LES VRAIES RAISONS DE LA DÉFORESTATION

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Ecrit par Joël Labruyère

On veut couper l’accès aux lieux sauvages pouvant dissimuler des centres où pourraient s’organiser des sociétés libres, bénéficiant de ressources infinies. Car la forêt où naquit la civilisation est le dernier refuge. Les sages et les exclus de tous les temps y ont trouvé leur salut.

« Il y a peu, le congrès brésilien a voté un projet qui réduira de 50% la taille de la forêt amazonienne. La zone qui sera déboisée équivaut à 4 fois la surface du Portugal et sera destinée à l’agriculture et à l’élevage. Le bois sera vendu par des multinationales sur les marchés internationaux. L’élevage et l’agriculture sont la principale cause de la déforestation en Amazonie. Le but est de produire plus de viande et de céréales destinées aux marchés des pays industrialisés, dont les productions sont déjà largement excédentaires. Chaque année en Europe, d’immenses stocks de céréales sont détruits. Nul besoin de vous expliquer les autres dangers de cette déforestation, comme la disparition de la biodiversité, car vous les connaissez déjà. »

Ce cri d’alarme est parfaitement fondé, mais en ne voulant prendre en compte que l’avidité des prédateurs, les écologistes restent à la surface du problème. Voyons quelles sont les véritables raisons de la déforestation.

L’ÉCOLOGIE POLITIQUEMENT CORRECTE EST UN LEURRE

On dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Rien n’est plus juste lorsque les causes qu’on veut défendre sont des causes justes. Depuis trente ans, les écologistes nous avertissent avec vigueur que les forêts se réduisent comme une peau de chagrin. Plus on nous le dit et plus cela s’aggrave. On a organisé le sommet de Rio pour « réfléchir » aux problèmes de l’environnement. Cette grande conférence internationale s’est déroulée dans le pays où le saccage est le plus alarmant. Quelques années plus tard, on réalise que le Brésil est en voie de devenir le plus grand destructeur de nature sauvage de tous les temps. Il faut s’arrêter sur cette coïncidence pour comprendre combien nous sommes manipulés, et combien les écologistes sont candides, ce qui est par ailleurs un gage de moralité. Or, en la matière, les prédateurs se moquent de notre idéalisme et savent jouer avec habileté de nos bons sentiments. On discute, on réfléchit, on déblatère, et on se réunit de colloque en congrès international, mais tout va de mal en pis. L’effarante complexité des problèmes qui se posent à l’humanité fait l’objet de palabres dérisoires ou de chicaneries politiciennes. C’est un jeu macabre. Une petite victoire ici fait oublier la plaie béante par-là. Ajoutant à la confusion, des écologistes vont même jusqu’à prétendre que tout va de mieux en mieux. Pour leur carrière, certainement. Comment les choses pourraient-elles s’améliorer quand nous vivons sur des poudrières nucléaires ? Ah, oui, on a réduit les émissions de plomb ! Et on entend la vieille rengaine : « La science est en mesure de régler tous les problèmes qu’elle crée. » Les plus optimistes voient la société humaine évoluer vers l’état de termitière. Tout cela révèle la haine de la nature et l’impiété spirituelle de l’Âge Noir.

L’AMAZONIE SOUS SURVEILLANCE

Dans la semaine où l’on apprend que le gouvernement brésilien s’apprête à sacrifier l’Amazonie sur l’autel du dieu du progrès – ou de l’argent – on m’informe qu’une batterie de satellites va être disposée au-dessus de cet océan de verdure inviolé. Pourquoi ce déploiement de systèmes de surveillance ? J’entends déjà nos amis scientistes nous répondre avec condescendance que cette surveillance depuis l’espace permettra de maîtriser les problèmes de l’environnement. Il y a même des écologistes qui en seront convaincus. Pour notre part, nous hésitons à commenter ce genre de raisonnement. S’agit-il de bêtise ou de perversité ? Comment peut-on croire que les gouvernements puissent organiser la dévastation en même temps que la protection ? Cessons de nous voiler la face : la finance et la politique sont une seule et même chose, et c’est pure hypocrisie d’insinuer qu’on veuille détruire et réparer en même temps.
Alors, pourquoi veut-on désertifier ces zones impénétrables – sous le prétexte d’exploitation économique – et mettre en place un système de surveillance au-dessus des territoires sauvages ?
La réponse est limpide : il est nécessaire de contrôler les dernières zones de forêts sauvages, soit en les dénaturant, soit en les plaçant sous l’observation permanente de radars.
Rappelons que les forêts sont des réserves offrant toutes les ressources vitales. Ce sont les seuls refuges où pourraient survivre les dissidents à la robotisation généralisée.
Aux États-Unis, les monstrueux incendies de forêts ont permis au gouvernement fédéral de délimiter de nouvelles zones d’interdiction de chasser, de pêcher, et même de se promener. Tous les prétextes sont bons pour interdire l’accès aux forêts. Les anciens abris forestiers et les cabanes de trappeurs ont été détruits, avec interdiction de camper et de faire du feu. On a délimité des réserves, on a grillagé, on a créé des parcs pour « protéger des espèces », et finalement, on a convaincu le public que ces « réserves naturelles » étaient les seuls lieux sauvages qui méritaient d’être conservées. Et le tour est joué.

LA SUITE ICI

Trouvé sur :  Nova Polis

mandalalaluna450 (1)Etincelle

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