DOGGERLAND : LES SCIENTIFIQUES S’ATTAQUENT AU MYSTERE DE L’ATLANTIDE PERDUE DU NORD DE L’EUROPE GRACE A LA CARTOGRAPHIE 3D

Il y a 7 500 ans, une immense île située au large de la Grande-Bretagne et habitée les premiers européens disparaissait sous les eaux. Les chercheurs veulent désormais lui redonner vie en utilisant la technologie 4D.

C’est une vaste terre sauvage, couverte de forêts et peuplée de Mammouth, de lions de cavernes et autres animaux aujourd’hui disparus de la surface de la planète. Coincée entre l’est de l’Angleterre, les Pays-Bas au sud et le Danemark à l’ouest, l’île de Doggerland impressionne par sa taille : environ 25 000 km², soit la taille de la Bretagne. Si elle a disparu des mappemondes, c’est parce qu’elle a finalement sombré dans les eaux, après la fin de l’ère de glaciation, il y a 20 000 ans. Elle n’a donc rien d’un mythe et les scientifiques britanniques se sont désormais lancés dans un ambitieux projet de cartographie en 4D de cette île disparue. En 2007, le chercheur Vince Gaffney avait réalisé une première version en utilisant les données sismiques de son emplacement : elles apportaient des précisions indispensables pour connaître sa surface.

8 années plus tard, Gaffney est désormais chargé de détailler cette carte avec une précision inégalée, grâce à un financement européen de plus de 2 millions d’euros. Pour y parvenir, la technologie 4D utilise en fait de nombreuses disciplines (comme la biochimie et donc la sismologie), non seulement pour donner un rendu en relief de cette terre immergée mais aussi son évolution dans le temps (la 4ème dimension)

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Une vision du réseau fluvial qui existait

L’enjeu est majeur car cette île, véritable paradis pour les chasseurs-cueilleurs de la préhistoire pourrait être le cœur de l’Europe à cette époque avec des vallées, des marais et de nombreux fleuves. « Ces nouvelles recherches vont révolutionner notre compréhension archéologique de cette période » s’enthousiasme ainsi Simon Fitch, un chercheur associé à l’étude, au Daily Mail. Déjà en janvier dernier, une immense forêt immergée datant de milliers d’années.

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Cette nouvelle étude va enrichir les connaissance encore modestes sur cette terre immergée, connue depuis seulement quelques dizaines d’années. Pourtant, dès le 19ème siècle, les filets de pêche britanniques partis au cœur de la mer du Nord commencaient déjà à remonter des ossements des profondeurs sans se douter que c’est un monde englouti qui se situait sous les chalutiers. Il faut attendre la perspicacité et l’acharnement d’un paléontologue amateur, Dick Mol, qui convint les pêcheurs de lui confier leurs trouvailles et surtout leur emplacement d’origine. Bientôt, il n’y a plus aucun doute : la vie a bien existé sur une terre aujourd’hui immergée. En 1985, Dick Mol récupère une mâchoire humaine. Cette Atlantide préhistorique a donc été habitée par l’Homme.

 

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Les pêcheurs ont remonté de nombreux vestiges depuis les profondeurs

Rapidement, des chercheurs plus aguerris reforment le complexe puzzle de cette terre, désormais baptisée Doggerland. Il faut ainsi remonter 20 000 plus tôt dans notre histoire, lorsque la dernière ère glaciaire maintenait les niveaux de la mer au plus bas. L’eau était ainsi 120 mètres plus bas qu’aujourd’hui et l’Europe ne ressemblait pas exactement à ce qu’elle est aujourd’hui. A cette époque, la grande Bretagne et la France ne formait qu’un territoire et la Seine, la Tamise ou encore le Rhin se rejoignaient avant d’échouer dans l’océan Atlantique. Puis, ce fût l’heure du dégel. Progressivement, les glaces fondues font doucement remonter le niveau des eaux. L’Europe commence à prendre sa forme finale mais l’une des dernières bandes de terre à résister à cette submersion est Doggerland qui deviendra une île pendant 6000 ans, avant de subir à son tour les lois du réchauffement climatique. Mais pendant ces milliers d’années, la vie s’est développée.

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L’Europe du nord, il y a 20 000 ans. On reconnaît la Grande Bretagne, et le Doggerland qui la relie à l’Allemagne

Au-delà de l’aspect historique, les prochaines découvertes pourraient aussi nous donner des informations sur la façon dont l’humanité s’apprête à gérer le futur. Car certains villages sous-marins prêts des côtes allemandes montrent que les Hommes ont dû adapter leur régime alimentaire pour faire face à la montée des eaux. Les fleuves et lacs disparaissant, les hommes sont passés à régime « marin » composés de poissons de mer. Si le réchauffement actuel semble bien plus brutal, l’étude du Doggerland et de ses populations devraient nous en apprendre plus sur l’extraordinaire capacité de survie de l’espèce humaine.

doggerbank

TDF

source :  http://www.atlantico.fr/

Trouvé sur La Terre du Futur

mandalalaluna450 (1)Etincelle

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