LE SEPTIEME SENS DES HUMAINS ET DES ANIMAUX (RUPERT SHELDRAKE)

BIOGRAPHIE DE RUPERT SELDRAKE
                                                  

6080FR20091230-24Né en Angleterre en 1942, Rupert Sheldrake est très tôt fasciné par tous les êtres vivants, plantes et animaux, ce qui le mènera de manière naturelle à étudier la bio­logie et la biochimie à Cambridge.

Mais, à mesure que ses études progressent, un gouffre s’ouvre entre son intérêt pour tout ce qui vit et la façon dont la biologie lui est enseignée, c’est-à-dire une science où les êtres vivants sont considérés comme des machines que l’on dissèque pour en com­prendre le fonctionnement, et où tout lien émotif entre le chercheur et les animaux ou les plantes est proscrit.

La lecture de Goethe, poète et botaniste, le confirme dans son intuition qu’une science naturelle holistique, basée sur l’observation de la vie et non sur sa destruction, est possible.

Convaincu que la science pourrait à nouveau prendre une telle direction, Rupert Sheldrake poursuit ses études en philosophie et en histoire de la science à Harvard. Puis il complète son doctorat en biochimie à Cambridge (1967) et poursuit ses recherches sur la croissance des plantes.

C’est alors qu’il se joint aux «Philosophes de l’Épiphanie», un groupe de philosophes, physiciens et mystiques qui explorent les liens entre la philosophie, la science et l’expérience mystique. Ce qui l’intéresse dans cette associa­tion, c’est l’étude de la parapsychologie, des médecines alternatives, etc.

Ses recherches sur la croissance des plantes le conduisent à voyager en Inde et au Sri Lanka. C’est pour lui une révélation : l’Asie lui fait découvrir d’autres conceptions du monde.

De retour à Cambridge, Rupert Sheldrake commence à formuler la théorie des «champs morphogénétiques». Il y est question de liens télépathiques entre les organismes et de la mémoire collective des espèces. Pour ses col­lègues chercheurs, cela semble plutôt risible.

Dès lors, ses recherches s’éloignent de la biochimie, car il ressent qu’il doit plutôt travailler sur des organismes vivant en plein air.

Rupert Sheldrake quitte Cambridge et se joint à un institut international de recherche en agriculture (ICRISAT, International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics) œuvrant dans le sud de l’Inde. Pendant six ans, il s’intéresse à la physiologie des légumineuses tropicales et à l’amélioration des récoltes des petits fermiers indiens, ce qui lui permet de travailler dans les champs, au contact direct des plantes.

Depuis 2005, Sheldrake est devenu directeur du projet Perrott-Warrick, fondé par une association reliée à l’université de Cambridge. Ce projet recherche les capacités inexpliquées de l’homme et de l’animal.

La télépathie entre l’homme et l’animal : un fait normal !                                                                              

6061FR20091230-6Dans 50 % des ménages ayant des chiens et 30 % des chats, il a été prouvé que l’animal familier sait quand un membre de la famille rentre à la maison.

C’est tout à fait évident pour la plupart des propriétaires d’animaux. Cer­tains supposent que c’est la routine, ou pensent que l’animal peut entendre la voiture approcher à une certaine distance.

Beaucoup de ces gens, cependant, vivent dans les grandes villes et voyagent par les transports en commun. Mais les chiens savent 10 ou 15 minutes à l’avance que leur maître est sur le chemin du retour.

Rupert Sheldrake a inventé des expériences pour trouver ce qui se passait vraiment.

La maison du propriétaire où le chien attendait fut équipée de caméras et le comportement du chien étudié, fil­mant le moment où il allait à la porte ou à la fenêtre. L’heure exacte fut enregistrée.

Les propriétaires partirent à une distance d’au moins 8 kms et revinrent à l’heure qui avait été décidée pour eux. On les prévenait lorsqu’ils devaient se mettre en route. Pour éviter les bruits familiers de la voiture, ils prenaient un taxi.

Dans plus d’une centaine d’expériences avec un chien particulier et avec plusieurs autres, Rupert Sheldrake eut des preuves que l’on pouvait vérifier statistiquement que les chiens – apparemment par télépathie – savent quand leur maître rentre à la maison.

