrassé des protéines qui l’entourent. Comme avec un livre de cuisine, nous ne pourrons lire que les pages qui sont ouvertes. « Or, les protéines ne s’enlèvent qu’avec un signal de l’environnement », pointe Bruce Lipton. En conséquence, l’activité du gène est en grande partie contrôlée par des signaux extérieurs. De quelle nature sont-ils ? Chimique, électromagnétique et à terme, psychique.

« Nos cellules évoluent dans un bain liquide interne. Un chimiste contrôle cet environnement : c’est le cerveau. Que fait-il ? Il transforme nos émotions et nos croyances en molécules chimiques qui sont relâchées dans le sang et qui changent cet environnement liquide. Ainsi, lorsque je change mes croyances, mes pensées, mes émotions, je change le destin de mes cellules », signale Bruce Lipton. La qualité de la nourriture, la présence ou l’absence de pollutions environnementales, l’activité physique, mais aussi tout ce qui contribue à l’apparition de nos états d’âme, tout cela va moduler l’expression génétique fondamentale au vivant.

Vice et versa

Le stress a longuement été étudié comme facteur néfaste sur la santé. De nombreuses études détaillent la chaine de réaction créée dans nos corps par nos soucis. Cependant, si une influence marche dans un sens, elle peut aussi marcher dans l’autre. Un environnement favorable peut avoir un effet bénéfique sur notre santé. Un exemple flagrant : « toutes les larves d’abeilles naissent avec le même patrimoine génétique. Mais si vous donnez de la gelée royale à manger à certaines larves, elles deviennent des reines. Elles sont plus grosses, pondent des œufs et vivent plus longtemps », reprend Joël de Rosnay.

Il semble même possible d’intervenir sur des programmes génétiques défectueux de manière à ce qu’ils ne passent pas d’une génération à l’autre. Une étude menée par les Dr Robert Waterland et Randy Jirtle publiée dans Molecular and Cellular Biology en 2003, démontre qu’une alimentation enrichie peut annuler des mutations génétiques chez la souris. La mère peut être diabétique et la fille en bonne santé. Manger mieux, faire de l’exercice, prendre soin de son être psychique… mais aussi mettre du soin dans son environnement, faire en sorte qu’il y ait moins de pollutions néfastes et plus de conditions favorable au vivant, sont des facteurs dont l’influence va jusqu’au cœur même de nos cellules !

Trouvé sur INREES
mandalalaluna450-1Etincelle

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