LE DR JENS ROHRBECK A RENCONTRE LE CHERCHEUR DANS SA MAISON DE HAMPSEAD, A LONDRES  

Rupert Sheldrake est un des biologistes les plus contestés de notre temps. Son livre « Mémoire de l’univers » et la théorie des « champs morphogéné­tiques » qu’il développe ont déclenché une controverse de grande envergure dans les années 80 et le journal scientifique « Nature » l’a désigné comme le « meilleur candidat du siècle à l’autodafé de ses livres ».

Aujourd’hui, des cercles de plus en plus étendus s’intéressent aux théories de Sheldrake, en particulier au sujet de la conscience. Il fait partie des quelques savants qui ne cessent d’explorer des phénomènes qui sont laissés de côté par la science officielle, par exemple la télépathie avec les animaux, les douleurs fantômes, la puissance de la prière, la liaison télépathique entre la mère et son enfant, la sensation que quelqu’un nous observe dans notre dos, ou la transmission de pensée.

Ces phénomènes quotidiens que chacun a éprouvés au moins une fois et qu’en principe, à la réflexion, on devrait explo­rer, sont pour le chercheur d’un intérêt tout particulier.

 

Monde du Graal : Beaucoup de gens sont fascinés par les phénomènes paranor­maux. Comment se fait-il que la science s’y intéresse si peu ?

Rupert Sheldrake : Pour répondre il faut remonter à la fin du 18e siècle. Pour les intel­lectuels, le progrès passait alors par la science et la raison.

C’était le Siècle des Lumières et ils luttaient contre ce qui était pour eux de la supersti­tion, dans laquelle ils incluaient la religion et les croyances populaires au sujet de la magie et de la sorcellerie, c’est-à-dire ce que nous appelons maintenant le paranormal.

Le système éducatif actuel découle pour l’essentiel du projet des Lumières. Donc, toute personne instruite sait qu’elle ne doit pas croire dans ces superstitions et dans le paranormal.

Le paranormal est un sujet énormément exploité à la télévision et dans les journaux populaires. Les journaux sérieux n’abordent pas ce sujet ou, s’ils le font, c’est tout de suite pour lui opposer le scepticisme et pour le traiter d’inepties.

Les programmes sérieux de la BBC, télévision ou radio, ont toujours un sceptique pour se justifier d’aborder le sujet.

Certains gagnent leur vie en exerçant le « métier » de sceptique auprès des média… C’est un cas classique de tabou.

Et le tabou est défendu par les membres d’un groupe d’autodéfense scientifique, des sceptiques dont le but est d’empêcher que ces sujets soient discutés sérieusement dans les médias réputés sérieux ou dans des institutions éducatives. C’est presque une sorte d’inquisition s’opposant à l’hérésie.

Monde du Graal : C’est presque une guerre de clan entre les matérialistes et ceux qui ont des idées différentes.

Rupert Sheldrake : Oui, c’est une guerre d’opinion. En ce moment les matérialistes se sentent menacés. Je pense que c’est la raison pour laquelle nous avons ces dernières années une telle augmentation de l’athéisme radical et la parution de tous ces livres.

Nous assistons ainsi à une sorte de croisade de la part de ces matérialistes pour récupérer les classes instruites, et empê­cher la chute de l’adhésion à leurs propres idées, parce qu’ils sont inquiets du nombre croissant de personnes s’intéressant au paranormal, à la médecine holistique et à une façon de vivre plus épanouie.

Ils supposaient que la religion disparaîtrait mais ce n’est pas le cas.

Monde du Graal : Pensez-vous qu’en profondeur, il y a un changement d’orientation ?

Rupert Sheldrake : Je pense que cela concerne plutôt ce que l’on peut dire en public. En réalité, si vous faites des enquêtes auprès de docteurs, de scientifiques ou d’universitaires, un grand nombre d’entre eux est convaincu que des choses comme la télépathie existent, que la médecine holistique peut être utile, etc.

Chaque fois que je fais des conférences dans des institutions scientifiques, les gens viennent les uns après les autres me dire après : C’est très intéressant ce que vous dites. J’ai aussi vécu ces expériences mais je ne peux pas en parler à mes collègues. Je réponds alors : Pourquoi n’annoncez-vous pas la couleur ? Vous vous amuseriez beaucoup plus.

Monde du Graal : Les conceptions matérialistes d’aujourd’hui affirment que nous n’avons vraiment pas besoin d’une force créatrice pour expliquer les miracles du monde. Qu’en pensez-vous ? La croyance en une force créa­trice, donnant la vie, est-elle une illusion ?

Rupert Sheldrake : Je pense que ce n’est pas une illusion. Le processus évolutionniste révèle une créativité à tous les niveaux. Nous avons maintenant une vue d’ensemble de l’évolution cosmique, pas seulement de l’évolution de la vie biologique, mais du cosmos entier depuis le Big Bang.

Nous avons un vaste processus évolutionniste pour l’expliquer, c’est suivant ce processus que les atomes, molé­cules, étoiles, galaxies, planètes et la vie elle-même sur notre planète se sont tous développés.

Cela signifie que l’univers ressemble plus à un organisme qui se développe ou à un gigantesque embryon, qu’à une machine, ce qui était l’ancien modèle. C’est un processus véri­tablement créateur dans le sens où de nouvelles choses qui n’étaient pas là avant se sont développées.

Les matérialistes disent que c’est simplement un coup de chance. Mais le hasard veut dire qu’il n’y a aucune expli­cation, que tout arrive comme ça.

Dans la biologie, nous pouvons dire que les mutations de l’ADN sont le point de départ du développement, mais pour la formation des étoiles, des galaxies, des planètes et de tout le reste du cosmos, l’ADN ne peut pas être une explication.

Dire que c’est uniquement le hasard est à mon avis une bien piètre explication.

 

UN OU PLUSIEURS UNIVERS ?

Monde du Graal : Comment jugez-vous la théorie affirmant qu’il n’y aurait pas un univers mais une infinité ?

Rupert Sheldrake : Cette théorie athée dit qu’en réalité il n’y a pas qu’un univers, mais un trillion ou un quadrillion d’univers.

Notre univers est celui où il se trouve que nous vivons, mais tous les autres existent effectivement. Et il n’y a donc aucun besoin d’un Dieu qui a dans ses moindres détails réglé le nôtre.

Toutes les possibilités existent dans cet univers, mais nous ne pouvons connaître que celui dans lequel nous vivons.

Maintenant, si nous nous demandons quelle preuve nous avons de l’existence de ces millions d’univers, il n’y en a aucune. Mais certains disent que c’est la meilleure hypothèse, car de cette façon, nous n’avons aucun besoin de Dieu ! Donc, pour se débarrasser de lui ils ont inventé un nombre incroyable d’univers encore à découvrir.

Monde du Graal : Êtes-vous d’accord avec l’idée que dès le début de la création réglée avec précision par le Créa­teur le monde où nous vivons devait se développer de cette manière ?

Rupert Sheldrake : Non, parce que cela cantonne toute la créativité dans l’étape initiale où tout est préétabli et où tout arrive automatiquement.

Au contraire, selon ma théorie que je trouve bien meilleure, la créativité se développe à travers tout le processus d’évolution.

L’évolution entière implique un processus créateur qui se perpétue. Dans toute la nature la créativité ne s’est pas seulement produite il y a 50 billions d’années, mais elle continue à se dérouler actuellement. Elle s’exprime dans l’évolution biologique mais aussi dans les inventions de l’esprit humain.

 

LA TELEPATHIE

Monde du Graal : Parlons des expériences télépathiques. Avons-nous tous la faculté de pouvoir lire les pensées des autres ?

Rupert Sheldrake : La plupart des gens sont probablement télépathes dans une certaine mesure.

J’ai étudié la forme la plus commune de télépathie dans le monde moderne, qui se produit avec le téléphone. Vous pensez à quelqu’un et cette personne vous appelle : « C’est amusant, je pensais à toi ». Envi­ron 80 % des personnes ont fait cette expérience. Mais aucune possibi­lité humaine ne permet d’atteindre les 100 %.

Je pense que la télépathie est une faculté normale, et non paranormale, naturelle et non surnaturelle, et qu’elle est un moyen de communication courant parmi les animaux.

Les livres de Rupert Shel­drake sont des best-sellers dans le domaine des publications de vulga­risation scientifique.

Mon travail avec les animaux consistant en particulier à étudier les chiens ou les chats qui savent quand leur maître va rentrer à la maison ou les chats qui ne veulent pas aller chez le vétérinaire, et qui disparaissent toujours lorsque leur maître veut les y emmener, ou d’autres comportements télépathiques de ce genre.

J’ai fait des recherches avec les animaux parce que ces choses sont très banales et que beaucoup de gens les racontent, ils les ont vécues ou les ont vues chez des parents ou des amis.

Je privilégie les expérimentations banales, normales, ordinaires. Dans mon approche actuelle, je fais des expériences à l’aide d’Internet, par des courriers électroniques ou des “SMS”, des messages auxquels tout un chacun peut participer en s’enregistrant sur mon site Web.

Je fais des expériences en ligne qui donnent des résultats très significatifs allant au-delà du facteur chance.

Monde du Graal : Si nous étions tous connectés, est-ce que nous ne finirions pas par avoir une vue du monde et de nous-mêmes complètement différente ?

Rupert Sheldrake : C’est bien pour cela qu’il y a controverse parce que les implications de ce nouveau point de vue renverseraient la vue orthodoxe classique.

Et la vision classique est que notre esprit n’est rien d’autre que l’activité du cerveau et qu’il est enfermé à l’intérieur de notre tête.

Si mon intention de téléphoner à quelqu’un peut provoquer qu’à des centaines de kilomètres, il ressent mes pen­sées avant que j’aie appelé, cela implique que mes pensées et mes intentions ne sont pas seulement confinées dans ma tête, mais qu’elles vont bien plus loin.

Je pense en effet que cela signifie que notre esprit est plus grand que notre cerveau et que nous sommes bien plus reliés aux autres et à notre environnement que nous ne le supposons.

Monde du Graal : Est-il possible d’expliquer physiquement ces effets ?

Rupert Sheldrake : La télépathie ne s’amoindrit pas avec la distance. Si elle était électromagnétique, elle diminue­rait probablement avec la distance. Mais les phénomènes physiques restent stables.

Le plus important est l’enchevêtrement quantique. Si deux particules qui ont fait partie du même système se séparent, elles restent enchevêtrées, si bien qu’une modification de l’une des parties affecte instantanément l’autre, et cela indépendamment de la distance.

Je ne dis pas que la télépathie vient de l’enchevêtrement quantique, mais qu’il y a analogie. Pour moi, elle s’explique parce que les membres de groupes sociaux sont liés ensemble par ce que j’appelle des champs morphiques.

Quand les membres sortent du champ, des filaments continuent à les relier à ce champ. C’est la base de la télépathie.

Maintenant il se pourrait que ce que j’appelle les champs morphiques soient très similaires aux champs quan­tiques, mais il se peut que non. Nous n’en savons pas assez sur la théorie des quanta et comment elle s’applique aux organismes vivants.

Lire la suite  ICI

Trouvé sur Graal.org

 

RUPERT SHELDRAKE : L’EXTANSIBILITE DE L’ESPRIT HUMAIN

Notre esprit est-il confiné à notre cerveau? D’après le Dr. Rupert Sheldrake, notre esprit est « extensible ». Il ressemble en cela au champ magnétique qui n’est pas confiné à l’aimant. Cette thérorie semble être la seule satisfaisante pour expliquer des phénomènes paranormaux telle que la téléphatie ou le phénomène de la sensation d’être observé que nous ressentons parfois alors même que nous ne voyons pas la personne qui nous observe. Il y a un tas de phénomènes que la science n’explique pas encore et qui s’expliqueraient si on ne limitait pas la vision que nous avons de l’esprit à une simple activité cérabrale qui se passe à l’intérieur de notre tête seulement.

 

 

Voilà il me parassait important de faire connaitre Rupert Sheldrake et d’avoir une autre vision de qui nous sommes et notre connexion avec ce qui nous entoure, la nature, les animaux, etc….

Etincelle

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